Chèvres dans le jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, Paris 1er (75)

Pendant que les touristes se prélassent dans les chaises et les fauteuils du jardin des Tuileries (Paris 1er) ou s’amusent à se faire peur en montant dans les attractions de la fête foraine, deux chèvres s’affairent à nettoyer consciencieusement les fossés.

Chèvres dans un fossé du jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, Paris 1er (75)

Les gazons le long des jardins réservés de part et d’autre du grand bassin rond, ont une pente tellement forte que les jardiniers devaient couper la sécurité de la tondeuse, ce qui représentait un danger. Ces chèvres, de la race dite… « des fossés », qui a bien failli disparaître (elle ne compte plus que 700 spécimens dans le monde), participent donc sans le savoir à l’amélioration des conditions de travail ! Elles sont mises à disposition par une entreprise, chargée de l’entretien des jardins voisins du Louvre, tant qu’il restera de l’herbe à paître, certainement jusqu’à l’automne si la météo se maintient.

Chèvres dans un fossé du jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, Paris 1er (75)

La chèvre des Fossés, c’est la chèvre commune du Grand Ouest de la France. Elle provient des régions Bretagne, Haute et Basse-Normandie, Pays de la Loire. Comme son nom l’indique, elle était utilisée à l’entretien des talus et fossés, souvent attachée à un piquet (élevée à la pique) ou gardée par les enfants. Elle valorisait donc un espace inculte tout en le maintenant propre. Elle était traditionnellement élevée pour son lait, parfois transformé en fromage. Docile et rustique, elle est aujourd’hui relancée pour sa production laitière et le débroussaillage.

Association de sauvegarde et de promotion de la chèvre des fossés