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Trop de mineuses et les marronniers font grise mine…

Un article dans l’édition parisienne du Parisien d’aujourd’hui fait état des dégâts que subissent les marronniers de la capitale du fait d’une invasion chaque année plus forte de mineuses (Cameraria horidella).
Des petits papillons dont les chenilles perforent les feuilles et pénètrent sous le limbe en faisant des galeries (les mines), avec pour résultat une chute anticipée du feuillage dès la fin du mois de juillet. Ces attaques sont fortes sur les marronniers blancs (Aesculus hippocastanum), les rouges (Aesculus x carnea) étant plus résistants.
Et ils font grise mine les marronniers de Paris en ce moment, avec leur feuilles souvent très fortement desséchées, d’un marron qu’on s’attendrait à voir plutôt en automne. Il n’y a pas qu’à Paris d’ailleurs, car je suis allé la semaine dernière sur les bords de la Loire à Chaumont-sur-Loire (41), tous les marronniers étaient aussi dans un piteux état.Si vous avez des feuilles mortes qui tombent chez vous, sur votre balcon, votre terrasse, dans votre cour ou dans votre jardin, ramassez-les aussitôt et brulez-les (à Paris, c’est difficile pour ne pas dire très risqué) ou apportez-les dans une déchetterie qui fait du compost (mais il faut une température de 40°C pour tuer les larves qui parasitent encore les feuilles mortes et risquent de contaminer d’autres marronniers). Il est aussi possible de les enfouir profondément dans la terre en veillant de ne pas les extraire par un nouveau labour tant que les limbes ne sont pas entièrement décomposés. Bref, on ne laisse pas les feuilles s’envoler !

Impatiens : les ennuis commencent !

Les quelques jours de grande chaleur que Paris a connu depuis le début de l’été ne m’ont pas paru inquiétants pour mes impatiens, très sensibles à la sécheresse de l’air. Mais voici la première attaque sérieuse d’araignées rouges.Ces parasites piqueurs suceurs de sève sont pratiquement invisibles à l’oeil nu tellement ils sont petits. Mais quand ils prolifèrent, les feuilles prennent un aspect argenté, plombé comme sur la photo. Des fines toiles apparaissent au revers. Quand l’attaque devient plus forte, les feuilles se dessèchent et tombent, ce que vont finir par faire les feuilles attaquées.
Les traitements chimiques sont trop forts le plus souvent et brulent le feuillage encore plus que les acariens ne le font. Je vais couper les feuilles les plus atteintes, en espérant que l’invasion ne va pas se poursuivre. Et je vais vaporiser de l’eau plus souvent sur les feuilles car les araignées rouges n’aiment pas l’humidité (la suspension est abritée des pluies, elle n’est donc jamais détrempée par une bonne ondée). Dommage, la potée commençait à avoir belle allure. Mais chaque année c’est la même chose avec les Impatiens Walleriana-Hybrides, décidément trop fragiles pour Paris et surtout mon balcon.

Opération tuteurage contre les pigeons

Depuis deux jours, je retrouve ma belle touffe de coeur-de-Marie blancs complètement éclatée, avec des morceaux cassés au petit matin.Pas de doute à avoir, le couple de pigeons ramiers est revenu. J’avais été à peu près tranquille cette année alors que l’année dernière, ils se sont abattus sur mes armoises, dans les coeurs-de-Marie (et oui, déjà, mais pas les mêmes) et les sceaux de Salomon, provoquant des dégâts conséquents. C’est qu’ils sont gros, les animaux !
Petit tour dans la matinée chez Truffaut en bord de Seine pour trouver des tuteurs, afin de redresser les tiges couchées et de les stabiliser.
J’ai trouvé un tuteur en arceau, que je me suis empressé de poser dès mon retour. Le plus difficile, c’est de soulever et rassembler les tiges des coeurs-de-Marie, cassantes comme du verre. J’en ai profité pour nettoyer et enlever les rameaux ou feuilles abimées.Et voici le résultat, tiges redressées et touffe resserrée. J’espère seulement qu’elle pourra résister à l’atterrissage des mastodontes volants… A suivre !

Météo pourrie, les limaces attaquent !

Horreur, malheur, les limaces attaquent. Elles ont brouté l’une des belles feuilles de mon bégonia rustique (Begonia grandis ssp. evansiana). Rien d’étonnant avec cette météo de m… et ces averses à répétition. Mais au 5ème étage !
Et oui, même sur un balcon situé en hauteur dans les étages, les limaces sont à redouter. Elles n’ont pas fait de l’escalade le long du mur, elles n’ont pas emprunté l’ascenceur ou l’escalier, non, la vérité est plus effroyable. C’est moi, le jardinier, oui moi qui les a introduites dans ma petite jungle urbaine !
Tout simplement avec les petits pots achetés ou rapportés d’une jardinerie, d’une pépinière ou d’une fête des plantes. Bien cachées sous le pot, dans les rainures, ou carrément dans la terre car les limaces les plus terribles sont celles qui ne se montrent que rarement, vivant la journée enfouies dans le sol ou sous les feuillages dans l’ombre la plus humide.
Le week-end dernier en rempotant mes derniers achats, j’en ai déniché quelques unes, des petites grises visqueuses que je me suis empressées de livrer à l’appétit des oiseaux du coin. Grand saut du 5ème, splach silencieux sur le macadam, le meurtre de limace a été rapide… Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à les emporter pour les jeter dans le canal, livrées à la voracité des nombreux poissons qui frétillent dans les eaux vertes. Ah, si j’avais une petite poule sur le balcon, je n’aurai plus de problème… Mais il y aurait du pugilat avec Iris la chatte qui ne supporte pas de représentant de la gente ailée. Tant pis, je vais guetter, pister les traces baveuses pour remonter jusqu’au coupable vorace !