Archives de mots clés: biodiversité

Bonnelles lauréat du Prix régional Île-de-France du Concours Capitale française de la Biodiversité 2018

Agence Régionale de la Biodiversité, Île-de-France (ARB idf)Le vilage de Bonnelles (78) est distingué par le « prix régional Île-de-France 2018 » décerné par l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) dans le cadre du concours national. Le thème 2018 était « Conception et gestion écologique des espaces de nature« .

Bonnelles (1 979 habitants) est un village rural du sud-est des Yvelines, territoire principalement agricole et forestier. La commune vient d’être récompensée pour sa politique de préservation de son patrimoine naturel dont la création de la Réserve naturelle régionale des Étangs de Bonnelles est emblématique. Elle a su s’appuyer sur les acteurs locaux comme le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, et les associations locales. En matière de gestion écologique, la ville n’utilise plus aucun produit phytosanitaire, elle a mis en place un plan de gestion communal, un plan d’éclairage nocturne adapté, végétalise les trottoirs avec ses habitants et assure une gestion intégrée de l’eau (assainissement avec filtres plantés, récupération des eaux pluviales…). Bonnelles démontre ainsi que ce n’est pas la taille des équipes techniques qui compte en matière de transition écologique, mais la volonté politique et la mobilisation des acteurs du territoire et des habitants.

Le label « village / ville / intercommunalité nature » 2018

En parallèle de ce concours thématique, les 24 villes et intercommunalités franciliennes participantes en 2018 ont renseigné un questionnaire exigeant et complet sur leurs actions en matière de préservation de la nature. Sur cette base, l’ARB îdF leur délivre le label « Village-Nature », « Ville-Nature » ou « Intercommunalité-Nature » selon les cas, traduisant leur niveau d’engagement et de performance en matière de préservation de la biodiversité par l’attribution de 1 à 5 « libellules » maximum.

Le label « village / ville / intercommunalité nature » 2018 6 autres collectivités récompensées au niveau national
  • Besançon remporte le titre de « Capitale française de la Biodiversité 2018 »,
  • Saint-Privat-de-Vallongue remporte le titre de « Meilleur village pour la biodiversité 2018 »,
  • Morne-à-l’Eau remporte le titre de « Meilleure petite ville pour la biodiversité 2018 »,
  • Grande-Synthe remporte le titre de « Meilleure ville moyenne pour la biodiversité 2018 »,
  • La Métropole Rouen Normandie remporte le titre de « Meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2018 »,
  • Saint-Rémy (en Comté) s’est vue attribuer un prix « Coup de cœur » par le comité scientifique et technique 2018.

Lancement du programme « Des terres et des ailes » pour réinstaurer la biodiversité dans les campagnes

Logo LPOLe vendredi 12 octobre 2018, la LPO a lancé, avec le soutien de Chambres d’agriculture France (APCA) un nouveau programme intitulé “Des terres et des ailes”, pour lutter contre la disparition des oiseaux communs de nos campagnes.

Chambres d’agriculture France (APCA) logo
Les derniers chiffres issus de l’étude conjointe du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS sont édifiants : les populations d’oiseaux dans les campagnes ont été réduites en moyenne d’un tiers au cours des quinze dernières années, avec une forte accélération depuis deux ans. Selon l’UICN (l’Union Internationale pour la conservation de la nature), un tiers des espèces sont aujourd’hui menacées. En cause: l’évolution des pratiques agricoles depuis 50 ans avec l’usage de certains pesticides, le braconnage d’espèces protégées et l’évolution de l’habitat.

La disparition des oiseaux n’est pas une fatalité : il est encore temps d’agir ! Le retour de la nature dans nos campagnes dépend avant tout de la mobilisation des acteurs du monde agricole : agriculteurs, paysans, associations locales, chambres d’agriculture… Le programme « Des terres et des ailes » est à leur disposition pour les accompagner dans cette reconquête.

Un site internet dédié et complet permettra à tout un chacun de participer de manière libre et autonome et de trouver une mine d’astuces et de champs de connaissances :

  • des aménagements favorables aux oiseaux et aux insectes, faciles à mettre en place à travers la “carte des réalisations” et des fiches informatives,
  • des conseils et astuces pour accompagner et faciliter la mise en place des conditions d’accueil des espèces d’oiseaux,
  • des consignes pour faire connaître et valoriser les actions concrètes mises en place

Ainsi, chaque agriculteur trouvera les solutions qui répondent à ses attentes et capacités d’action. Aujourd’hui plus que jamais, chaque geste compte, petit ou grand. Seule une participation massive des agriculteurs permettra de retrouver les conditions favorables à l’accueil des oiseaux et petits animaux dans nos campagnes françaises.

