flore

La flore est l’ensemble des espèces végétales présentes dans un espace géographique ou un écosystème déterminé (par opposition à la faune).

Florilèges toitures, une nouvelle saison d’observation des plantes de toitures

Plante & Cité lance la saison 2016 de l’observatoire des plantes de toitures « Florilèges toitures » auprès des gestionnaires de toitures végétalisées, des professionnels et des jardiniers amateurs.

Toiture végétalisée, photo Olivier Damas
Les observateurs sont invités à réaliser un relevé par toiture entre avril et juillet 2016. Ce relevé s’effectue grâce à un formulaire disponible sur le site Internet de Plante & Cité ou par contact mail : toitures@florileges.info

Créé en 2011 par Plante & Cité, « Florilèges toitures » est un dispositif de sciences participatives pour l’observation des plantes de toitures, ouvert aux professionnels des espaces verts comme aux jardiniers amateurs. L’objectif est de mieux connaître la composition végétale et la dynamique d’évolution spontanée des toitures végétalisées en France.

Les premières observations qui portent sur la période 2011-2014 dressent un premier panorama des plantes de toitures. On observe 45 familles de végétaux, 111 genres et 181 taxons différents. Les familles les plus représentées sont les Crassulaceae (32% des taxons), Asteraceae (12%), Poaceae (10%), Caryophyllaceae (8%), et Fabaceae (7%). L’analyse des observations permet de mieux connaître le comportement des différentes espèces, leur pérennité ou non, la vigilance à porter sur certains taxons lors des phases d’entretien, etc. Les résultats sont consultables sur le site Internet de Plante & Cité : www.plante-et-cite.fr/projet/fiche/49

50 toitures sont actuellement référencées dans l’observatoire, principalement dans la moitié nord de la France, avec des relevés déjà effectués ou en cours. L’objectif est d’atteindre un seuil minimum d’une centaine de toitures observées pour une bonne qualité statistique en développant notamment les observations sur les toitures du sud de la France. Dans ce but, un partenariat est en cours avec ADIVET (Association française des toitures et façades végétales).
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Plus de 21 millions de données sur la flore intègrent l’Inventaire National du Patrimoine Naturel

Ruine de Rome, Cymbalaria muralis sur un mur en ville
Le Muséum national d’Histoire naturelle et la Fédération des conservatoires botaniques nationaux (FCBN) s’associent et intègrent des millions d’informations sur la flore française au sein de la plateforme de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN).

Logo Muséum National d'Histoire NaturellePlus de vingt années de travail auront permis, aux Conservatoires botaniques nationaux (CBN) et à leurs partenaires, de cartographier la présence des végétaux sur le territoire français en associant une espèce à sa position géographique. Toutes ces données mises en ligne sont disponibles pour le public et deviennent ainsi un outil de décision fiable pour l’élaboration et le suivi des politiques publiques.

21 millions de données sur près de 8 000 espèces françaises
Ces millions de données couvrent des espèces communes, rares et menacées. 7 800 espèces sont concernées. Parmi elles, on y trouve 1 035 espèces introduites par l’homme et 43 espèces disparues ou éteintes. Plus précisément, ces 7 800 espèces rassemblent 6 740 espèces de plantes, 840 de mousses, 150 de champignons dont des lichens et 27 de charophytes (plantes des eaux douces). En métropole, 75 espèces endémiques sont recensées : par exemple la Sabline de Provence (Arenaria provincialis) qui ne vit qu’autour de Marseille et d’Aubagne. Et, pour la Réunion, les données collectées permettent notamment d’avoir de nouvelles informations sur 730 espèces introduites sur l’île ainsi que sur des espèces endémiques telles que le Latanier de Bourbon (Latania lontaroides). (suite…)

Guide pour reconnaître les arbres et arbustes à partir de leurs bourgeons et rameaux

Bourgeons et rameaux, Bernd Schulz, Delachaux & Niestlé

Ce guide pratique permet d’identifier les ligneux à partir de l’observation de deux éléments qui ne subissent aucune modification extérieure jusqu’au début du printemps, rendant possible l’identification même en hiver : les bourgeons et les rameaux.

Une clé de détermination illustrée permet de naviguer aisément parmi les 140 familles abordées, et de reconnaître plus de 270 arbres et arbustes. Les descriptions, rangées par ordre alphabétique de noms d’espèces, sont accompagnées de dessins couleurs et d’aquarelles d’une grande finesse.

L’auteur
Bernd Schulz, forestier de formation, travaille à l’Institut de botanique de l’Université Technique de Dresde. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de botanique et est également un illustrateur d’arbres et arbustes réputé.

Bourgeons et rameaux, Bernd Schulz, Delachaux & NiestléBourgeons et rameaux
Éditions Delachaux & Niestlé

130×190 mm
192 pages
19,90 €

Flora Gallica, la première flore exhaustive des plantes vasculaires de France

Flora Gallica, flore de France, Biotope Éditions

Les éditions Biotope et la Société Botanique de France publient Flora Gallica, la première flore exhaustive des plantes vasculaires de France éditée depuis plusieurs décennies. Un événement pour les amoureux de la botanique.

Près de 15 années de travail auront été nécessaires à un comité de plus de 60 spécialistes reconnus, réunis par la Société Botanique de France (SBF) autour de Jean-Marc Tison et Bruno de Foucault, pour aboutir à ce qui est appelé à devenir un ouvrage de référence : une flore totalement refondue, allant bien au-delà d’une simple compilation des clés d’identification existantes. À jour des dernières découvertes, Flora Gallica suit la classification la plus récente, celle de l’APG III.

Flora Gallica décrit environ 6000 taxons dont près de 5000 espèces naturelles spontanées.

