3 juin 2014 – Paris côté jardin

Archive journalières: 3 juin 2014

11ème édition de Jardins Jardin aux Tuileries du 6 au 9 juin 2014

Affiche du salon Jardins Jardin 2014
“Inventons les natures urbaines”, Village du design d’Extérieur, Micro-jardins, Green Guerilla, Ville fertile, Urban Farming, Design & Végétal, Architecture participative, concours de l’Innovation, exposition d’écoles internationales… En 2013, Architecture verte, Agriculture urbaine, première intitiative de recyclage des plantes au profit d’associations… Voici quelques uns des thèmes citoyens initiés par « Jardins, Jardin aux Tuileries » depuis sa création. Depuis 10 ans, « Jardins, Jardin » s’est imposé comme la manifestation de référence pour les tendances du jardin urbain, et pour sa 11ème édition, explore toujours et encore de nouveaux territoires pour dessiner la ville “vivante” du futur.

Un potager urbain géant pour les Tuileries
Le Louvre confie à Jardins, Jardin la transformation du potager des Tuileries dans le respect de sa composition pour devenir un lieu expérimental des modes de culture en milieu urbain. La surface actuelle du potager se verra doublée pour la manifestation. Aux modes de culture dit “traditionnels” en pleine terre, seront présentées les toutes dernières techniques internationales de culture hors sol rassemblant 500 plants, 70 variétés de légumes et plantes aromatiques de collection. Sur le pourtour du potager, on découvrira la culture hydroponique, en aéroponie (culture en colonnes), en gouttière, sur pain de laine de roche, sur ballot de paille, sur substrat dans un contenant, en bac, en pot, en BacSac, dans des pneus, des bidons, tonneaux, caisses de récupération… transformant ce jardin en potager géant expérimental.

Les animations autour du potager
En cuisine ! Le chef Eric Trochon, meilleur ouvrier de France, professeur à la Haute École de Cuisine Ferrandi et chef du restaurant Semilla à Paris sera aux commandes de deux Masterclass d’ateliers cuisine d’une heure et demi chacune par jour (samedi, dimanche et lundi). La première traitera des légumes, l’autre des herbes fraîches ou séchées.
Les Jardins de Courances, nouveau maraîcher bio venu du célèbre château et parc en Essonne, organiseront une vente permanente de légumes et fourniront les paniers pour les ateliers culinaires.
Des ateliers pour enfants organisés par Génération Jardin. Coté librairie, les Éditions Ulmer, la Nef des Livres et Botanique Éditions, présenteront des ouvrages dédiés à l’agriculture urbaine et organiseront de nombreuses signatures. La Ferme urbaine proposera une foultitude d’animations.

La plus grande ferme urbaine s’installe au coeur de Paris
En 2011, « Jardins, Jardin » présentait en avant-première les tendances de “l’Urban Farming” avec des poulaillers urbains et des ruches au Village du design. En 2014, « Jardins, Jardin » voit grand autour du potager expérimental et présentera de nombreuses formes contemporaines et innovantes d’habitat pour animaux adaptés à la ville, notamment les poules et les lapins, mais aussi des ruches, nichoirs et hôtels à insectes. Aujourd’hui ces animaux dont il existe de nombreuses races allient l’utile aux joies d’avoir un véritable animal de compagnie.

Le paysage
Jardins, Jardin c’est avant tout la présentation de Jardins “urbains de concepteurs” présentés dans “un” jardin, celui des Tuileries.
12 grands jardins, 19 terrasses et 6 balcons réalisés par des paysagistes confirmés ou émergeants seront présentés cette année.

