Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

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Berberis ‘Green Carpet’ et fétuque ‘Elijah Blue’ en automne

Berberis thunbergii 'Green Carpet',  Festuca glauca 'Elijah Blue', Journées des Plantes de Chantilly, Domaine de Chantilly, Oise, Hauts-de-FranceL’automne réserve des mariages de couleurs surprenants comme cette association d’un berbéris nain au feuillage flamboyant et d’une fétuque bleu intense.

Berberis thunbergii 'Green Carpet',  Festuca glauca 'Elijah Blue', Journées des Plantes de Chantilly, Domaine de Chantilly, Oise, Hauts-de-FranceBerberis thunbergii ‘Green Carpet’ forme un petit arbuste à port étalé qui ne dépasse pas 1m de hauteur pour environ 1,50m d’envergure. Son feuillage caduc est vert pendant la belle saison. En automne, il prend des couleurs très vives, avec du jaune, du orange et du rouge.

Festuca glauca ‘Elijah Blue’ est une petite graminée au feuillage persistant d’un bleu intense. Elle forme une belle boule de feuilles très fines qui ne dépassent pas 25 cm de hauteur.

Pour obtenir les couleurs les plus vives, il faut installer ces deux plantes en plein soleil.

Cotinus ‘Grace’ en parure d’automne flamboyante

Cotinus 'Grace', feuillage d'automne, Journées des Plantes de Chantilly, Domaine de Chantilly, Oise, Hauts-de-FranceLes dernières Journées des Plantes de Chantilly étaient particulièrement colorées, entre profusion de fleurs et feuillages éclatants. Ce Cotinus ‘Grace’ s’est fait remarquer tant le coloris de ses feuilles était intense sous les rayons du soleil d’automne.

Cotinus 'Grace', feuillage d'automne, Journées des Plantes de Chantilly, Domaine de Chantilly, Oise, Hauts-de-France (suite…)

Exposition « Dessiner en plein air » au Musée du Louvre

Musée du Louvre, exposition Dessiner en plein air, planche de dessinsL’exposition entend montrer la diversité de la pratique du dessin “sur le motif” ou “sur nature” en France dans la première moitié du XIXe siècle et s’attache à des figures majeures de l’art français : Delacroix, Corot, Chassériau, Valenciennes, Daubigny, ou d’autres moins connues comme le graveur Bléry…

Réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France et le soutien du musée d’Orsay, elle réunit plus d’une centaine de dessins et eaux-fortes et permet de présenter une trentaine de carnets de croquis, instruments par excellence du dessin de plein air.

La pratique du dessin en plein air, sur le motif, est bien attestée en France (comme en Europe) au XVIIe siècle et devient courante au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, jugée indispensable à la formation des jeunes artistes, elle ne cesse d’évoluer et prend une place capitale dans l’histoire du dessin. Les expressions « sur nature », « d’après nature », « sur le motif »… ont cependant une signification très fluctuante, incertaine, désignant aussi bien le dessin d’observation ou d’étude scientifique que le croquis d’étude, l’exercice d’élève, le relevé d’architecte, le dessin militaire, le dessin de mémoire, les notes de voyage ou le rendu à peine esquissé d’une impression fugitive.

Musée du Louvre, exposition Dessiner en plein air, planche de dessinsLe dessin sur nature se définit progressivement comme une œuvre en soi, une œuvre achevée ayant sa propre justification, sa propre finalité. Charles Daubigny peut ainsi publier en 1862 les eaux-fortes du Voyage en bateau à partir de ses croquis pris sur le vif et relatant ses excursions sur la Seine et l’Oise à bord du Botin, bateau-atelier qui lui permettait de travailler sur le motif.

L’espace de l’atelier et le plein air ne sont pas toujours des mondes distincts, et les artistes se situent souvent dans un va-et-vient entre les deux, l’œuvre de paysagiste de Corot étant au cœur de cette indétermination. Si le sujet est bien différent de celui de la peinture de plein air, la question de la couleur, prise directement sur le motif ou retravaillée en atelier à partir de notes de plein air, s’impose aussi au dessinateur.

Commissaire de l’exposition : Marie-Pierre Salé, conservateur en chef, avec la collaboration d’Hélène Grollemund, chargée d’exposition, département des Arts graphiques, musée du Louvre.

