Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

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Kniphofia fleuri en hiver dans Paris

Kniphofia fleuri dans le parc de Passy, Paris 16e (75)
Autre découverte fleurie au coeur de l’hiver parisien, deux beaux épis de fleurs d’un pied de Kniphofia, aperçus dans le parc de Passy (Paris 16e) dimanche dernier.

Et si vous regardez bien la photo, vous apercevrez une fleur de scabieuse pourpre noir à l’arrière plan.

La France est le premier exportateur mondial de semences

Dans son communiqué de presse du 16 janvier 2018, le GNIS annonce qu’avec un total de 951 M€, le solde de la balance commerciale semences et plants atteint un nouveau record, soit une progression de 5,6 %, sous l’effet conjugué d’une stabilité des importations à 666 M€ et d’une hausse des exportations de 3,1% pour un total de 1 617 M€.

Logo du GNIS
Cette situation traduit, notamment, une hausse des prix des semences à l’exportation qui bénéficie à la majorité des groupes d’espèces. En 2016, la France reste, notamment, le leader mondial des exportations de semences de grandes cultures, présente dans 150 pays, devant les USA et l’Allemagne.

Les semences oléagineuses et potagères : en croissance à l’export
La progression du solde de la balance commerciale est principalement due aux semences oléagineuses qui dégagent un excédent de 237 M€ (+25%), ceci grâce à un nouveau record à l’exportation avec 313 M€ (+5%) et à une baisse de 29 % des importations à 76 M€.
Les semences potagères affichent un solde record de 282 M€ grâce à des exportations en hausse de 11% à 462 M€.
Malgré une tendance baissière pour la seconde année consécutive, le maïs reste leader à l’international avec un excédent commercial de 396 M€ (-6%).
La filière pomme de terre maintient une progression sensible des exportations (+9%) qui permet de dégager un excédent commercial de 58 M€ (+3,5%).

Les échanges de la France avec les pays de l’Est fortement bénéficiaires
Pour la seconde année consécutive, le solde de la balance commerciale de la France avec ses partenaires européens affiche une tendance baissière (-4,6%) due à des importations en progression de 14% à 439 M€ que ne compensent pas la hausse de 2% des exportations à 1 128 M€. La part de l’UE sur le total des exportations se stabilise à 70%.
L’Allemagne reste le premier partenaire à l’export avec un total de 219 M€, suivie par l’Espagne (184 M€), l’Italie (150 M€) et les Pays-Bas (109 M€).
Le bilan des échanges de la France avec ses partenaires (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie) à l’Est reste globalement fortement bénéficiaire. En 2016/17, le solde de la balance commerciale repart modérément à la hausse (+2%) pour atteindre 191 M€ grâce à une baisse des importations de 16% à 44 M€, mais aussi un léger recul des exportations à 235 M€.

Nouveau record des échanges de la France avec les pays tiers
Le solde excédentaire des échanges de la France avec les pays tiers atteint un nouveau record de 330 M€, soit une progression de 30%. Cette situation résulte d’une baisse des importations de 23% à 158 M€ et d’une hausse des exportations de 6% à 488 M€.
En deux ans, la France a rétabli sur la CEI Occidentale le niveau de ses exportations de 2012/13 et les importations en provenance des USA et d’Amérique Latine enregistrent une baisse sensible, respectivement, de -31% et -24%.
Le solde de la balance commerciale avec les pays du Proche et Moyen Orient retrouve, quant à lui, un niveau de croissance exceptionnel (+36%) et atteint le record de 52 M€.

Les développements internationaux au cœur du Gnis
Le Gnis est, bien sûr, très présent à l’étranger. Son service des Relations internationales a pour objectif de représenter et de promouvoir l’expertise française, de servir le développement de la filière semencière française à l’international en créant un contexte favorable à nos exportations, et enfin de coopérer à partir de notre modèle d’organisation.
Cela passe par la mise en œuvre et le suivi de projets de coopération avec des pays-tiers, par l’appui aux entreprises et par le suivi des négociations et règlementations internationales.
Ainsi, le Gnis appuie les associations semencières nationales et continentales en Afrique et en Asie. Il est aux côtés des ministères de l’Agriculture étrangers, comme en Ukraine, au Sénégal, ou au Burkina Faso, pour les aider à mettre aux normes internationales et européennes leurs systèmes de contrôle de la qualité des semences.
Le Gnis a, par exemple, participé au second comité mixte franco-iranien sur les questions agricoles, qui s’est tenu en octobre 2017, en marge du Sommet de l’élevage de Cournon. Ce rendez-vous a surtout permis de renouveler l’accord de coopération, signé par M. Pierre Pagès, Vice-Président du Gnis et, M. Alireza Mohajer, Conseiller du ministre, sous le haut-patronage des deux ministres de l’Agriculture.
Comme l’avait annoncé le président du Gnis à l’occasion d’un entretien avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, le 25 octobre 2017, un représentant du Gnis a remis au secrétaire général du TIRPAA (Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation) à Kigali, un chèque symbolique de 175 000 € représentant la 1ère contribution annuelle au Fonds de Partage des Avantages du Traité. Rappelons que ce fonds permet de financer des actions de conservation et d’utilisation des ressources génétiques en particulier dans les pays en développement et les pays émergents.