  • Les grands jardins
    Douze “grands jardins” de 50 à 100 m2 vont prendre place dans le Carré du Sanglier et sur la terrasse derrière le musée de l’Orangerie.
    Créés par des paysagistes, architectes, designers, artistes confirmés y compris la jeune génération, ces jardins d’exception mettent l’imagination au pouvoir dans une approche esthétique sensible. Ces jardins expriment l’image de leur créateur, l’image d’une marque ou encore l’expertise de professionnels du paysage.
    Les paysagistes des jardins de 2014 : Amaury Gallon/Jardins de BabyloneLuc Echilley/Carré des JardiniersOlivier Riols/Capsel – Catherine de Mitry, Nicolas de Brignac – Pierre Alexandre Risser/Horticulture et JardinsChristian FournetLes Jardins de GallyStudio R by Julien Rhinn – Pascal Laforge /Truffaut – Didier Danet.
  • Les terrasses et balcons
    Ces espaces de 15 à 25 m2 pour les terrasses et de 7 à 10 m2 pour les balcons, très accessibles en terme de budget de réalisation, permettent à de jeunes créateurs de présenter leur savoir-faire et de se faire connaître. Un vingtaine de créations seront présentées au total. Plébiscités par le public, ces exercices de style se veulent être une réponse aux tendances actuelles du marché : quel propriétaire d’une terrasse ou d’un balcon ne s’est pas demandé un jour : quelles fleurs planter sur ma terrasse sans soleil, ou sur mon balcon exposé plein sud ?
    Un espace situé sur la Terrasse du bord de l’eau sera réservé à l’aménagement des balcons, chacun présentant sur une même superficie une réponse à des problématiques comme l’exposition, le vent, l’eau.
    Les terrasses, quant à elles, seront installées en pied de mur face au Carré du Sanglier.
    Les paysagistes des terrasses et balcons de 2014 : Déco Terrasse – Denis Maloigne Paysage et Luc Meinrad – Gabriel Rochard – Didier Fogaras – Cécile Daladier et Nathalie Adam – Jérôme Marcadé – Florian Carnet – Francis Arsène/Arzinc – Dammann Frères – Création Chataignier.
    Un concours pour les Terrasses a été lancé en décembre 2013 avec le magazine professionnel Profession Paysagiste. L’équipe lauréate, Denis Maloigne Paysage et Luc Meinrad /Oupapo, présentera leur réalisation “Bees in the City”, en exclusivité à « Jardins, Jardin ».

(suite…)

Grand concours organisé par l’AJJH pour tous les amoureux de beaux jardins

Le « Prix du Jardin de l’Année » organisé par l’Association des journalistes du jardin et de l’horticulture (AJJH) fête cette année ses 10 ans. Pour l’occasion,  l’AJJH organise un grand concours pour tous les amateurs de jardins.

Les Jardins de Séricourt, Jardin de l'Année 2012, AJJH« Prix du Jardin de l’année »
Il est attribué par un jury de journalistes et de photographes. Ces jardins sont sélectionnés parce qu’ils sont singuliers, offrent un intérêt en toute saison, et parce que l’AJJH aime que leurs créateurs-jardiniers aient le désir de les partager avec le public.
L’AJJH, rassemble, depuis 47 ans, 147 journalistes, 152 professionnels et 25 agences de presse.
Botanic et le Salon du Végétal, les deux partenaires de l’AJJH, soutiennent le Prix du Jardin de l’année depuis 10 ans.

Le concours

  • Qui peut jouer ?
    Les blogueurs, les adeptes des réseaux sociaux et les contributeurs à des sites Internet, passionnés de jardin.
  • Comment jouer ?
    Visiter au moins l’un des 25 jardins primés dont les coordonnées sont sur le site internet de l’AJJH. Rencontrer leurs créateurs-jardiniers avant la fin août 2014. Publier (texte et photos) ses impressions sur un blog, les réseaux sociaux ou un site Internet avant le 31 août 2014 en envoyant le lien à contact@ajjh.org.
  • Comment gagner ?
    Les publications les plus attractives seront sélectionnées par un jury* composé de journalistes et de photographes, membres de l’AJJH. Les dix premiers gagneront l’un des dix lots mis en jeu.

(* Le jury est souverain dans ses décisions. Le règlement du concours est disponible sur le site Internet de l’AJJH) (suite…)

Quand on parle du loup…

Le jeudi 5 juin 2014 à 19h dans l’auditorium du musée de la Chasse, vous pourrez assister à la conférence « Le retour du sauvage » dans le cadre du cycle de conférences thématiques sur le rapport de l’homme à la nature et à l’animal.

