Temps frais et humide, mon bégonia bleuit

//Temps frais et humide, mon bégonia bleuit

Temps frais et humide, mon bégonia bleuit

Je vous ai déjà parlé du phénomène d’iridescence qui caractérise certains feuillages de sélaginelles et de bégonias, notamment le célèbre bégonia bleu (Begonia pavonina) de Patrick Blanc. Le temps très humide et frais de ces derniers jours, accompagné d’une faible luminosité, a donné de superbes reflets bleus à mes pieds de bégonias vivaces (Begonia grandis ssp. evansiana).

Phénomène d'iridescence du feuillage

Begonia grandis ssp. evansiana 'Alba' aux feuilles bleutées sur mon balcon, mi août 2010, photo Alain Delavie

Un bleu encore plus accentué sur la forme aux feuilles à revers pourpre.

Phénomène d'iridescence sur feuillage

Begonia grandis ssp. evansiana aux feuilles bleutées sur mon balcon, mi août 2010, photo Alain Delavie

C’est quand même bien bleu !

By |2010-08-17T21:51:23+00:00août 19th, 2010|plante bulbeuse|7 Comments

About the Author:

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste, spécialisé dans le jardinage et la météorologie. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Rustica Hebdo et conseiller éditorial du site www.rustica.fr

7 Comments

  1. alain of paris 20 août 2010 at 18 h 06 min

    La grande époque pour les collectionneurs de bégonias, qui ont eu pendant quelques années des producteurs aux gammes extraordinaires… Souhaitons que de nouveaux passionnés reprennent vite le flambeau.

  2. alain of paris 20 août 2010 at 18 h 00 min

    Mon impatiens sodenii rosit avec les températures fraîches. Marrant ces fleurs thermomètres.

  3. Sylvaine 19 août 2010 at 19 h 53 min

    Jolis reflets ! 🙂
    Mes calaments fleurissent blancs tout l’été et dès que les températures fraichissent en automne, les fleurs deviennent bleues.

  4. Laurent 19 août 2010 at 17 h 42 min

    Super! Pour le moment, elles ont plutôt un vert d’un « kaki qu’il faut aimer », j’attends de voir si elles fleuriront avant les gelées. Il faut dire qu’elles venaient d’un troc vert et étaient dans des pots de 6cm. Mini, mini…

  5. Noémie Vialard 19 août 2010 at 14 h 43 min

    Laurent, si tes plantes fleurissent, tu en auras au moins 10 l’an prochain: A l’aisselle des feuilles, en automne, se trouvent des bulbilles. En tombant au sol, elles font des nouveaux bébés. sol humifère, mi-ombre , n’est-ce pas?

  6. Laurent 19 août 2010 at 13 h 43 min

    J’adore les histoire comme ça, Noémie! 😉 Et je suis heureux d’apprendre qu’elle tient aussi bas. Pour une fois, quand je l’ai trouvée ce printemps, vu le prix, j’en ai pris deux (une à laisser en place, une à rentrer), il semble que j’en aurai encore (au moins) deux au printemps prochain.

  7. noemie 19 août 2010 at 9 h 44 min

    Les miens sont bien verts! Pas encore de reflets bleutés. et le pourpre du dessous des feuilles est..pourpre à souhait! Les innombrables pieds s’étendent sur 4m².Et j’en donne en moyenne une centaine de bébés par mois, chaque année, de juin à octobre!!!
    La forme entièrement verte s’étend beaucoup moins, car elle n’est pas en de bonnes conditions: au soleil, et trop près d’un arbre qui pompe la moindre goutte d’eau.
    Plante magique, pour moi qui la cultive depuis 1983, et qui a supporté les températures de -23, en 84 85, lors d’un hiver plus que rigoureux! Elle est attachée, à jamais, au souvenir de Vincent Millerioux, un horticulteur à l’ancienne, mais qui, en plus des pelargos tout bêtes qu’il vendait à Rungis, collectionnait les fuchsias et les bégonias (la collection de Rochefort vient de chez lui). C’était un peu mon grand père spirituel. Patrick Blanc lui rapportait ses trouvailles, de ses voyages lointains. C’est ainsi qu’il avait le begonia grandis en culture. Mais aussi le fameux bégonia bleu. Lorsque Patrick a trouvé ce bégonia bleu,B. pavonina, dans un coin de foret de Malaisie, il a d’abord pensé que c’était un morceau de plastique de sac poubelle, tellement la couleur était vive!!! Vincent Millerioux les cultivait au sol, sous ses tablettes, afin qu’ils soient à l’ombre, car à la lumière ils n’ont pas cette couleur incroyable.

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