Étude de l’impact de différentes pratiques agricoles sur les chauves-souris et les oiseaux

Champs de blé en hiver, photo Fotolia / DmytroLes chercheurs du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO) viennent de montrer que des changements simples de pratiques peuvent réduire les impacts négatifs de l’agriculture sur la biodiversité.

La biodiversité dans les campagnes subit une sévère érosion dont l’intensification agricole est une des causes majeures. Pourtant, très peu d’études ont jusqu’ici comparé les effets de changements précis dans les pratiques agricoles sur les groupes d’animaux situés au sommet des réseaux trophiques, constituant de bons indicateurs biologiques et rendant des services écosystémiques considérables. Les chercheurs du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO : Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS / UPMC – Sorbonne Universités) ont ainsi étudié l’impact sur les chauves-souris et les oiseaux de différentes pratiques agricoles.

En comparant l’activité des chauves-souris sur différents champs de blé conventionnels et un champ biologique en Ile de France, les résultats d’une première étude, publiée dans la revue Ecology and Evolution, montrent que l’activité est plus importante dans le système biologique, ainsi que sur les exploitations conventionnelles où le travail du sol a été réduit. De plus, le bénéfice dû à la diminution du travail du sol s’avère nettement plus important lorsqu’on diminue les passages d’herbicides, sans que cela n’affecte les rendements. Dans une seconde étude, publiée dans Agriculture, Ecosystems and Environement et menée sur des exploitations conventionnelles, les résultats indiquent que l’effet de la réduction du travail au sol sur l’abondance des oiseaux agricoles dépend de la méthode de contrôle des adventices utilisée. En effet, lorsqu’un couvert herbacé est utilisé, l’abondance des oiseaux est nettement plus élevée ; tandis que l’usage uniquement d’herbicides lui est très néfaste.

Ces travaux mettent en évidence les impacts négatifs de l’utilisation d’herbicides et du travail du sol sur deux groupes d’animaux, qui témoignent aussi d’une plus large perte de biodiversité (insectes notamment). Or, des améliorations importantes peuvent être facilement réalisées en agriculture conventionnelle, passant par la diminution du travail du sol et les types de gestion des adventices qu’elle engendre. Des changements de pratiques qu’il devient urgent de promouvoir pour sauvegarder la biodiversité agricole.

Références
Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, François Chiron, Christian Kerbiriou. Tillage and herbicide reduction mitigate the gap between conventional and organic farming effects on foraging activity of insectivorous bats. Ecology and Evolution. 2017;00:1–11 : https://doi.org/10.1002/ece3.3688
Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, Christian Kerbiriou. Weed control method drives conservation tillage efficiency on farmland breeding birds. Agriculture, Ecosystems and Environment. 2018. 256: 74-81 : https://doi.org/10.1016/j.agee.2018.01.004

Fleurs de millepertuis arbustif en hiver

Millepertuis arbustif fleuri dans le square de Passy, Paris 16e (75)
Encore et toujours de belles fleurs éclatantes sur les pieds de millepertuis arbustif qui ont été installés dans le parc de Passy (Paris 16e).

À force, cela va devenir du millepertuis des quatre saisons, comme le mimosa. Tiens, il va falloir que j’aille faire un tour pour voir où en est celui du Jardin des Plantes de Paris.

Conférence et échanges autour du biocontrôle le 17 janvier 2018

Soirée de conférence et d’échanges autour du biocontrôle, jardinage au naturel, SNHF, Paris 7e (75), 17 janvier 2018La Société Nationale d’Horticulture de France vous donne rendez-vous le mercredi 17 janvier 2018 à 18h45 pour une soirée de conférence et d’échanges sur les nouvelles pratiques pour un jardinage naturel. 