Loup gris, photo © f:2.8 by ARC / Fotolia.com
Source de controverses depuis son retour en France il y a vingt ans, le loup fascine et dérange. Alors qu’il était jusqu’à sa disparition, dans les années 1930, l’ennemi à éradiquer, il est aujourd’hui protégé, ce qui pose la question de la cohabitation entre l’animal et les activités humaines. Élusif, ubiquitaire, le prédateur se fond dans un nouveau paysage. Le loup d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. Comment le (re)connaître et vivre avec lui ?

Rencontre avec :
Gérard Bédarida, président de l’association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCG),
Jean-Marc Moriceau, historien des sociétés rurales, spécialiste de l’histoire des relations entre l’homme et le loup,
Antoine Nochy, ingénieur écologue.

Le nombre de places est limité. Inscription obligatoire : 01 53 01 92 40 ​​/​ conf-expo@chassenature.org

Auditorium du musée de la chasse,
Fondation François Sommer pour la chasse et la nature

60, rue des Archives, 75003 Paris.

Colloque « Quelle nature en ville ? Pour vivre mieux et s’adapter au changement climatique »

Le changement global de notre environnement – dont le changement climatique n’est qu’un des volets au côté de la perte de biodiversité et les atteintes aux écosystèmes – a une influence de plus en plus prégnante sur le milieu urbain et ses habitants. Qu’il s’agisse d’inondations, de phénomènes climatiques inhabituels comme les canicules, ou de la propagation d’agents pathogènes (bactéries, allergènes…), comment s’y préparer ?

Logo Natureparif
Parmi les nombreuses solutions avancées pour s’adapter à ces bouleversements, la technologie revient (trop) souvent sur le devant de la scène : mieux canaliser les berges pour éviter les crues, se protéger des îlots de chaleur en climatisant les rues ou en peignant les toits en blanc pour augmenter l’albédo. Ces « pansements » de dernière minute illustrent une vision de court terme qui délaisse l’écologie scientifique, laquelle reconnaît pourtant une relation d’interdépendance entre l’érosion de la biodiversité et l’accélération du changement climatique. Ainsi, selon les écologues, c’est en renforçant la biodiversité dans toutes ses composantes (génétique, spécifique et fonctionnelle), en lien avec les autres composantes de l’environnement que les villes pourront s’engager sur la voie de la résilience.

Les études scientifiques viennent le confirmer : la végétation urbaine rafraîchit l’air ambiant et aide à lutter contre l’effet d’îlot de chaleur. La bonne santé des sols favorise le cycle de l’eau et facilite le stockage du carbone. Le maintien et la restauration des espèces, de leurs habitats et de leurs interactions sont aussi un moyen de se prévenir intelligemment des espèces invasives. En conséquent, de plus en plus de villes ont choisi d’agir plutôt que de subir, en misant sur un retour de la biodiversité urbaine pour renforcer leur capacité d’adaptation à long terme. Mais une question demeure : de quelle nature parlons-nous ? Laquelle voulons-nous ? Quelle cohérence scientifique dans les choix ? Pour les chercheurs, la ville est un formidable terrain d’expérimentation pour y répondre et mettre en œuvre des « mesures sans regrets ». Elles exigent une vision globale et pluridisciplinaire des enjeux, au-delà des approches paysagères traditionnelles. En somme, comment substituer l’infrastructure grise (stations d’épuration, berges et bâtiments minéraux) par l’infrastructure verte (zones de lagunage, berges végétalisées, bâtiments favorables à la biodiversité etc.) pour améliorer la santé et le bien-être des citadins ?

Le 5e colloque de Natureparif – l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France – en partenariat avec l’IFORE, et avec le réseau Urban Climate Change Research Network (UCCRN) et la Society for Urban Ecology (SURE), a pour objectif principal de partager les connaissances, enjeux et pratiques dans les grandes métropoles mondiales et d’en discuter la réussite. Il se déroulera les 4 et 5 juin 2014 à la Halle Pajol à Paris, et sera prolongé par des visites de terrains à la rencontre des acteurs franciliens les 6 et 7 juin.

Auberge de jeunesse Paris Pajol
20, Esplanade Nathalie Sarraute, 75018 Paris.
Tél. : 01 40 38 87 90.

Les inscriptions, le programme détaillé et les informations pratiques sont en ligne sur : http://colloque2014.natureparif.fr/