Flora Gallica
Format 15 x 24 cm
Environ 1500 pages.

Sommaire

  • Préface
  • Introduction générale
  • Présentation des clés
    – Abréviations utilisées
    – Signes typographiques
  • Les modèles architecturaux
  • Pour la nomenclature phytosociologique
  • Phylogénie des plantes vasculaires (Tracheophyta) de France
  • Clé générale des Tracheophyta
  • Ptéridophytes
  • Pinopsida
  • Clé générale des familles des Magnoliopsida
    – Monocotylédones (par familles de A à Z)
    – Dicotylédones (par familles de A à Z)
  • Glossaire des termes techniques
  • Index des familles, genres et espèces

Flora Gallica est disponible à la vente sur le site du Club Biotope et dans toutes les bonnes librairies au prix public de 89€.

Quelques fleurs de mon balcon

Lis asiatique Tiny 'Double You', Tagetes signata, Begonia sutherlandii et Sphaeralcea 'Newleaze Coral' sur mon balcon au printemps, Paris 19e (75)
J’ai réussi à installer toutes les plantes que j’avais achetées dans les potées et jardinières sur mon balcon. Je peux donc profiter des floraisons qui se font de plus en plus nombreuses au fil des jours. Je vous propose un petit tour de mon jardinet suspendu en photos.

Sphaeralcea 'Newleaze Coral' (Malvacées) sur mon balcon au printemps, Paris 19e (75)

Mon pied de Sphaeralcea ‘Newleaze Coral’ dont je vous ai parlé à plusieurs reprises l’année dernière a passé l’hiver sans soucis et est très vite reparti. Trop même, ses fines tiges ayant déjà pris une hauteur impressionnante. Mais ce n’est pas grave, car avec une taille avant la fin du printemps, je devrais pouvoir lui redonner un aspect plus trapu. En attendant, je profite des petites fleurs d’un bel abricot doux. J’aime décidément toujours autant !

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Les végétaux ont le sens de la rectitude

Arbre au pied de la Tour Eiffel, Paris 7e (75)

À chaque instant, les plantes effectuent des mouvements imperceptibles qui leur permettent de se maintenir debout. Elles sont soumises en effet au double défi de la gravité et du vent, et elles ne peuvent rester droites que par un contrôle actif. Pour la première fois, des chercheurs de l’INRA et du CNRS ont montré que le port dressé ne résulte pas de la seule perception de la gravité : les plantes doivent aussi percevoir leur propre courbure, et la rectifier. Ce travail permet par exemple de mieux comprendre comment les arbres forestiers peuvent rester droits au fil des ans. Le résultat de ces recherches, publié dans la revue des PNAS la semaine du 3 décembre 2012, fournit de nouvelles pistes pour l’amélioration génétique de la forme des troncs ou de la résilience à la verse des cultures(1).

Pourquoi les arbres et les blés sont droits ?
Pour conserver leur port érigé, les plantes terrestres doivent en permanence réagir activement aux perturbations liées à l’augmentation de leur masse ou à des variations d’inclinaison de leur ancrage (verse, terrains en pente). Ce contrôle postural est rendu possible par des mouvements actifs, sous l’effet moteur de la croissance différentielle ou de bois de réaction(2). Sa réussite est très importante pour la plante, mais aussi pour ses usages agronomiques (récupération des verses des céréales) ou forestiers (défauts de forme des troncs et de qualité du bois). Etudiés depuis Darwin et connus sous le nom de gravitropisme, les mécanismes de contrôle de ce mouvement actif étaient encore mal connus.

Homme dans un champ de blé, © Liliia Rudchenko - Fotolia.com

Les plantes perçoivent leur propre forme et la rectifient
Les chercheurs ont montré que les plantes ne peuvent pas maintenir leur port érigé à l’aide de la seule perception de leur inclinaison par rapport à la gravité. Il faut lui adjoindre une perception continue de la propre courbure de leurs tiges et une tendance à la rectification de celle-ci. Il s’agit ainsi d’un phénomène de proprioception, comparable à ce que l’on rencontre chez les animaux et les humains et qui permet aux organismes d’avoir le sens de leur forme et de leur mouvement. Grâce à cette découverte, les chercheurs ont proposé et validé un modèle mathématique universel reproduisant le contrôle complet des mouvements de redressement sur 11 espèces de plantes à fleurs terrestres, et sur des organes allant de la minuscule germination du blé à des troncs de peupliers. Ce modèle montre que le caractère contrôlant la dynamique du mouvement et la forme finale de la plante est un ratio entre sa sensibilité à la gravité et sa sensibilité proprioceptive, et que ce ratio doit être ajusté à la taille de la plante. De plus, une méthode de caractérisation rapide et sans contact avec la plante (par analyse d’images) de ce ratio a été développée.

Ces résultats modifient l’image que nous avions de la sensibilité des végétaux, en montrant l’importance de la proprioception, à l’instar de ce qui a cours chez les animaux et les humains. Par ailleurs, ils fournissent de nouveaux concepts et outils pour l’amélioration génétique de la capacité des cultures à être plus résilientes à la verse, et des arbres à produire des fûts rectilignes et des bois de bonne qualité. Ils aideront enfin les modélisateurs à mieux prédire les conséquences des changements climatiques, qui risquent de se traduire aussi par une modification du régime des vents.

Formes successives d’une inflorescence de l’arabette des dames (Arabidopsis thaliana) au cours de son redressement après une inclinaison à l’horizontale. On voit nettement que l’ensemble de la tige commence par se courber vers le haut, mais ensuite la partie haute se rectifie progressivement et la courbure se concentre à la base (taille de la hampe = 10 cm, durée totale 20h)
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