Dans le cadre du plan d’action national Ecophyto, dont le but est la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse et pour accompagner les jardiniers amateurs dans le changement de leurs pratiques, la SNHF organise une soirée d’échanges sur le biocontrôle. Pour mémoire, en application de la loi Labbé, les produits phytosanitaires de synthèse ne sont d’ors et déjà plus disponibles en libre-service dans les jardineries et seront définitivement interdits à la vente dès janvier 2019.

Ces conférences ont pour but de promouvoir les pratiques et produits de biocontrôle ainsi que les méthodes d’origine naturelle utilisables pour la protection des plantes. (suite…)

Les Compagnons du Devoir : journées portes ouvertes les 19, 20 et 21 janvier 2018

Journées portes ouvertes, Les Compagnons du Devoir et du Tour de France, janvier 2018

Les Compagnons du Devoir proposent aux jeunes en quête d’orientation de s’épanouir dans une formation originale et un métier concret. Ils ouvriront les portes de leurs maisons les 19, 20 et 21 janvier 2018 de 9h30 à 17h30 afin de faire découvrir leur formation par le voyage et leurs 30 métiers.

Les Compagnons du Devoir et du Tour de FranceChoisir un métier qui a du sens
Le bonheur au travail est devenu l’un des critères principaux des 15-30 ans. Les jeunes actifs veulent s’épanouir à travers leur profession, ce qui signifie, pour 85% d’entre eux, exercer « un métier utile à la société et à son fonctionnement ». Ainsi, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des métiers dits “manuels”, attirés par leur aspect concret et leur impact sur la vie quotidienne de chacun. Grâce à leurs 30 métiers, les Compagnons du Devoir offrent un large choix à ces jeunes soucieux de trouver du sens dans leur travail. Les journées portes ouvertes seront l’occasion de découvrir ces métiers au travers de démonstrations, de rencontres avec des formateurs, des apprentis, des professionnels du secteur, mais également d’en savoir plus sur les particularités de la formation chez les Compagnons du Devoir.

Suivre une formation originale et complète
Fondée sur le métier, le voyage et la communauté, la formation des Compagnons du Devoir est à la fois vecteur de découverte et d’éducation. Elle permet à chacun de réaliser son projet en apprenant à son rythme dans un environnement de confiance. La formation via l’alternance favorise l’acquisition des savoir-faire par la pratique en situation professionnelle réelle. Le Tour de France – qui s’étend aujourd’hui au monde entier – permet de multiplier les expériences professionnelles, tout en développant ses facultés d’adaptation et en apprenant une nouvelle langue. En outre, grâce à la résidence en maisons de Compagnons du Devoir, les jeunes gagnent en autonomie et partagent le quotidien des garçons et des filles de leur âge, mais aussi des activités sportives et culturelles.

S’insérer professionnellement et socialement
Reconnue pour sa qualité, la formation des Compagnons du Devoir est un gage d’insertion professionnelle et sociale. Ils évoluent ensuite rapidement vers des postes à responsabilité tels que chef de chantier, chargé d’affaire, responsable R&D, chef d’atelier, etc. Nombreux également sont ceux qui créent leur propre entreprise, en France ou à l’étranger.

6 filières pour un large choix de métier
Les Compagnons du Devoir proposent de se former à 30 métiers issus de 6 filières professionnelles :

  • Métiers du vivant / Jardinier-paysagiste, maréchal-ferrant, tonnelier, vigneron
  • Aménagement et finition / Carreleur, ébéniste, menuisier, peintre, plâtrier-plaquiste, solier-moquettiste
  • Bâtiment / Charpentier, couvreur, maçon, métallier, plombier, tailleur de pierre
  • Métiers du goût / Boulanger, charcutier, pâtissier
  • Matériaux souples / Cordonnier-bottier, maroquinier, sellier-garnisseur, tapissier
  • Métallurgie industrie / Carrossier, chaudronnier, électrotechnicien, forgeron, mécanicien, mécanicien de précision, fondeur

Pour former les jeunes au plus près des besoins des entreprises, les Compagnons du Devoir adaptent en permanence leurs formations et modernisent leurs ateliers. L’association met l’innovation au service de la tradition, en enseignant aux jeunes les bases du métier autant que la maîtrise des dernières technologies, en phase avec la réalité du marché. (suite…)