Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

Mes derniers articles

Syrphe en visite sur l’oeillet d’Inde ‘Linnaeus’


Un syrphe est venu butiner pendant que je photographiais quelques fleurs sur mon balcon. Pas farouche, il s’est posé sur différentes fleurs de mon gros pied de Tagetes ‘Linnaeus’ et j’ai pu le prendre en photo, posé et en vol.


Avec son vol stationnaire, la prise de vue est plus facile, même s’il ne faut pas trainer. Mais l’animal avait décidé de visiter toutes les fleurs de l’oeillet d’Inde, aussi j’ai pu le suivre sans difficultés.

Syrphe butinant une fleur d'oeillet d'Inde (Tagetes) sur en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)
Cette mouche a un déguisement de guêpe trompeur. Mais elle ne pique pas. Elle est très utile car adulte, elle joue un rôle de pollinisateur et ses larves sont des grandes dévoreuses de pucerons. Ça tombe bien, j’en ai une belle colonie sur les hampes florales de mon cosmos chocolat.

Désherbage délicat d’un opuntia

Oxalis, mauvaise herbe, dans une potée d'Opuntia en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)
Quelques semaines après avoir rempoté mon pied d’Opuntia picardoi (Tunilla erectoclada) , des jeunes pieds d’oxalis et des brins d’herbes sont apparus. Et bien sûr, ils ont poussé enchevêtrés dans les raquettes couvertes d’aiguillons redoutables. Le désherbage s’est révélé particulièrement délicat pour ne pas me faire piquer.

Désherbage de mauvaise herbe, oxalis, dans une potée d'Opuntia en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)
L’arrachage à la main n’a pas été concluant pour les oxalis. Les feuilles se sont détachées, mais je n’ai pas pu extirper la racines. Et en quelques jours, des nouvelles feuilles ont repoussé. Connaissant le caractère particulièrement envahissant de l’oxalis, j’ai donc employé les grands moyens. En fait une pince à épiler pour attraper la base des plantes et les arracher avec les racines.

Désherbage de mauvaise herbe, oxalis, dans une potée d'Opuntia en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75) Arrachage en évitant de se frotter aux raquettes bardés d’aiguilles acérées et qui ne demandent qu’à se ficher dans la peau de celui qui s’y frotte. Je pense avoir déraciné les pieds d’oxalis et je ne me suis pas piqué. Mon cactus peut pousser !

La Suzanne-aux-yeux-noirs part à l’assaut de mon balcon

Potée de Thunbergia 'Tangerine', Calibrachoa, Pelargonium, Solenostemon en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75), 24 juin 2018, photo Alain DelavieLa vigueur de mon pied de Thunbergia ‘Tangerine’ est telle que la plante a déjà lancé ses longues tiges dans tous les sens à la recherche d’endroits sur mon balcon pour s’agripper. Je suis obligé de contrôler souvent son exubérance en palissant les nombreuses pousses. Et les fleurs continuent à apparaître, se succédant sans relâche.

Dans la potée, tout à beaucoup poussé. Le pied de calibrachoa orange vif est toujours couvert de fleurs. Le coleus prend de l’ampleur, avec toujours son festival de couleurs vives. Et dans une potée voisine, le pied de Begonia Summerwings pousse aussi comme un fou. C’est devenu une grosse touffe couverte de fleurs rouge vermillon.

Inutile de vous dire que je dois souvent arroser !

L’été commence à peine, mais c’est déjà la jungle sur mon balcon

Jungle en début d'été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)J’ai réussi à installer les derniers jeunes plants qui attendaient leur mise en place définitive sur mon balcon parisien. Les chaleurs accompagnées de fortes pluies ont dopé la végétation qui est déjà très abondante en ce début d’été. J’ai retrouvé ma jungle urbaine !

Les alcathéas sont déjà gigantesques, ils dépassent les 2,50m de hauteur et ils devraient encore pousser pendant l’été… Les premières fleurs sont apparues avant le week-end. Même mon pied de bambou sacré (Nandina domestica ‘Gulf Stream’), pourtant très défeuillé après la vague de froid tardive, a retrouvé de beaux bouquets de feuilles. Et il ne cesse de donner de nouvelles feuilles.

