Archive journalières: 18 août 2010

Lysimaque de Chine, lysimaque à col de cygne

Le parc André Citroën dans le 15è arrondissement de Paris permet d’admirer des fleurs ou des plantes à feuillage décoratif que l’on ne voit pas dans tous les jardins ou les autres parcs parisiens. Une visite estivale dans le Jardin Noir permet de rencontrer la lysimaque à col de cygne (Lysimachia clethroides) qui se penche vers vous du haut de son gradin.

Plante vivace estivale

Lysimaque de Chine (Lysimachia clethroides) dans le Parc André Citroën (Paris 15e), août 2010, photo Alain Delavie

Cette plante vivace forme des touffes denses qui peuvent atteindre jusqu’à 1 m de hauteur quand elle est cultivée dans un sol riche et frais, voire humide. De juillet à septembre, elle donne de curieuses inflorescences courbées, composées d’une multitude de petites fleurs blanches étoilées.

Plante vivace à floraison estivale

Lysimaque de Chine (Lysimachia clethroides) dans le Parc André Citroën (Paris 15e), août 2010, photo Alain Delavie

La disposition surélevée en gradin permet de mieux admirer cette fleur d’été originale et charmante. Une plante à installer près du passage pour contempler tout à loisir ses inflorescences coudées.

Plante vivace à floraison estivale

Lysimaque de Chine (Lysimachia clethroides), juillet 2010, photo Alain Delavie

Le feuillage vert vif à vert clair est caduc. Il prend des teintes rouge orangé en automne, plus accentuées quand la plante est cultivée en plein soleil. Mais elle accepte très bien la mi ombre aussi. Il faut dire qu’elle est particulièrement robuste et se montre volontiers envahissante quand le terrain lui convient. Ses racines traçantes ont vite fait de coloniser l’espace réservé aux plantes voisines. À surveiller, surtout dans les petits jardins. En bac, elle pousse très bien mais réclame des arrosages très réguliers et copieux qui peuvent vite devenir fastidieux.

Beaucoup d’eau, tomates fendues

Les deux jours de pluie sans interruption ou presque ont bien détrempé les jardins et Paris. Mais l’effet ne s’est pas fait attendre sur les tomates cerises déjà presque mûres. Gonflées par l’afflux soudain d’eau, elles s’éclatent dès qu’elles sont à point.

Problème de culture sur tomate cerise

Tomate cerise fendue du fait d'un excès d'arrosage (temps pluvieux), août 2010, photo Alain Delavie

Ce n’est pas joli et très présentable, mais en les cueillant immédiatement, je n’en perds aucune. Il faut juste les croquer tout de suite !

Problème de culture sur tomate cerise

Tomate cerise fendue du fait d'un excès d'arrosage (temps pluvieux), août 2010, photo Alain Delavie

Ce fendillement est aussi fréquent quand on arrose trop les pieds de tomates par temps sec. Certaines variétés sont plus sensibles que d’autres à ce phénomène. Mes tomates cerises F1 ‘Super Sweet 100’ sont très sensibles à l’éclatement… Mais délicieuses aussi !

Jarres de buis dans les airs

À défaut de rebords de fenêtres suffisamment larges ou de balcon, les idées les plus surprenantes peuvent naître pour mettre plus de verdure dans cette grande ville qu’est Paris. Comme ces boules de buis installées dans des grandes jarres vernissées, suspendues sur la façade d’un restaurant de l’avenue Jean Jaurès (Paris 19e).

Jardin de façade et nature en ville

Jarre et faux buis, façade du Bistrot 190, avenue Jean Jaurès (Paris 19e, 75), août 2010, photo Alain Delavie

Solidement arrimées par en-dessous et sur les côtés, ces belles potées ne risquent pas de tomber sur les passants. Et les promeneurs ne risquent pas d’être arrosés lors d’un arrosage. Les buis sont en plastique !

Jardin de façade et nature en ville

Jarre et faux buis, façade du Bistrot 190, avenue Jean Jaurès (Paris 19e, 75), août 2010, photo Alain Delavie

Mais la nature veille et reprend vite ses droits. Dans deux des jarres poussent un jeune érable et un buddléia, qui se contentent de l’eau du ciel parisien. L’arbre aux papillons fleurit allègrement.

Jardin de façade et nature en ville

Jarre et faux buis, façade du Bistrot 190, avenue Jean Jaurès (Paris 19e, 75), août 2010, photo Alain Delavie

Les potées sont vivantes et fleurissent même ! Amusant, non ?