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Le gland qui se prend pour une fleur

Glands de Quercus aegilops subsp. macrolepis, Pépinières Laurentaises, Journées des plantes, Domaine de Chantilly, Chantilly (60)Lors de l’édition d’automne 2018 des Journées des Plantes de Chantilly, les pépinières Laurentaises présentaient de nombreux chênes dont l’espèce Quercus aegilops ssp. macrolepis aux glands si curieux et surprenants.

Les pépinières Laurentaises sont situées dans le Maine-et-Loire à Saint-Laurent-De-La-Plaine (49290). Elles produisent des arbres fruitiers, des arbres et arbustes d’ornement. Elles sont reconnues pour leur collection de chênes (Quercus) unique en France et en Europe avec près de 130 espèces et variétés ainsi que leur collection d’anciennes variétés d’arbres fruitiers issus de la terre Angevine et d’autres régions de France. En 2006, ces pépinières ont racheté la collection de chênes de Monsieur Bastard, des pépinières Bastard à St Philbert en Mauges (49), reconnu comme le spécialiste de la production des chênes.

Glands de Quercus aegilops subsp. macrolepis, Pépinières Laurentaises, Journées des plantes, Domaine de Chantilly, Chantilly (60) (suite…)

L’automne, une saison d’or

Arbre au feuillage doré en automne dans le parc de Bagatelle, Paris 16e (75)
Nombreux sont les arbres et les arbustes qui prennent en automne de belles couleurs jaunes que le moindre rayon du soleil transforme en or étincelant. Démonstration avec quelques photos prises dans le parc de Bagatelle (Paris 12e) et le parc Monceau (Paris 8e).

Bouleau au feuillage doré en automne dans le parc Monceau, Paris 8e (75) (suite…)

Automne multicolore pour le lilas des Indes (Lagerstroemia)

Lagerstroemia indica en automne dans le parc Monceau, Paris 8e (75)
Les températures douces, voire chaudes qui se maintiennent depuis la fin de l’été n’empêche pas l’automne de s’installer dans les parcs et jardins de la capitale où certains feuillages ont déjà pris de superbes couleurs. C’est le cas notamment pour les lilas des Indes (Lagerstroemia indica) qui se sont parés de teintes très chaudes.

Lagerstroemia indica en automne dans le parc Monceau, Paris 8e (75) (suite…)

Votes ouverts pour le concours de L’Arbre de l’Année 2018

Concours Arbre de l'Année 2018Votez et faites voter pour l’arbre que vous soutenez parmi les 18 arbres présélectionnés pour l’édition 2018 du Concours de l’Arbre de l’Année. Mobilisez votre carnet d’adresses, vos réseaux, vos amis, les amis de vos amis… Faites campagne ! L’arbre qui recueillera le plus de suffrages d’ici le 2 décembre 2018 recevra le « Prix du Public ».

Depuis sept ans, Terre Sauvage et l’Office national des forêts (ONF) organisent le concours « L’Arbre de l’Année ». Cette année, l’opération est soutenue par la Fédération Nationale des Caisses d’Épargne, ainsi que par les partenaires historiques : l’Association ARBRES, la LPO, Ushuaïa TV, Milan presse, Scouts et Guide de France.

Une centaine de candidats
Cette année encore, plus d’une centaine d’arbres ont été présentés. Le jury s’est réuni le 8 juin 2018 pour sélectionner les 18 arbres qui défendent les couleurs des différentes régions. Ces arbres ont fait l’objet, pendant l’été, d’une production photographique mise en ligne.

Votez pour votre arbre préféré
Pour cela, rendez-vous sur le site www.arbredelannee.com.
Les votes sont ouverts jusqu’au 2 décembre 2018. L’arbre qui remportera le plus de voix se verra attribuer le Prix du public.

Résultats le 6 décembre 2018
Ce jour-là, le jury se réunira pour élire l’arbre « Prix du jury ». S’ensuivra une cérémonie au cours de laquelle seront remis le « Prix du public » et le « Prix du jury ». La Caisse d’Épargne remettra également le Prix du bicentenaire des Caisses d’Épargne. Tous les arbres lauréats feront l’objet d’une publication dans le magazine Terre Sauvage.

