Archives de mots clés: écologie

127 dossiers et 23 finalistes pour l’élection de la Capitale Française de la Biodiversité 2018

Bannière du concours 2018 qui a pour thème "Conception et gestion des espaces de nature"
127 collectivités mobilisées pour la biodiversité : nouveau record de participation pour la 8ème édition du concours Capitale française pour la biodiversité.

L’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) et Plante & Cité lançaient en mars dernier la huitième édition du concours national « Capitale française de la Biodiversité » qui valorise les actions des collectivités territoriales en faveur de la biodiversité. Avec 127 dossiers reçus, l’opération atteint un nouveau record de participation. Le comité scientifique et technique (CST) composé de chercheurs, techniciens, représentants d’institutions et d’associations, s’est réuni le 11 juin 2018 pour évaluer les 193 actions présentées et sélectionner les finalistes en lien avec le thème de l’année : « Conception et gestion des espaces de nature ».

23 finalistes en lice pour le titre de Capitale française de la Biodiversité
Au total, 23 collectivités ont été sélectionnées et figurent donc parmi les finalistes pour un titre national dans leur catégorie (villages, petites villes, villes moyennes, grandes villes et intercommunalités) et pour le titre de Capitale française de la Biodiversité 2018. Tout au long de l’été, chaque collectivité sélectionnée recevra la visite du jury. Ces visites feront l’objet d’un rapport illustré et constitueront une véritable source d’inspiration à travers les retours d’expériences, d’actions et de réponses à des problématiques qui cherchent à concilier aménagement et protection de la nature.

Catégorie village

  • Bonnelles
  • Saint-Rémy en Comté
  • Saint Privat de Vallongue

Catégorie des petites villes

  • Le Thor
  • Morne-à-l’Eau
  • Saint Martin de Crau
  • Saint-Prix
  • Vauréal
  • Venelles

Catégorie des villes moyennes

  • Avignon
  • Lens
  • Grande-Synthe
  • Nevers

Catégorie des grandes villes

  • Besançon
  • Caen
  • Le Havre
  • Lille
  • Paris
  • Strasbourg

Catégories des intercommunalités

  • CA Maubeuge Val de Sambre
  • CC Couesnon Marches de Bretagne
  • Métropole du Grand Nancy
  • Métropole Rouen Normandie

(suite…)

CESE, un avis qui compte pour la nature en ville

Logo du Conseil économique, social et environnemental (CESE)Le 11 juillet 2018, l’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté le projet d’avis intitulé « La nature en ville : comment accélérer la dynamique ? », en présence de M. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

L’Interprofession VAL’HOR salue l’adoption de ce rapport dont les préconisations sont en phase avec l’argumentaire pour une Cité Verte développé depuis de nombreuses années. Les 22 préconisations sont déclinées autour de 5 axes :

  • donner toute sa place à la nature dans les politiques publiques,
  • connaître et faire connaître les bienfaits de la nature en ville,
  • répondre aux besoins des habitants et accueillir la nature en ville,
  • faire de la nature un élément structurant de l’aménagement urbain,
  • contribuer à la solidarité de la ville avec son territoire.

Avec des pistes concrètes et s’appuyant sur les bonnes pratiques de villes pionnières et des auditions de personnalités qualifiées, l’avis vise « à généraliser à l’ensemble des villes françaises de métropole et d’outre-mer une dynamique qui donne une meilleure place à la nature dans la ville et qui insère mieux la ville dans la nature » Annabelle Jaeger, rapporteure pour la section Environnement du CESE.

Une place importante est donnée aux bienfaits de la nature et du végétal en ville, ainsi qu’à la nécessité de créer ou préserver des espaces verts et bleus qualitatif et efficients pour la biodiversité. Citons également le souhait de M. Nicolas Hulot, exprimé à la tribune du CESE, que « chaque habitant puisse avoir accès à un espace de nature à moins de 15 minutes ».

Cliquez pour retrouver la synthèse de l’avis sur le site Cité Verte.

Lancement de la charte « Jardiner en préservant sa santé et l’environnement en Île-de-France »

Logo charte jardiner en préservant sa santé et l'environnement, Fredon, Mieux jardinerAvec 113 tonnes (chiffres 2015) de produits de protection des plantes pour un usage amateur en Île-de- France et face aux forts enjeux de préservation de la ressource en eau de notre région, Fredon Île-de-France lance la charte « Jardiner en préservant sa santé et l’environnement ».

Au 1er janvier 2019, les jardiniers amateurs n’auront plus accès aux produits chimiques de protection des plantes. Afin d’accompagner les distributeurs de ces produits et leurs clients vers des solutions alternatives, la Fredon Île-de-France et ses partenaires lancent, fin juin 2018, la charte « Jardiner en préservant sa santé et l’environnement ».

Une charte pour qui, pour quoi ?
Cette charte proposée à la signature des enseignes (jardineries, pépiniéristes, GMS…) a pour objectifs de diminuer durablement la consommation de produits de jardins conventionnels en orientant les consommateurs, aussi souvent que possible, vers des solutions alternatives. Ces solutions préconisées peuvent être préventives (empêcher l’apparition de ravageurs ou maladies, tout comme le paillage empêche les adventices de pousser) ou curatives (afin de solutionner un problème au jardin, comme par exemple l’utilisation de coccinelle pour attaquer des pucerons).