INFORMATIONS PRATIQUES
Du 18 octobre 2017 au 29 janvier 2018, Rotonde Sully, Paris 1er (75).
Horaires : de 9h à 18h, sauf le mardi. Nocturne mercredi et vendredi jusqu’à 22h.
Tarif unique d’entrée au musée : 15 €.
Publication : catalogue de l’exposition, coédition musée du Louvre éditions / Liénart éditions. 210 pages environ, 220 illustrations, 29 €.
Achat en ligne : www.ticketlouvre.fr
Renseignements : www.louvre.fr
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Le Potager du Roi listé parmi les sites du patrimoine culturel menacés dans le monde

Les arbres fruitiers du Potager du Roi en automne, Versailles (78)Le World Monuments Fund (WMF) a annoncé aujourd’hui la liste du programme World Monuments Watch 2018 qui met en avant un ensemble varié de sites du patrimoine culturel confrontés à de grandes menaces, comme des conflits, des catastrophes naturelles, le changement climatique ou l’urbanisation, ou offrant des possibilités uniques de préservation. Cette liste comprend 25 sites répartis sur plus de 30 pays et territoires, dont l’origine remonte de la préhistoire au vingtième siècle, avec notamment Le Potager du Roi en France.

World Monuments Fund (WMF)Parmi ces sites, le Watch 2018 intègre notamment des régions qui ont été frappées par la récente série d’ouragans et de tremblements de terre et qui vont avoir besoin en urgence d’un plan d’évaluation et de préservation de leur patrimoine culturel endommagé (sites sinistrés aux Caraïbes, dans le golfe du Mexique et au Mexique), un ensemble de maisons, d’églises et de centres communautaires méconnus en Alabama où se sont déroulés des événements décisifs du mouvement pour les droits civiques (sites des droits civiques en Alabama, États-Unis), un marché autrefois très animé qui a été réduit en cendres lors d’affrontements entre le gouvernement syrien et les adversaires du régime (souk d’Alep, Syrie), trois jetées historiques menacées par les effets du changement climatique (jetées de Blackpool, Angleterre), l’une des deux synagogues restantes d’une communauté juive jadis florissante (synagogue Eliyahu Hanavi, Alexandrie, Égypte), un groupe de bâtiments vulnérables à l’architecture moderne symbolisant l’espoir d’une nation fraîchement indépendante (architecture post-indépendance de Delhi, Inde), ainsi que la ligne ferroviaire rurale pour passagers au Chili (Ramal Talca-Constitución, Chili).

La liste biennale du World Monuments Watch a pour ambition de protéger le patrimoine historique, de préserver la mémoire collective et de renforcer les liens sociaux en faisant connaître ces sites et leurs enjeux à l’échelle internationale, mais également en identifiant des possibilités qui permettent aux communautés locales de collaborer avec des organismes de conservation, des agences gouvernementales et des mécènes d’entreprise.

« En mettant en place une coalition internationale, le World Monuments Watch protège à la fois les sites et le patrimoine historique commun qu’ils incarnent », explique le Président-directeur général du WMF, Joshua David. « Nous sommes peut-être davantage réputés pour l’excellence de nos pratiques de conservation, mais ce sont les conséquences humaines de notre travail qui nous tiennent le plus à cœur. Des sites comme les 25 figurant au Watch 2018 sont des lieux où nous nous rassemblons en tant que citoyens du monde et dans lesquels nous renouvelons notre engagement envers la justice, la culture, la paix et la compréhension. »

Arbre fruitier palissé, Potager du Roi en automne, Versailles (78)Sites Watch 2018

  • Sites sinistrés aux Caraïbes, dans le golfe du Mexique et au Mexique
  • Government House, St. John’s, Antigua-et-Barbuda
  • Sirius Building, Millers Point, Sydney, Australie
  • Ramal Talca-Constitución, province de Talca, Chili
  • Grand théâtre, Palais du Prince Gong, Pékin, Chine
  • Synagogue Hanavi Eliyahu, Alexandrie, Égypte
  • Takiyyat d’al-Gulshani, Le Caire, Égypte
  • Potager du Roi, Versailles, France
  • Architecture post-indépendance de Delhi, Inde
  • Minaret Al-Hadba, Mossoul, Irak
  • Lifta, Jérusalem, Israël
  • Amatrice, Italie
  • Gymnase de la préfecture de Kagawa, Takamatsu, préfecture de Kagawa, Japon
  • Quartier juif d’Essaouira, Maroc
  • Paysage culturel de Sukur, zone de gouvernement local de Madagali, Nigeria
  • Quartier historique de Karachi, Pakistan
  • Cerro de Oro, vallée de Cañete, Pérou
  • Tebaida Leonesa, El Bierzo, León, Espagne
  • Souk d’Alep, Alep, Syrie
  • Fleuve Chao Phraya, Bangkok, Thaïlande
  • Jetées de Blackpool, Blackpool, Royaume-Uni
  • Buffalo Central Terminal, Buffalo, New York, États-Unis
  • Sites des droits civiques d’Alabama, Alabama, États-Unis
  • Vieille ville de Ta’izz, Ta’izz, Yémen
  • Paysage culturel des monts Matobo, Matoto, Matabeleland méridional, Zimbabwe

