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Impact à grande échelle des pesticides sur les papillons et bourdons des jardins privés de France

Abeille sur fleur de crocus, photo © Marek Walica / Fotolia
Des chercheurs du Centre des sciences de la conservation (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/UPMC) et de l’Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis ont démontré pour la première fois les effets de l’emploi de pesticides par les particuliers en France. Les scientifiques se sont basés sur des données de sciences participatives et montrent, à l’échelle d’un pays, l’impact de l’utilisation des pesticides par les jardiniers amateurs sur les insectes floricoles. Ces effets varient selon l’environnement, peuvent être indirects et toucher des organismes non visés initialement. Ces résultats sont publiés dans la revue Biological Conservation.
En milieu urbain, les jardins privés représentent une ressource importante en termes de nourriture et d’abri pour les espèces animales. Pourtant, l’impact des pratiques de jardinage sur ces espèces, en particulier l’utilisation de pesticides, est très difficile à évaluer à grande échelle du fait, d’une part de l’absence de mesures
standardisées et d’autre part de la difficulté d’accès à des propriétés privées. En milieu agricole, les modes de culture ou d’utilisation de produits phytosanitaires ont des impacts avérés sur la biodiversité : il est donc probable que de tels effets existent également dans les jardins privés. Les auteurs de cette publication ont évalué les effets à grande échelle des pratiques de jardinage sur deux groupes importants d’insectes floricoles, les papillons de jour et les bourdons, à partir des données collectées dans le cadre de l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins.
Leurs analyses montrent que papillons et bourdons sont moins abondants dans les jardins traités avec des insecticides, ce qui était attendu, mais aussi dans ceux traités par des herbicides. À l’inverse, ces insectes sont plus abondants lorsque les jardiniers utilisent de la bouillie bordelaise, des fongicides et des granulés anti-limaces. Si l’impact des insecticides sur les insectes est direct, celui des herbicides serait indirect, en limitant les ressources disponibles pour les papillons et les bourdons. Les autres pesticides étudiés auraient, eux, un impact positif indirect, favorisant des plantes plus vigoureuses qui offrent alors davantage de ressources aux insectes. Par ailleurs, l’impact des pesticides varie selon le type de paysage : les effets négatifs des insecticides sont plus importants en milieu urbain. Cela serait dû à la difficulté de recolonisation des jardins traités dans une matrice urbaine hostile aux insectes floricoles.

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Lancement du site Jardiner autrement

Dédié aux jardiniers amateurs, le site www.jardiner-autrement.fr est un véritable outil d’informations, simple, concret et accessible à tous.


Réalisée par la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF) avec le soutien du Ministère de l’Écologie et du Développement durable, cette plate-forme de référence est une des mesures de sensibilisation prévue par le plan Ecophyto 2018 qui vise à réduire progressivement l’usage des pesticides de 50% d’ici 2018, engagement du Grenelle Environnement.

Le site offre des conseils personnalisés de jardiniers passionnés et d’experts pour :

  • connaître les risques liés à l’utilisation des pesticides sur la santé et l’environnement : dangerosité des produits phytosanitaires, précautions nécessaires en cas d’usage et bonnes pratiques à adopter.
  • développer des conditions favorables à l’épanouissement des végétaux : choix de variétés adaptées au milieu, bonnes associations de cultures, espacement des semis…
  • renouveler l’esthétique de son jardin en recréant un écosystème semi naturel (haies, prairie fleurie, étang et mare) susceptible d’accueillir la biodiversité tels que le hérisson, les oiseaux, les crapauds et les vers de terre.
  • savoir observer et identifier les maladies pour apporter des solutions adaptées et privilégier des méthodes alternatives : désherbage manuel, paillage…

Le site Jardiner autrement donne aux internautes des informations fiables et actualisées, un calendrier des événements organisés dans toute la France, des témoignages en images, pour partager les bonnes pratiques au quotidien et mettre en place un jardinage responsable.

Retrouvez en ligne les témoignages de :

Concours « Jardiner autrement, réduisons l’usage des pesticides »

La Société Nationale d’Horticulture de France lance un grand concours national « Jardiner autrement, réduisons l’usage des pesticides » pour les jardiniers amateurs.


Ce concours, organisé en partenariat avec les principaux organismes et associations actifs dans le monde du jardin, est gratuit et ouvert jusqu’au 15 avril 2011.

Férus de jardinage ou jardiniers en herbe ? Que vous ayez un potager, un jardin d’agrément, des plantes en pot d’intérieur ou d’extérieur, le concours des jardiniers amateurs n’attend que vous ! Vous résidez en France métropolitaine et vous connaissez des pratiques alternatives à l’usage de pesticides, inscrivez-vous et partagez vos connaissances !

Les démarches des jardiniers amateurs, les plus efficaces, originales et faciles à mettre en œuvre pour réduire l’usage des pesticides dans son jardin, seront récompensées par un comité d’experts.

Les cinq premiers lauréats gagneront un week-end pour deux personnes en Anjou, au cours duquel ils pourront rencontrer des personnalités du monde horticole et découvrir cette belle région. Les cinq suivants remporteront de superbes ouvrages sur les plantes et le jardinage.

Tous les témoignages, expériences et petites astuces seront relayés sur le site dédié aux jardiniers amateurs www.jardiner-autrement.fr qui, dès le mois d’avril 2011, deviendra l’outil incontournable des jardiniers.

