Archive journalières: 25 octobre 2012

Rabdosia longituba ‘Tube Socks’

Rabdosia longituba 'Tube Socks' sur mon balcon en automne, Paris 19e (75)

J’ai cultivé pendant plusieurs années Rabdosia longituba à la généreuse floraison bleu ciel en automne. Je l’ai perdu l’hiver dernier, le froid ayant curieusement détruit ma souche alors qu’elle avait bien passé les hivers précédents. Comme j’adore cette espèce si facile à cultiver et si florifère à l’époque pendant laquelle les jardins s’endorment, je me suis acheté un nouveau plant, mais en choisissant cette fois-ci la variété à fleurs blanches : Rabdosia longituba ‘Tube Socks’.

Rabdosia longituba 'Tube Socks', Il Peccato Vegetale di Riva Enrico, Journées des Plantes de Courson (Essonne), automne

Rabdosia longituba 'Tube Socks' sur mon balcon en automne, Paris 19e (75)

Cette variété aux fleurs allongées en trompette a été découverte au Japon puis importée et dénommée par Barry Yinger. Cette plante vivace peut atteindre jusqu’à 1 m de hauteur, ses tiges et ses feuilles disparaissant en hiver dès qu’il gèle.

Je l’ai trouvée sur le stand d’Enrico Riva (Il Peccato Vegetale di Riva Enrico), pépiniériste italien qui proposait un superbe choix de plantes vivaces à floraison automnale lors des dernières Journées des Plantes de Courson (Essonne).

Érable du Japon (Acer palmatum) en tenue d’automne écarlate

Érable du Japon (Acer palmatum) avec des couleurs d'automne flamboyantes, CECE, Journées des Plantes de Courson

Les exposants des Journées des Plantes de Courson avaient sélectionné de nombreux feuillages d’automne tous plus beaux les uns que les autres avec une belle diversité de teintes qui permettait à chacun de trouver son bonheur. Le stand de CECE Choteau était particulièrement coloré avec une sélection d’érables époustouflante dont cet érable du Japon (Acer palmatum) rouge vif éclatant.

Save the date !
Du 26 au 28 octobre 2012, ce seront les 2èmes portes ouvertes à la pépinière.
Avenue Leopold 3 n°12,
B7130 Bray. Belgique.
Tél. : + 32 64 33 82 15.

La Foire d’Automne, 10 jours pour réaliser toutes ses envies

Affiche Foire d'Automne 2012

Du 26 octobre au 4 novembre 2012, à Paris-Expo, Porte de Versailles, la Foire d’Automne, un événement Foire de Paris, réunit les dernières tendances de la décoration, de la gastronomie, de l’artisanat et du bien-être. Un lieu unique destiné à toute la famille pour découvrir une moisson de nouveautés et d’astuces, avec comme maîtres-mots : plaisir et curiosité.

Point d’orgue de cette 8ème édition, l’animation « le Potager à Croquer » met le jardin urbain à l’honneur avec ateliers pratiques et conseils d’experts pour réussir, même en ville, son jardin potager et profiter des bienfaits de sa production. La Foire d’Automne jouera aussi la carte de la surprise en traitant ce sujet de manière ludique et décalée, pour petits et grands en période de vacances de la Toussaint.

La Foire d’Automne donne du pep’s au quotidien
Avec 400 exposants sur trois espaces distincts (Tendance Maison & Environnement, Dégustation, Curiosités & Shopping), la Foire d’Automne réunit nouvelles tendances de l’habitat, équipements innovants, saveurs du terroir ou exotiques et curiosités du monde entier.
L’occasion pour les 100 000 visiteurs attendus de trouver une réponse à leurs projets d’aménagement ou de rénovation, d’éveiller leurs sens aux saveurs gourmandes proposées sur le salon et de compléter leur visite avec les conseils avisés des professionnels de la maison, du bien-être ou de la créativité.
Rencontres avec des chefs et conseils culinaires, astuces de jardinage et produits malins, ateliers de loisirs créatifs ou conseils Psychodéco…
La Foire d’Automne propose plus de 1 000 animations et ateliers gratuits, pour permettre à toute la famille de préparer son cocon pour l’hiver.

