Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

Mes derniers articles

Remise du label « Arbre remarquable » au Jardin des Plantes de Paris

Cèdre du Liban, Jardin des plantes, Paris 5e (75), photo Alain Delavie
Le Jardin des Plantes, site du Muséum national d’Histoire naturelle, invite les passionnés de nature et de plantes à venir redécouvrir 5 arbres exceptionnels de ce site historique : le pistachier, le cèdre du Liban, le sophora du Japon, le platane d’Orient et le cerisier du Japon. Chefs-d’œuvre végétaux, ils ont bénéficié le 22 juin dernier de la remise du label « Arbre remarquable ».

Ce label a été remis par l’association A.R.B.R.E. Créée en 1994, elle a pour objectif de recenser, protéger, sauvegarder et apporter une meilleure connaissance de la valeur patrimoniale des arbres. Depuis l’an 2000, l’association attribue des labels « arbre remarquable » à des sujets exceptionnels afin d’en motiver la préservation. Les lauréats du jardin, au nombre de 5, ont tous une histoire dont le « témoignage » est inestimable.

Platane d'Orient (Platanus orientalis) planté par Buffon en 1785, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)Un arbre déjà admiré sous l’Antiquité
C’est le Platane d’Orient (Platanus orientalis L.) âgé de 232 ans et haut de 27 mètres. Il s’agit d’un des trois platanes plantés sous Buffon en 1785. Ce platane, qui peut atteindre des dimensions impressionnantes, suscitait déjà l’admiration dans l’Antiquité et les Romains l’introduisirent en Sicile en 390 avant J.-C. (suite…)

3e édition de sa Fête des abeilles et du miel à Paris

Abeille, insecte pollinisateur, rose, photo Fotolia / nechaevkon
Ce samedi 24 juin, Pénélope Komitès, adjointe à la Maire de Paris, invite les Parisiens à découvrir certains ruchers de la capitale, lors de la 3e édition de la Fête des abeilles et du miel de Paris. L’occasion d’en apprendre davantage sur le travail des apiculteurs et le rôle essentiel des abeilles domestiques et de tous les pollinisateurs : abeilles sauvages, bourdons, papillons, mouches, guêpes, etc.

Depuis le début de la mandature, la Ville a mis en place de nombreuses actions pour la protéger et favoriser son développement, dans lequel les abeilles jouent un rôle majeur. La Ville sensibilise les Parisiens, dès leur plus jeune âge, aux enjeux fondamentaux de la protection de la nature. Paris compte à ce jour, plus de 700 ruches, dont plus de 140 implantées sur des équipements municipaux, qui sont gérées par des associations, des professionnels ou des particuliers apiculteurs.

La Fête des abeilles et du miel de Paris, organisée en partenariat avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) dans le cadre des APIdays, est l’occasion de sensibiliser les Parisiens, et notamment les enfants à la biodiversité. Films, ateliers de fabrication de masques d’abeille et de bougies, cahiers ludiques et pédagogiques, documentation sur l’abeille, expositions photos, visites des ruches, sans oublier les extractions et les dégustations de miels, les animations proposées au Chai de Bercy (12e) mais aussi dans plusieurs ruchers de la capitale sont nombreuses.

« Cette fête est l’occasion de populariser le métier d’apiculteur et le rôle indispensable des pollinisateurs. La Ville de Paris va lancer à l’automne un appel à projets Miel de Paris pour l’installation de ruches dans les espaces verts parisiens. » déclare Pénélope Komitès.

Cliquer pour découvrir le programme complet.

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Ouverture du Parc du Peuple de l’Herbe à Carrières-sous-Poissy (78)

Parc du Peuple de l'herbe, vue aérienne, TERAprès plusieurs années de travaux menés par la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise et le Département des Yvelines avec la Ville de Carrières-sous-Poissy, le Parc du Peuple de l’herbe ouvre officiellement au grand public.

Conçu comme un lieu de découvertes, de promenades et de loisirs, axé sur la préservation de la biodiversité, le plus grand parc naturel des Yvelines inaugurera notamment la Maison des Insectes, espace atypique permettant de mieux comprendre l’univers fascinant de ces charmantes petites bêtes ! Une respiration récréative à moins de 40 minutes de Paris.