Retrait des dossiers
– Sur le site www.jardiner-autrement.fr,
– À la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF).
Clôture des inscriptions le 15 avril 2011.

Les pesticides, apprenons à nous en passer !

Parce que les jardiniers amateurs sont aussi concernés par les risques liés à l’usage de pesticides sur la santé et l’environnement, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement relance à l’occasion du Salon International de l’agriculture pour la deuxième année, avec le concours du ministère chargé de l’Agriculture et de 16 partenaires, la campagne « Les pesticides, apprenons à nous en passer ! ». Chaque année, un peu moins de 5 000 tonnes de pesticides sont en effet répandus par les jardiniers amateurs dans leur jardin ou leur potager.


Cette campagne de sensibilisation nationale, qui se décline dans la presse écrite et à la radio, s’inscrit dans le cadre du plan Ecophyto 2018 qui vise, conformément à l’engagement du Grenelle Environnement, à réduire progressivement l’usage des pesticides de 50% d’ici 2018.

Sur les 17 millions de jardiniers amateurs en France, 32% estiment que ces produits sont dangereux et 20% considèrent que ces produits sont sans danger. La prise de conscience de la toxicité des pesticides s’avère très faible chez les jardiniers amateurs qui recherchent avant tout des produits efficaces, plus que des produits « bio » ou « naturels ». Pourtant, que l’on traite la pelouse pour enlever les mauvaises herbes, le potager pour supprimer les pucerons ou les arbres fruitiers pour lutter contre les champignons, l’utilisation de pesticides engendre à la fois des risques pour la santé (irritation de la peau et des poumons) et pour l’environnement (pollution des nappes phréatiques, perte de biodiversité).

C’est pourquoi Etat, collectivités locales et associations se mobilisent autour de la campagne pour sensibiliser les jardiniers amateurs, leur proposer des solutions alternatives et les aider à respecter le bon dosage en cas d’application.

Toute l’année, les partenaires de la campagne organisent des événements partout en France à destination du grand public et donnent des astuces pour jardiner autrement :
• Salon de l’agriculture : Du 19 au 27 février, Botanic assure plus de 35 ateliers d’éco-jardinage sur son stand
• 19 mars 2011 : Botanic animera dans tous ses magasins un atelier sur le potager bio à l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides
• 20 mai 2011 : La Société nationale d’Horticulture de France organise un colloque scientifique à Montpellier sur le thème « Jardiner autrement, considérer le jardin comme un véritable écosystème »

Pour plus d’informations sur la campagne et sur les manifestations à venir mais aussi pour connaître toutes les astuces de jardinage, rendez-vous sur la plate forme des jardiniers amateurs : www.jardiner-autrement.fr


Trois profils de jardiniers amateurs utilisateurs de pesticides identifiés
Une étude comportementale met en lumière la prise de conscience émergente des risques sanitaires lorsque la dangerosité des produits constitue une menace pour les proches des jardiniers amateurs et introduit la question de la responsabilité : enfants, petits enfants, animaux domestiques.

– Le « producteur »
Retraité en milieu rural possédant un potager de plus de 500 m2. Il a conscience du danger que représentent les produits phytosanitaires mais utilise des pesticides pour assurer une production, notamment, légumière.
– « L’hédoniste »
30 à 50 ans, profil plutôt féminin ou jeunes couples, jardin entre 200 et 500m2. Il a généralement conscience du risque mais il utilise néanmoins des pesticides en cas de besoin.
– Le « désimpliqué »
Plutôt urbain, 50 ans, petit jardin perçu comme un lieu de détente, ayant recours à la sous-traitance Il a recours aux pesticides par nécessité sans avoir réellement conscience du danger.

Les hédonistes et producteurs montrent aussi une sensibilité accrue aux risques des pesticides du potager pour l’alimentation individuelle.

 

Accord cadre sur l’usage des pesticides par les jardiniers amateurs

Dans le cadre de la Semaine du Développement durable, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Écologie, signe un accord cadre sur l’usage des pesticides par les jardiniers amateurs aujourd’hui, vendredi 2 avril, à 11h30 à la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), au 84, rue de Grenelle, 75007 Paris.

Le milieu non-agricole (jardiniers amateurs, collectivités locales) représente 5% des usages de pesticides en France et pourrait être à l’origine d’une part importante de la pollution de l’eau.

Alors que le Grenelle Environnement a fixé comme objectif une réduction de 50% des pesticides d’ici 2018, cet accord cadre rassemble les principaux acteurs de la distribution des pesticides et des moyens alternatifs de gestion de la végétation et de protection des plantes, ainsi que les plus grandes associations de jardiniers amateurs afin de :
– soutenir l’amélioration des pratiques des  jardiniers amateurs en privilégiant l’entretien du jardin sans produits chimiques,
– favoriser et soutenir les démarches permettant d’améliorer la connaissance individuelle des jardiniers, la formation des vendeurs et la connaissance des organismes nuisibles ;
– promouvoir les méthodes alternatives réduisant l’usage des pesticides et favorisant la biodiversité.

Les signataires de l’accord :
– L’association des Jardiniers de France,
– l’Association des journalistes du jardin et de l’horticulture (AJJH),
– les Artisans du végétal,
– le Conseil national des jardins collectifs et familiaux,
– la Fédération des magasins de bricolage et de l’aménagement de la maison,
– la Fédération nationale des métiers de la jardinerie,
– la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs,
– le Jardin du cheminot,
Noé conservation,
– la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF),
– l’Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces verts (UPJ).