En Île de France, 398 magasins sont agréés pour la distribution de produits de protection des plantes vers le grand public et représentent autant d’opportunités d’être relais de la charte. La démarche se veut fédératrice, et les partenaires du projet (AESN, DRIAAF, AQUI’Brie, ARB, PNR de Chevreuse) attendent une importante visibilité sur le terrain, marquant l’arrivée de 2019 et la suppression des pesticides pour le grand public.

Comment se présente la charte ?
Les enseignes signataires s’engagent à exposer sur leur surface de vente différents supports de communication : fiches techniques, livrets, plaquette, affiches etc. Ces supports ont vocation à être consultés directement par le jardinier amateur et à apporter de l’information sur les bonnes pratiques au jardin. Par ailleurs, les vendeurs sont formés à la fois sur les risques que présentent les produits de protection des plantes et sur les outils disponibles pour répondre à l’ensemble des problématiques sanitaires rencontrées au jardin. Ils seront à même de conseiller au mieux les jardiniers. Enfin, les jardineries et enseignes signataires sont encouragées à organiser des animations avec l’appui de la Fredon sur des thématiques concrètes rencontrées par les particuliers.

Un suivi de cette charte est prévu sur 3 ans afin d’évaluer son déploiement sur la région Île-de-France. Pour plus d’informations sur la charte : http://www.mieux-jardiner.fr/

Le saviez-vous ?
La Fredon Ile de France est une structure de type associatif spécialisée dans la santé du végétal.

Ouverture d’un toit végétalisé chez Domus

Espace Détente, toit végétalisé, Domus
Pour célébrer le début de l’été, Domus a aménagé son toit pour en faire un lieu unique, familial et propice à la détente. Ouvert depuis la fin juin, ce toit végétalisé comprend deux espaces proposés au public : une terrasse végétale et un espace dédié aux abeilles grâce à l’installation de quatre ruches.


À l’image du projet de végétalisation des toits initié par la ville de Paris, Domus a décidé de s’associer à l’enseigne Truffaut afin de créer un espace de verdure de 200 m2 pour participer à la biodiversité de l’Île de France. La terrasse permet de profiter d’une pause dépaysante au vert au milieu de son shopping. Il est possible de s’offrir un moment de détente sur un transat à l’ombre d’un des nombreux arbres qui peuplent dorénavant cette terrasse estivale.

Espace ruches, toit végétalisé, DomusPour parfaire cet espace inédit, Domus a fait appel à Citybzz pour installer des ruches. De quoi attirer l’attention des curieux sur l’importance des abeilles et leur mode de vie. Plus généralement l’occasion d’aborder des sujets d’actualité comme la protection de l’environnement ou l’importance des espaces verts en ville. Le moment de découvrir le miel urbain, miel toutes fleurs populaire car moins pollué par les pesticides utilisés en agriculture. Les méthodes de fabrication, de récolte, les saisons, seront expliqués par l’apiculteur lors d’ateliers ludiques pour petits et grands.

Informations pratiques
Centre Commercial DOMUS
16, rue de Lisbonne, 93562 Rosny-sous-Bois Cedex.
À 8 minutes de Paris. Ouvert du lundi au dimanche de 10h à 20h.

À propos de CityBzz
CityBzz est une entreprise qui installe des ruches à la demande des sociétés. Ils s’occupent de A à Z de l’installation des ruches à la récolte du miel. Le miel produit par Citybzz est récompensé mondialement avec une médaille d’argent au salon international Apimondia et plus localement, une médaille d’or au concours des miels du grand Paris.

394 sites portent le label EcoJardin

Logo EcoJardinSuite au premier comité de labellisation de l’année 2018, 394 sites, répartis sur 12 des 13 régions métropolitaines, ont obtenu la labellisation EcoJardin depuis 2012 qui vise à encourager l’adoption de pratiques de gestion respectueuses de l’environnement.

Ce label valorise le travail des jardiniers gestionnaires des espaces verts et sensibilise les usagers aux problématiques du développement durable ainsi qu’aux pratiques écologiques des espaces verts.

43 sites étaient présentés à cette première session de labellisation 2018. L’ensemble des sites s’est vu décerner ou renouveler le label EcoJardin. Le fort taux de renouvellement se confirme d’année en année mettant ainsi en évidence que le label EcoJardin n’est pas seulement un outil de communication mais également une démarche continue d’amélioration des pratiques. Les rapports montrent que tous les gestionnaires ont amélioré ou maintenu leurs pratiques dans les différents domaines du référentiel. En trois ans, les équipes ont pu progresser sur les points faibles identifiés lors du premier audit grâce aux préconisations des auditeurs.

Pour la première fois depuis le lancement du label en 2012, une entreprise du paysage, Marcel Villette, a obtenu le label pour la qualité de la gestion écologique des espaces verts de son siège social de Gennevilliers. Cette société a la particularité d’intervenir en tant que prestataire sur des sites déjà labellisés comme le cimetière des Fauvelles à Courbevoie. Cette labellisation montre tout l’intérêt du label pour les entreprises du paysage pour lesquelles il est une véritable vitrine de leur savoir-faire en matière de pratique de gestion écologique.