Les arbres fruitiers du Potager du Roi en automne, Versailles (78) (suite…)

Biodiversité : Versailles reçoit le prix régional Île-de-France 2017

Logo de la Ville de Versailles (Yvelines)Pour la deuxième année consécutive, la Ville de Versailles est distinguée par le Prix régional Île-de-France 2017 décerné par l’agence régionale pour la Nature et la biodiversité en Île-de-France (Natureparif), pour son travail pionnier de transformation paysagère de ses cimetières afin d’éviter l’usage de désherbants toxiques pour l’homme et la nature.

Logo NatureparifUn travail qui a inspiré de nombreuses autres collectivités et qui va beaucoup plus loin que l’obligation désormais réglementaire pour les acteurs publics de ne plus utiliser de pesticides chimiques sur certains de leurs espaces ouverts au public.

« Les produits phytosanitaires, que la ville de Versailles n’utilise plus depuis 10 ans sur ses espaces verts et voirie, avaient un impact néfaste sur la santé et l’environnement car ils agissaient sur les organismes vivants et réduisaient ainsi la biodiversité. Dans notre ville, ces produits s’écoulaient dans la nappe phréatique à raison de 130 000 litres par an. L’alternative est le désherbage manuel, mécanique et thermique qui est employé sur tout l’espace communal. » François de Mazières, maire (DVD) de Versailles.

La cérémonie de remise des trophées aux lauréats se tiendra le 17 octobre prochain à 17h dans les locaux conjoints des Ministères en charge du Logement et de l’Environnement à la Défense, en présence de Madame Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, en clôture d’une journée de valorisation, d’échanges et de débat co-organisée avec le Club EcoQuartier et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA). (suite…)

Colloque sur les Refuges LPO : « Objectif Zéro phyto »

Logo LPOSans attendre les nouvelles obligations règlementaires, des collectivités, entreprises et particuliers engagés dans une démarche de « Refuge LPO » ont déjà proscrit les pesticides de leurs jardins publics ou privés. Ils se retrouvent le 18 octobre 2017 à la Halle Pajol à Paris (18e) dans le cadre du colloque « Objectif Zéro Phyto » afin de partager leurs connaissances et leurs retours d’expériences sur les alternatives aux produits phytosanitaires en présence de plusieurs spécialistes.

Environ 60 000 tonnes de pesticides sont déversées chaque année en France, pour détruire des espèces jugées indésirables (insectes, adventices, champignons, etc.). Si la grande majorité de ces intrants chimiques sont la cause d’une agriculture déraisonnable et déraisonnée, 5% des produits phytosanitaires sont répandus dans les jardins et espaces verts, le long des routes et voies ferrées. Trop de particuliers, collectivités, établissements publics et entreprises, utilisent encore quantité de produits chimiques (notamment des herbicides) dont la nocivité pour la santé humaine autant que pour la nature est désormais connue.

Depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé (du nom du Sénateur Joël Labbé) interdit l’usage de pesticides dans les espaces verts publics et la vente en libre-service aux particuliers. A compter du 1er janvier 2019, l’interdiction sera généralisée aux particuliers. Heureusement, la société civile n’a pas attendu les obligations règlementaires : l’expérience s’est déjà accumulée au fil des années, témoignant de l’existence de méthodes alternatives. De nombreuses communes et entreprises ont déjà franchi le pas, notamment en s’engageant dans la démarche « Refuge LPO » qui permet de bénéficier d’un accompagnement sur-mesure par la LPO, basé sur une méthodologie simple, efficace et économiquement viable. La gestion écologique des espaces verts se décompose en plusieurs étapes, décrites dans chacune des 12 fiches proposées dans le guide « Objectif 0 phyto ». Illustrées par des retours d’expérience, des conseils d’expert et des ressources bibliographiques, ce guide technique a pour vocation à accompagner les collectivités et les entreprises dans leur passage au « 0 phyto ».

Le colloque du 18 octobre 2017 a l’ambition de présenter les retours d’expériences, partager les réussites, identifier les freins, pour développer encore davantage les solutions naturelles alternatives. Chacun peut participer à la transition écologique de manière concrète, au quotidien. En changeant ses propres pratiques, sur son balcon, dans son jardin ; en sensibilisant les enseignants de l’école, son employeur, les voisins… (suite…)