Maison des Insectes, Parc du Peuple de l'HerbeUn lieu pluriel pour ravir les amoureux de la nature
Situé en bord de Seine, à Carrières-sous-Poissy, le Parc du Peuple de l’herbe se distingue par sa conception innovante, tant du point de vue paysager qu’architectural. Distingué par le label européen Life+, programme de financement dédié à l’environnement, le site se veut à la fois :

  • un lieu dédié à la préservation de la biodiversité et des insectes, avec notamment la Maison des Insectes, animé par l’Opie (Office pour les insectes et leur environnement).
    Sur 800m2, les visiteurs se familiariseront avec le peuple de l’herbe grâce à un espace d’exposition ludo-pédagogique scénarisé de façon originale : “ça grouille, c’est moche, ça ne sert à rien” ou encore “ça fait peur”… autant de thématiques qui permettront de battre en brèche les idées reçues concernant les insectes et changer ainsi les comportements les concernant. Car les insectes sont nécessaires au bon fonctionnement de la nature et doivent être préservés. Les plus curieux pourront également observer de près les insectes grâce à plusieurs vivariums.
  • un vaste espace de promenades et de loisirs.
    À pied ou à vélo, pour un pique-nique en famille ou entre amis, le temps d’un parcours sportif ou pour partager des moments de jeux avec les enfants sur les aires qui leur sont réservées, le Parc invite à l’évasion et à la détente.

Observatoire, Parc du Peuple de l'HerbeEt pour observer de façon privilégiée la variété des paysages, de la faune et de la flore, un monumental observatoire a été installé au coeur du Parc. (suite…)

Rien n’arrête le liseron, surtout pas la canicule !

Tapis de liseron dans l'herbe en été, Paris 16e (75)Les herbes folles commencent à souffrir de la chaleur et de la sécheresse qui l’accompagne, mais le liseron, adventice redoutable, résiste et fleurit même de plus belle. Increvable !

Dans cette prairie urbaine photographiée non loin du parc de Bagatelle (Paris 16e), le liseron des champs ou petit liseron (Convolvulus arvensis) a étendu ses longues tiges en tous sens pour finir par former un tapis dense qui se couvre de petites fleurs en trompettes évasées sans cesse renouvelées au fil des jours. C’est plutôt joli comme ensemble je trouve. Mais cela montre la robustesse et l’incroyable vigueur de cette plante sauvage vivace, si redoutée dans les jardins…

Alcathéa, le retour !

Premières fleurs de l'Alcathea suffrutescens 'Parkallee' sur mon balcon, jardinière, été, Paris 19e (75)
La chaleur excessive pour cette fin de printemps et tout début d’été fait jaunir un peu les feuilles de mon pied d’Alcathea suffrutescens ‘Parkallee’, mais cela ne l’empêche pas de pousser et de fleurir.

Une nouvelle saison fleurie débute pour les alcathéas. Un grand plaisir pour moi !

Quelques plantes souffrent de la canicule sur mon balcon

Feuilles jaunes sur le pied de pigamon (Thalictrum), balcon, jardinière, été, canicule, Paris 19e (75)
Avec les températures aussi élevées de ces derniers jours, certaines plantes commencent à montrer des signes de fatigue sur mon balcon.

Je me suis absenté seulement deux jours, et malgré un copieux arrosage avant de partir, cette courte absence a suffi pour permettre au terreau de s’assécher rapidement et les plantes qui aiment une certaine fraicheur ont souffert.

Feuilles jaunes sur le pied d'Alcathea, balcon, jardinière, été, canicule, Paris 19e (75)
Mon beau pied de pigamon (Thalictrum ‘Splendide White’) en pleine floraison a quelques feuilles qui ont complètement jauni. Comme si on était en fin d’été… Mes deux pieds d’Alcathea, grands buveurs et perpétuels assoiffés, ont aussi du mal à résister à cette chaleur intense. En une journée, ils assèchent le substrat de leur jardinière et il faut les arroser copieusement tous les jours. Deux jours, c’étaient déjà beaucoup trop. Un arrosage oublié et hop, c’est l’automne avant l’heure !

Le pire, c’est le pied de filipendule (Filipendula purpurea ‘Hjordis’) pourtant magnifique. Arrosé le matin, les grandes et belles feuilles s’écroulent de plus en plus au fur et à mesure que les heures passent. Je vais l’installer toute seule dans un pot à réserve d’eau car je n’arrive pas à l’arroser suffisamment.

Nous ne sommes qu’en juin, cela permet encore de corriger les plantations pour un bel été fleuri. Dans la mesure où l’on trouve encore les plantes souhaitées dans les jardineries, ce qui est loin d’être évident.