Pour Allain Bougrain Dubourg, « il n’est plus temps de stigmatiser les agriculteurs, il faut leur donner les moyens d’agir. C’est là où la biodiversité a le plus régressé qu’il faut mettre les moyens, ensemble, pour lui permettre une renaissance ». Pour Pascal Ferey, vice-président des Chambres d’agriculture, « L’agriculture joue un rôle majeur dans l’équilibre des écosystèmes sur notre planète. La diminution des populations d’oiseaux doit nous inquiéter car cette présence joue un rôle primordial dans les grands équilibres de la biodiversité faunistique. La signature de cette convention entre la LPO et Chambres d’agriculture France relève d’une ambition partagée entre les Chambres d’agriculture, les agriculteurs et les adhérents de la LPO avec un objectif commun : assurer un milieu agricole et rural riche de nos activités de production et protecteur de la biodiversité. »

Fête de la Biodiversité et son Salon du Livre au ZooSafari de Thoiry

Affiche de la Fête de la biodiversité et son salon du livre, ZooSafari de Thoiry, septembre 2018
Le ZooSafari de Thoiry accueille la Fête de la Biodiversité et son Salon du Livre le samedi 22 septembre 2018. Présidée par Présidés par Jean JOUZEL, climatologue, glaciologue, lauréat du prix Vetlesen, membre de l’Académie des sciences. Et avec la participation exceptionnelle de Jean-François Clervoy (E.S.A).

« La fête de la biodiversité & son salon du livre » aura lieu au Château, à l’Orangerie et au Jardin d’Automne. De 10h à 19h, près de quarante auteurs, reconnus pour promouvoir la biodiversité dans leurs domaines respectifs, présenteront leurs ouvrages et offriront leur savoir lors de cafés littéraires et tables rondes, animés par des journalistes professionnels. L’interactivité du public leur fournira des opportunités de dialogues correspondant aux sujets d’intérêts des adultes et enfants.

Programme de la Fête de la biodiversité et son salon du livre, ZooSafari de Thoiry, septembre 2018Sujets des cafés littéraires
Plantes et jardins / Marie CURIE, Femme écologiste en 1914 / Les Bishnoïs ; 1ère Société éco citoyenne de la Planète / Causes et effets du changement climatique / Combat contre la pollution / Les enjeux de la biodiversité / Nourrir le Monde ! / Art animalier, intelligence de l’animal.

A 16h, inauguration de l’unité de méthanisation

Réalisée par Colomba de La Panouse Turnbull via sa Société Thoiry Bioénergie et assistée de Sylvie Fleury, ingénieur, l’unité de méthanisation récupère les déchets organiques de la région pour produire du biogaz issu de leur fermentation et le transformer en biométhane. Avec le soutien de GRDF, l’énergie verte fournie alimentera le Safari et Zoo, le Château, l’orangerie et 9 Villages avoisinants (dont Thoiry).

Logo du ZooSafari de ThoiryInformations pratiques
ZooSafari de Thoiry, château et orangerie, rue du Pavillon de Montreuil, 78770 Thoiry.
Tarif de l’entrée de la Fête de la Biodiversité et du Salon du Livre : 2 €/adulte et 1,50 €/enfant.
Parkings gratuits, nombreux endroits de pique-nique, restaurations accessibles aux visiteurs munis de billets ou passeports d’accès au Parc, ainsi qu’au village de Thoiry.

Entrée en vigueur de l’interdiction des néonicotinoïdes le 1er septembre 2018

L’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes fait l’objet d’une interdiction en France à compter du samedi 1er septembre 2018. Cette mesure s’inscrit dans la lutte contre le déclin massif des colonies d’abeilles et autres pollinisateurs sauvages.

Logo du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche
5 substances insecticides néonicotinoïdes, ayant des effets particulièrement nocifs sur l’environnement (notamment sur les pollinisateurs), sont interdites d’utilisation en France. Sous l’impulsion de la France, l’Union européenne a récemment adopté des restrictions d’usage pour 3 de ces substances, interdisant leur utilisation dans la plupart des situations. Le Gouvernement souhaite aller encore plus loin dans la protection de la santé et de l’environnement et a inscrit, dans le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation, l’interdiction prochaine de deux autres substances dont le mode d’action est identique à celui des substances de la famille des néonicotinoïdes. La mesure vient d’être notifiée à l’Union européenne.

Ces interdictions sont essentielles pour lutter contre le déclin massif des colonies d’abeilles et des pollinisateurs sauvages, constaté cet hiver. Le Gouvernement rappelle qu’il a mis en place un plan ambitieux sur les pesticides avec une priorité donnée à l’élimination rapide des substances les plus préoccupantes. Dans de nombreuses situations, les produits contenant des néonicotinoïdes peuvent être remplacés par des solutions alternatives, telles que les produits de biocontrôle. Le Gouvernement entend accompagner les agriculteurs dans cette transition.