Je suis content d’avoir pu tout planter avant l’arrivée des fortes chaleurs. Les jeunes plants en godets sont plus fragiles et leur substrat sèche trop vite quand les températures sont élevées. Et puis tout va pouvoir s’épanouir, je n’ai plus qu’à entretenir. Les séances d’arrosage ont repris de façon intensive avec une telle végétation et ce vent du nord qui ne cesse pas.

Joubarbe changeante

Sempervivum 'Pacific Blazing Star' en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75), 24 juin 2018, photo Alain DelavieLorsque j’ai découvert cette variété de joubarbe sur eBay, j’ai été immédiatement attiré par son feuillage complètement rouge vif. Enfin sur la photo, car les deux rosettes reçues quelques temps après étaient bien vertes avec très peu de rouge. Mais après un temps d’acclimatation, ces petites joubarbes reprennent de belles couleurs de plus en rougeoyantes.

Il reste encore du vert, mais je n’ai ces Sempervivum ‘Pacific Blazing Star’ que depuis un mois. Une couleur rouge plus intense est encore possible.

J’ai entretemps commandé une autre variété de joubarbe à feuilles rouge vif, Sempervivum ‘Aalrika’. Sur la photo du vendeur, ses couleurs sont intenses et éclatantes, le rouge très prononcé. Je n’ai pas encore reçu la plante, je l’attends.

Le temps des cerises françaises

En 2018, la cerise française s’est donnée quelques jours de plus pour arriver jusqu’aux étals. En effet, selon la date de la floraison, la campagne peut débuter avec 8 à 15 jours de décalage d’une année à l’autre. Cette année, les premières cerises sont arrivées à la mi-mai, mais elles seront présentes jusqu’à la fin du mois de juillet pour le plus grand plaisir des gourmands.

AOP Cerises de France, Chiffres de la saison 2018
En mai, la cerise française fait ce qui lui plaît ! Après des températures d’avril un peu fraîches, les Pyrénées Orientales et le Gard seront les premiers terroirs français à cueillir la Burlat, attendue autour du 14 mai pour le plus grand plaisir des gourmets ! Le Ventoux et la région de Moissac démarreront à leur tour la cueillette à partir du 18-19 mai, tout comme la Vallée du Rhône. Dans les Monts du Lyonnais, il faudra attendre la fin mai, voire le début du mois de juin pour que les cerises puissent être récoltées. Le cœur de la saison est en mai et en juin.

Essentiellement cultivée en Provence Alpes Côte d’Azur (30%), Auvergne- Rhône-Alpes (34%), Occitanie (24%), la production annuelle de cerises en France se porte à 31 500 tonnes pour 8 000 ha, élevant ainsi la France au rang de 4ème pays producteur de cerises. Les Français en dégustent en moyenne 2 kg par ménage et par an.

Les fruits, récoltés au fur et à mesure de leur maturité, se doivent d’être manipulés avec soin. Le ramassage se fait encore à la main et que la récolte définitive nécessite plusieurs passages dans un verger. Il faut une heure à un ramasseur pour effectuer une sélection rigoureuse des fruits mûrs et cueillir à la main environ 10 à 15 kg de cerises (une cerise pèse entre 8 et 10 grammes).

L’AOP Cerises de France
L’AOP Cerises de France – Association d’Organisations de Producteurs. Elle fédère aujourd’hui plus de 800 producteurs français de cerises. Depuis sa création, l’AOP a doublé son nombre d’adhérents et joue un réel rôle économique au sein de la filière. L’AOP Cerises de France a obtenu sa reconnaissance en tant qu’AOP Nationale par Arrêté du 14 décembre 2011 portant modification de reconnaissance en qualité d’association d’organisation de producteurs de fruits et légumes.

Bon à savoir
Une bonne cerise n’attend pas et se déguste le jour de son achat. Mais un séjour de 72 h à température ambiante – sauf en période de canicule – dans la corbeille à fruits est possible. Vous pouvez porter cette durée à cinq jours en optant pour le réfrigérateur, à l’abri d’une boîte hermétique afin de protéger les cerises des odeurs environnantes. Pensez à les sortir au moins 20 minutes avant de les déguster pour qu’elles puissent recouvrer et exprimer tous leurs arômes neutralisés par le froid.

www.cerises-de-france.fr