Osons la jardinière de galinsoga

Galinsoga cilié (Galinsoga ciliata), Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Certes, il s’agit d’une mauvaise herbe particulièrement envahissante qui très vite s’échappera de sa jardinière pour aller coloniser les voisines et bien au-delà. Mais quand on cherche des végétaux sans soucis… Et la floraison quoique discrète n’en est pas moins charmante. Alors, pourquoi pas ?

Galinsoga cilié (Galinsoga ciliata), Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Cette grande jardinière de galinsoga s’est semée toute seule, cette mauvaise herbe étant déjà très fréquente dans la capitale et notamment dans le cimetière du Père Lachaise (Paris 20e). Mais avec le printemps humide, les plants de galinsoga sont bien développés cette année, surtout quand ils bénéficient d’un bon volume de terre. D’où l’opulence de cette jardinière.

Le saviez-vous ?
Le galinsoga (Galinsoga ciliata) est considéré comme une mauvaise herbe redoutable du fait de sa capacité à créer de grandes colonies en peu de temps. Ses graines sont très peu dormantes et sa maturité est très rapide, ce qui lui permet d’avoir trois ou quatre générations par an sous le climat parisien. De plus, le galinsoga peut faire des racines à partir d’une section de tige coupée. Le bouturage est facile pour celles et ceux qui souhaitent tenter l’aventure.

La germination des graines de galinsoga commence au printemps et peut se faire tout au long de la belle saison, surtout si le sol est travaillé et laissé nu. Le maximum de germination a lieu au printemps, en mai et juin. Le début de la floraison a lieu de 40 à 60 jours après la germination. Le galinsoga n’est pas sensible à la longueur du jour. Il peut fleurir autant en jours longs que courts. Mais il préfère une exposition ensoleillée, il pousse moins bien à l’ombre.

Les graines sont mûres en deux semaines. Un plant produit jusqu’à 10 000 graines. Celles-ci peuvent être disséminées par le vent, les animaux et les humains en s’accrochant aux vêtements. Seules les graines situées dans le premier centimètre de sol germent. Une plante à éviter à proximité d’un potager ou d’allées en terre ou gravillonnées…

Commentaires (3)

  1. jpp

    La terre est si pauvre à St-S qu’on a aucun problème de plante invasive.On risque pas de se faire déborder.
    On a donc eu notre jardinière de galinsoga sans problème à la place d’un semis de persil. Cependant c’est moins joli que certaines autres spontanées : les spontanées « autorisées » à St-S sont la chélidoine, la pariétaire, la mélisse et la grande camomille.

  2. bellaciao

    bien que ce soit verdoyant et que ça garisse bien, ne serait il pas raisonnable de ne pas la laisser pousser ? ….. j’habite dans une commune où on trouve des phytolacas à tous les coins de rue, et j’essaye de l’éradiquer quand j’en vois un , ils sont mustérieusement épargnés par la lance désherbante des employés communaux ….

  3. berthille

    Arrivée avec une livraison de terreau de paysan, nous luttons contre elle depuis plusieurs années au potager sans arriver à nous en débarrasser. Sa vitesse de croissance est épuisante, il y en a toujours à arracher et dans un grand potager comme le nôtre, elle arrive toujours à nous prendre de court à un moment de l’année.
    J’ai l’impression qu’elle ne met bien moins que 40 à 60 jours pour fleurir à partir de sa germination.

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