Le saviez-vous ?
Les néonicotinoïdes sont une famille de substances employées dans des produits insecticides. Ces substances agissent sur le système nerveux central des insectes. En raison de leur toxicité sur les pollinisateurs, mise en évidence par de nombreuses études, ces substances sont une des causes du déclin des colonies d’abeilles. Les substances suivantes sont interdites à compter du 1er septembre 2018 : imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame, thiaclopride et acétamipride. L’Union européenne vient d’interdire, pour une majeure partie des usages, les 3 premières substances mentionnées. Le projet de loi issu des États Généraux de l’Alimentation propose d’étendre cette interdiction aux substances ayant un mode d’action identique à celui des néonicotinoïdes. Sont concernées, aujourd’hui, le sulfoxaflor et le flupyradifurone.

127 dossiers et 23 finalistes pour l’élection de la Capitale Française de la Biodiversité 2018

Bannière du concours 2018 qui a pour thème "Conception et gestion des espaces de nature"
127 collectivités mobilisées pour la biodiversité : nouveau record de participation pour la 8ème édition du concours Capitale française pour la biodiversité.

L’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) et Plante & Cité lançaient en mars dernier la huitième édition du concours national « Capitale française de la Biodiversité » qui valorise les actions des collectivités territoriales en faveur de la biodiversité. Avec 127 dossiers reçus, l’opération atteint un nouveau record de participation. Le comité scientifique et technique (CST) composé de chercheurs, techniciens, représentants d’institutions et d’associations, s’est réuni le 11 juin 2018 pour évaluer les 193 actions présentées et sélectionner les finalistes en lien avec le thème de l’année : « Conception et gestion des espaces de nature ».

23 finalistes en lice pour le titre de Capitale française de la Biodiversité
Au total, 23 collectivités ont été sélectionnées et figurent donc parmi les finalistes pour un titre national dans leur catégorie (villages, petites villes, villes moyennes, grandes villes et intercommunalités) et pour le titre de Capitale française de la Biodiversité 2018. Tout au long de l’été, chaque collectivité sélectionnée recevra la visite du jury. Ces visites feront l’objet d’un rapport illustré et constitueront une véritable source d’inspiration à travers les retours d’expériences, d’actions et de réponses à des problématiques qui cherchent à concilier aménagement et protection de la nature.

Catégorie village

  • Bonnelles
  • Saint-Rémy en Comté
  • Saint Privat de Vallongue

Catégorie des petites villes

  • Le Thor
  • Morne-à-l’Eau
  • Saint Martin de Crau
  • Saint-Prix
  • Vauréal
  • Venelles

Catégorie des villes moyennes

  • Avignon
  • Lens
  • Grande-Synthe
  • Nevers

Catégorie des grandes villes

  • Besançon
  • Caen
  • Le Havre
  • Lille
  • Paris
  • Strasbourg

Catégories des intercommunalités

  • CA Maubeuge Val de Sambre
  • CC Couesnon Marches de Bretagne
  • Métropole du Grand Nancy
  • Métropole Rouen Normandie

(suite…)

CESE, un avis qui compte pour la nature en ville

Logo du Conseil économique, social et environnemental (CESE)Le 11 juillet 2018, l’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté le projet d’avis intitulé « La nature en ville : comment accélérer la dynamique ? », en présence de M. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

L’Interprofession VAL’HOR salue l’adoption de ce rapport dont les préconisations sont en phase avec l’argumentaire pour une Cité Verte développé depuis de nombreuses années. Les 22 préconisations sont déclinées autour de 5 axes :

  • donner toute sa place à la nature dans les politiques publiques,
  • connaître et faire connaître les bienfaits de la nature en ville,
  • répondre aux besoins des habitants et accueillir la nature en ville,
  • faire de la nature un élément structurant de l’aménagement urbain,
  • contribuer à la solidarité de la ville avec son territoire.

Avec des pistes concrètes et s’appuyant sur les bonnes pratiques de villes pionnières et des auditions de personnalités qualifiées, l’avis vise « à généraliser à l’ensemble des villes françaises de métropole et d’outre-mer une dynamique qui donne une meilleure place à la nature dans la ville et qui insère mieux la ville dans la nature » Annabelle Jaeger, rapporteure pour la section Environnement du CESE.

Une place importante est donnée aux bienfaits de la nature et du végétal en ville, ainsi qu’à la nécessité de créer ou préserver des espaces verts et bleus qualitatif et efficients pour la biodiversité. Citons également le souhait de M. Nicolas Hulot, exprimé à la tribune du CESE, que « chaque habitant puisse avoir accès à un espace de nature à moins de 15 minutes ».

Cliquez pour retrouver la synthèse de l’avis sur le site Cité Verte.