Les informations sur les sites labellisés sont accessibles à tous sur www.label-ecojardin.fr

L’organisation du label national EcoJardin se veut pédagogique et transparente. Elle repose sur une gouvernance associant trois parties indépendantes entre elles :

  • Plante & Cité, plateforme nationale d’études et d’expérimentations sur les espaces verts et le paysage, propriétaire du label et qui en établit le référentiel avec l’appui d’un comité technique ;
  • L’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France, animateur de la procédure d’attribution qui s’appuie sur un comité de labellisation pluraliste composé de représentants des collectivités territoriales, des entreprises, des scientifiques, des associations environnementales et de l’État ;
  • des organismes indépendants chargés de l’audit des sites présentés.

Glyphosate, suite mais pas fin…

Logo du ministère de la transition écologique et solidaire

Vendredi 22 juin 2018, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire et Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et de l’alimentation ont réuni des représentants du monde agricole, de l’agro-alimentaire et de la distribution, ainsi que les acteurs de la recherche et de l’innovation pour s’engager dans la sortie définitive du glyphosate.

Les ministres ont rappelé le cadre du plan d’action global pour la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires présenté fin avril, avec un objectif de -25 % en 2020 et -50 % en 2025, et la décision du gouvernement de mettre fin aux principaux usages du glyphosate d’ici trois ans au plus tard et d’ici cinq ans pour l’ensemble des usages, tout en précisant que les agriculteurs ne seraient pas laissés dans une impasse.

Le rapport de l’INRA, remis en décembre au gouvernement, démontre que de nombreuses alternatives au glyphosate sont déjà disponibles dans le cadre de l’agro-écologie, notamment dans les grandes cultures, la viticulture et l’arboriculture qui sont les filières les plus consommatrices de glyphosate. Ce rapport identifie aussi les usages et pratiques agricoles, toutefois minoritaires, en situation d’impasse compte tenu des leviers et connaissances actuelles. Il est nécessaire d’accélérer le développement de solutions pour ces usages, notamment pour l’agriculture de conservation des sols, celle en zones difficiles comme les terrasses et les secteurs aux cahiers des charges très spécifiques.

Dans ce cadre, les ministres ont salué les démarches de progrès qu’ont d’ores et déjà engagées les filières agricoles, notamment dans leurs plans de filière ou le contrat de solutions porté par une trentaine d’acteurs autour de la FNSEA. Les ministres leur ont demandé d’assurer la cohérence de ces démarches avec les objectifs fixés par le gouvernement sur le glyphosate comme sur la réduction globale de l’utilisation des produits phytosanitaires.

Les ministres attendent des acteurs que ce travail par filière pour identifier les leviers du changement soit finalisé rapidement. Ils souhaitent pouvoir disposer de premiers engagements précis de réduction et de suppression d’usages sur le glyphosate d’ici trois semaines. Les ministres ont notamment demandé aux entreprises de l’agro-alimentaire et de la grande distribution de s’engager aux côtés des agriculteurs dans le déploiement de solutions et dans la valorisation des produits sans glyphosate.

Logo du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêchePour permettre la pleine mobilisation des filières et un suivi en toute transparence par les parlementaires et les citoyens des progrès accomplis vers la sortie du glyphosate, les ministres ont annoncé :

  • La création d’un centre de ressource d’ici la fin de l’année pour rendre accessible à l’ensemble de la profession agricole les solutions existantes pour sortir du glyphosate.
  • Le renforcement des actions d’accompagnement dans le cadre du programme Ecophyto pour diffuser les solutions et trouver de nouvelles alternatives pour les usages pour lesquels il demeurerait des impasses.
  • La mobilisation des réseaux territoriaux des chambres d’agriculture, et de l’enseignement agricole pour faire connaître et promouvoir les alternatives au glyphosate sur l’ensemble des territoires avec l’appui des CIVAM et des coopératives agricoles.
  • Le suivi des quantités vendues et utilisées des produits contenant du glyphosate afin de faire toute la transparence sur les usages en publiant régulièrement les données et en les mettant à disposition du public.
  • La valorisation de ce travail au niveau européen avec les pays volontaires pour s’engager comme la France dans une sortie rapide du glyphosate. Une première réunion avec ces pays se tiendra en marge du prochain Conseil Agriculture en juillet.

L’animation et le suivi de ce plan d’action sont confiés à une « Task Force » pilotée par les deux ministères, avec l’appui de l’INRA, de l’ACTA et de l’APCA. Cette équipe rendra compte des actions engagées et des progrès accomplis tous les trois mois aux ministres et aux parlementaires.

 Enfin, les ministres ont souligné les attentes des Français et les bénéfices attendus d’une transition réussie vers l’agroécologie. Le gouvernement a choisi de faire appel à la responsabilité des acteurs en s’engageant pleinement à leurs côtés pour obtenir rapidement des résultats et atteindre l’objectif de sortie du glyphosate.