Les pesticides, apprenons à nous en passer !

Parce que les jardiniers amateurs sont aussi concernés par les risques liés à l’usage de pesticides sur la santé et l’environnement, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement relance à l’occasion du Salon International de l’agriculture pour la deuxième année, avec le concours du ministère chargé de l’Agriculture et de 16 partenaires, la campagne « Les pesticides, apprenons à nous en passer ! ». Chaque année, un peu moins de 5 000 tonnes de pesticides sont en effet répandus par les jardiniers amateurs dans leur jardin ou leur potager.


Cette campagne de sensibilisation nationale, qui se décline dans la presse écrite et à la radio, s’inscrit dans le cadre du plan Ecophyto 2018 qui vise, conformément à l’engagement du Grenelle Environnement, à réduire progressivement l’usage des pesticides de 50% d’ici 2018.

Sur les 17 millions de jardiniers amateurs en France, 32% estiment que ces produits sont dangereux et 20% considèrent que ces produits sont sans danger. La prise de conscience de la toxicité des pesticides s’avère très faible chez les jardiniers amateurs qui recherchent avant tout des produits efficaces, plus que des produits « bio » ou « naturels ». Pourtant, que l’on traite la pelouse pour enlever les mauvaises herbes, le potager pour supprimer les pucerons ou les arbres fruitiers pour lutter contre les champignons, l’utilisation de pesticides engendre à la fois des risques pour la santé (irritation de la peau et des poumons) et pour l’environnement (pollution des nappes phréatiques, perte de biodiversité).

C’est pourquoi Etat, collectivités locales et associations se mobilisent autour de la campagne pour sensibiliser les jardiniers amateurs, leur proposer des solutions alternatives et les aider à respecter le bon dosage en cas d’application.

Toute l’année, les partenaires de la campagne organisent des événements partout en France à destination du grand public et donnent des astuces pour jardiner autrement :
• Salon de l’agriculture : Du 19 au 27 février, Botanic assure plus de 35 ateliers d’éco-jardinage sur son stand
• 19 mars 2011 : Botanic animera dans tous ses magasins un atelier sur le potager bio à l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides
• 20 mai 2011 : La Société nationale d’Horticulture de France organise un colloque scientifique à Montpellier sur le thème « Jardiner autrement, considérer le jardin comme un véritable écosystème »

Pour plus d’informations sur la campagne et sur les manifestations à venir mais aussi pour connaître toutes les astuces de jardinage, rendez-vous sur la plate forme des jardiniers amateurs : www.jardiner-autrement.fr


Trois profils de jardiniers amateurs utilisateurs de pesticides identifiés
Une étude comportementale met en lumière la prise de conscience émergente des risques sanitaires lorsque la dangerosité des produits constitue une menace pour les proches des jardiniers amateurs et introduit la question de la responsabilité : enfants, petits enfants, animaux domestiques.

– Le « producteur »
Retraité en milieu rural possédant un potager de plus de 500 m2. Il a conscience du danger que représentent les produits phytosanitaires mais utilise des pesticides pour assurer une production, notamment, légumière.
– « L’hédoniste »
30 à 50 ans, profil plutôt féminin ou jeunes couples, jardin entre 200 et 500m2. Il a généralement conscience du risque mais il utilise néanmoins des pesticides en cas de besoin.
– Le « désimpliqué »
Plutôt urbain, 50 ans, petit jardin perçu comme un lieu de détente, ayant recours à la sous-traitance Il a recours aux pesticides par nécessité sans avoir réellement conscience du danger.

Les hédonistes et producteurs montrent aussi une sensibilité accrue aux risques des pesticides du potager pour l’alimentation individuelle.

 

Commentaires (3)

  1. Anne

    on vient d’interdire la vente donc la production de médicaments anti douleurs si utiles à tous les gens qui souffrent physiquement et on laisse courir les pesticides , on marche vraiment sur la tête

  2. Laurent

    Ceci dit (en complément à mon commentaire sur l’autre article), je trouve que la publicité pour les pesticides et les engrais chimiques devrait être purement et simplement interdite. Je ne dis pas qu’il faut interdire (tous) les produits, mais de là à laisser l’industrie faire croire que pour avoir un beau gazon, il faut le pulvériser d’engrais, ce n’est pas nécessaire.

  3. jpp

    J’ai déjà eu l’occasion de dire pourquoi je félicite des associations telles que Graine de jardins (jardins partagés Ile de France) de ne pas être signataires de l’accord.
    Sous couvert de moraliser la situation, l’accord stigmatise les jardiniers et innocente l’industrie chimique. On va mettre des éco -guides au rayon jardinage des super marchés(les jours de promotion pour les géraniums sans doute). Et tout va continuer comme avant.

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