Le Potager à Croquer Pavillon 7, niveau 2
Période propice à la préparation des plantations, l’automne est aussi le moment de penser ou repenser l’aménagement de son bord de fenêtre, son balcon ou sa terrasse. Les jardins et potagers urbains prennent de la hauteur à la Foire d’Automne avec un espace d’animation : le Potager à Croquer.
Parrainée par le fameux paysagiste Pierre-Alexandre Risser, cette animation à la scénographie volontairement urbaine issue de l’imaginaire de Véronique Vallauri (L’Atelier), associera sur un espace de 500 m2 ateliers pratiques, rendez- vous conseils et événements décalés. Pour adultes ou enfants, le Potager à croquer proposera un programme vitaminé associant découverte, information, création et fantaisie :

  • Ateliers créatifs avec Véronique Vallauri et Mlle Kou,
  • Conseils, conférences et coaching pour préparer et s’occuper de son jardin avec Les Jardiniers de France,
  • Cours de cuisine et démonstration avec Haut de Forme et Chef Martial, et la participation exceptionnelle d’Annelyse, candidate Masterchef 2012.
  • Ateliers à l’attention des enfants pour découvrir les goûts et bienfaits des légumes avec INTERFEL – Interprofession des fruits et légumes frais,
  • Ateliers et démonstrations de sculptures sur légumes avec Laurent Hartmann, de musique végétale avec Jean-Yves Bardoul ou de photographie culinaire avec Isabelle Rozenbaum,
  • Défilés de mode de robes en légumes « Garden Party » avec Karen Karmody,
  • Conférences pour « Cultiver votre bonheur » avec Sophie Machot.

Affiche Foire d'Automne 2012 (suite…)

Conférence publique sur les poissons de l’Île-de-France

Affiche de la conférence "Les poissons d'Île-de-France"

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, Natureparif vous invite à rencontrer Jean Allardi, Président de la Société Française d’Ichtyologie, le jeudi 25 octobre 2012 de 18h à 20h à l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), au 84 rue de Grenelle Paris 7e.

Et si les poissons n’existaient pas ?
Les Naturalistes ont toujours eu beaucoup de difficultés à définir ce qu’était un « poisson ». Aujourd’hui, avec les progrès de la génétique, les phylogénéticiens nous disent clairement que les « poissons » n’existent pas en dehors des étals de notre poissonnier ! D’un point de vue zoologique en effet, les divers groupes de « poissons » n’ont pas d’histoire propre et ne possèdent aucun ancêtre commun qui leur soit exclusif. Certaines espèces comme le coelacanthe ou les dipneustes sont plus proches des mammifères que de n’importe quel « poisson », dans la mesure où ils disposent de poumons et de membres articulés grâce à un seul os. Parmi ces organismes, les téléostéens (« poissons » osseux) sont les plus nombreux.

Les habitants de la Seine
Tout au long de son histoire, l’Homme a entretenu des relations complexes avec les milieux aquatiques et les organismes qui les peuplent. Les « poissons » ne connaissant pas les limites administratives, la région Île-de-France de par la nature de son réseau hydrographique abrite pratiquement l’ensemble des « poissons » du réseau hydrographique du bassin de la Seine. Saviez-vous par exemple qu’on trouve des saumons dans la Seine aux portes de Paris ? Une femelle de quatre kilos a d’ailleurs été sortie de l’eau à quelques encablures du pont de Puteaux il y a à peine quelques jours. Saumons, sandres, poissons-chats, silures, gardons, rotengles, goujons, barbeaux… Autant d’espèces que vous pourrez découvrir lors de cette conférence !

Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles.

 

512 espèces de la flore de France métropolitaine menacées de disparition

Pour cette nouvelle étape dans la réalisation de la Liste rouge des espèces menacées en France, le risque de disparition de plus d’un millier de plantes, parmi les plus rares du territoire, a été examiné. Les résultats montrent qu’au moins 512 espèces sont menacées de disparition. Cet état des lieux est le fruit d’une collaboration associant le Comité français de l’UICN, la Fédération des conservatoires botaniques nationaux (FCBN) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

Logo UICN France

Au sein de la flore, les plantes dites « vasculaires » regroupent l’ensemble des fougères et des plantes à graines ou à fleurs. En France métropolitaine, on estime qu’il en existe plus de 4 400 espèces différentes, certaines communes et d’autres très rares. Dans la perspective d’évaluer progressivement le risque de disparition de toutes ces plantes, l’état des lieux a ciblé dans un premier temps 1 048 espèces, sous-espèces et variétés, qui avaient auparavant été sélectionnées pour figurer dans le « Livre rouge de la flore menacée de France ».

Logo Muséum National d'Histoire Naturelle

Menaces sur la flore métropolitaine
La destruction et la modification des milieux naturels figurent au rang des principales menaces pesant sur la flore de métropole.
Ainsi, le panicaut vivipare, petite plante à fleurs bleues, et le liparis de Loesel, une orchidée discrète, sont tous deux victimes de l’urbanisation et de l’abandon du pâturage extensif. Le premier a vu presque toutes ses localités disparaître depuis 40 ans et a été classé « En danger critique » ; le second est classé « Vulnérable ». Les atteintes aux milieux naturels, comme la pollution des milieux humides ou leur drainage, affectent des espèces comme la saxifrage œil-de-bouc, plante vivace aux pétales jaune doré classée « En danger critique », et la salicaire faux-thésium, espèce annuelle munies de toutes petites fleurs roses groupées à l’aisselle des feuilles, classée « En danger ». Comme d’autres plantes rarissimes, cette dernière est également menacée par la construction d’infrastructures. Enfin, l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles est à l’origine de la régression de nombreuses espèces, comme l’alsine sétacée, plante grêle aux fleurs blanches classée « En danger », et le bouleau nain, un arbuste « Quasi menacé », qui subissent l’envahissement par les broussailles des pâturages délaissés.

Parmi les plantes menacées, 73 espèces sont strictement endémiques du territoire métropolitain, ce qui signifie qu’elles n’existent nulle part ailleurs dans le monde. C’est le cas de l’armérie de Belgentier et de la violette de Rouen, toutes deux « En danger critique ». Trois autres espèces endémiques sont déjà « Éteintes à l’état sauvage » et ne subsistent plus que dans des jardins botaniques. Une quatrième, la violette de Cry, est désormais « Éteinte ».

Des efforts de conservation à amplifier
Pour faire face à ces menaces, de nombreuses actions sont mises en œuvre en France.
Plusieurs espèces, comme la saxifrage œil-de-bouc et le liparis de Loesel, font l’objet de Plans nationaux d’actions. Des sites naturels abritant des plantes menacées, comme la benoîte à fruits divers ou la dioscorée des Pyrénées, bénéficient de mesures de gestion et de protection. Et le développement de banques de graines et de cultures de plants permet d’assurer la conservation ex situ des espèces les plus menacées. Pour mettre en œuvre ces actions et renforcer les connaissances, de nombreux acteurs, parmi lesquels les Conservatoires botaniques nationaux, se mobilisent sur le terrain.

Cette nouvelle avancée de la Liste rouge des espèces menacées en France permet désormais de hiérarchiser les espèces en fonction des menaces et contribue à établir des priorités d’actions. À terme, le chapitre consacré à la flore vasculaire fournira une base cohérente pour orienter les stratégies de connaissance et de préservation de la biodiversité végétale en France.