Lilas des Indes parisien

Lagerstroemia indica, lilas des Indes en été, Paris 16e (75)
La chaleur n’ayant pas manqué depuis le printemps dernier, certains lilas des Indes parisiens ont commencé à fleurir comme ce superbe sujet photographié dimanche dernier près de la Seine et de la Maison de la Radio dans le 16e arrondissement de Paris.

Lagerstroemia indica, lilas des Indes en été, Paris 16e (75)
L’arbre pourtant encore jeune est couvert de gros pompons rose vif, une véritable boule de fleurs !

Lagerstroemia indica, lilas des Indes en été, Paris 16e (75)
Une belle touche de couleurs bien plus guillerette que celle des autres lilas des Indes à fleurs violettes assez tristes mais pourtant très répandus dans la capitale.

Lilas des Indes, grenadiers, lauriers roses… Avec l’été, surtout quand il est aussi chaud que cette année, Paris prend par endroit des airs de Méditerranée.

Les champignons qui nourrissent les arbres affectés par la pollution en Europe

Forêt en été, photo Fotolia / Swetlana Wall
La pollution modifie les communautés de champignons qui alimentent les racines des arbres en éléments nutritifs, ce qui pourrait expliquer la dégradation tendancielle de la nutrition des arbres dans les forêts européennes.

Les arbres sont dotés de racines prolongées par de longs réseaux de champignons, appelées mycorhizes. Ces associations sont basées sur l’échange entre le carbone capté par les arbres dans l’atmosphère, et l’eau et les minéraux puisés dans le sol par les champignons. La nutrition des arbres en dépend. Mais alors que celle-ci montre d’inquiétants signaux de dégradation en Europe, la diversité des mycorhizes demeure largement méconnue, qui plus est à de vastes échelles géographiques. Difficile alors de tenir compte de ces importants auxiliaires écologiques dans la gestion forestière et de prédire la réponse des écosystèmes aux changements des conditions environnementales. On sait, par les inventaires de leurs parties émergées (carpophores), que la reproduction de certains champignons est sensible aux changements globaux, mais ce qui se trame sous terre – leur croissance et leur association avec les racines – est nettement moins clair.

En prenant appui sur l’un des réseaux de suivi environnemental à la fois les plus complets et les plus étendus, ICP Forests (ICP Forests programme international concerté pour le suivi des impacts de la pollution atmosphérique sur les forêts, sous l’égide de la Convention des Nations unies sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance. http://icp-forests.net ), des chercheurs britanniques ont pu analyser 40 000 mycorhizes, à partir de 13 000 échantillons de sol collectés sur 137 sites d’observation répartis dans 20 pays sous le couvert des essences d’arbres les plus répandues en Europe. Les résultats montrent que la diversité des mycorhizes peut s’expliquer principalement par leur arbre hôte (son espèce et son niveau de nutrition) et par les conditions environnementales (pollution atmosphérique et acidité du sol).

Au-delà d’un seuil de pollution en azote, leurs communautés changent au détriment d’espèces capables de mobiliser l’azote présent dans les matières organiques du sol, et au profit d’autres espèces moins avantageuses pour l’approvisionnement des arbres en nutriments. Or ce seuil de retombées de polluants azotés s’avère bien inférieur au seuil critique couramment admis en Europe.

Cette étude intitulée « Environment and host as large-scale controls of ectomycorrhizal fungi » et publiée le 6 juin 2018 dans la version online du journal Nature, illustre la sensibilité de la biodiversité aux pollutions atmosphériques, ainsi que l’importance de l’activité des réseaux de suivi internationaux pour évaluer et comprendre ces impacts à large échelle. Elle a été menée par le Collège impérial de Londres (Imperial College London) et le Jardin botanique Royal (Royal Botanic Gardens, Kew), avec l’appui du Conseil du Royaume Uni pour la recherche sur l’environnement naturel (UK Natural Environment Research Council).

L’Office national des forêts est associé en tant que contributeur au programme international de suivi des écosystèmes forestiers ICP Forests. Il gère le réseau français RENECOFOR dont 12 sites (avec les observations qui sont menées depuis 25 ans) ont servi de support à l’étude.