Archive journalières: 22 avril 2011

Plantes parfumées pour haie

Quels arbustes aux fleurs parfumées peut-on planter en bordure d’un jardin et le long d’un trottoir pour constituer une petite haie de quelques mètres de longueur ?

« Je suis à la recherche d’un conseil » m’a écrit Pierre Gilbert il y a quelques jours.
« J’ai une haie de 3 à 4 m à installer qui donne sur un trottoir. J’aimerais installer 2 ou 3 plantes à parfums remarquables… Et je sèche !
J’ai déjà Daphne aureomarginata, un petit rhododendron, un gardénia, un edgeworthia et un abélia. J’avais pensé à un petit lilas ou un osmanthus ? »

Passons en revue quelques espèces d’arbustes pas trop envahissants, choisis pour leur floraison bien parfumée :

 

  • Un camélia d’automne (Camelia sasanqua) ? Oui en haie libre dans une région à sol neutre ou acide, surtout pas calcaire. La floraison automnale est délicatement parfumée. Le feuillage vernissé et brillant est persistant.
  • Un laurier rose (Nerium oleander) ? Oui en région à climat doux (cette espèce peu rustique ne supporte pas des températures inférieures à -10 °C). La floraison de certaines variétés (‘Papa Gambetta’ par exemple) est très parfumée. Le feuillage est persistant et la plante supporte très bien des tailles répétées car elle fleurit sur les pousses de l’année. Très bien en bord de mer.
  • Le lilas (Syringa vulgaris) ? Oui pour le parfum puissant et pour une haie libre, mais attention aux drageons qui vont vite quitter la ligne de la haie pour s’aventurer côté jardin et sur le trottoir si le revêtement le permet. La floraison est de plus de très courte durée, deux ou trois semaines environ, guère plus surtout si le printemps est chaud comme cette année. En hiver, le lilas perd son feuillage caduc, la haie ne cache plus grand chose à cette période de l’année.
  • Un osmanthe (Osmanthus x burkwoodii) ? Oui pour une haie libre ou taillée, car le feuillage est persistant, la floraison est très parfumée, avec des effluves de jasmin. Il existe de nombreuses autres espèces et variétés plutôt réservées aux climats doux, sans hiver rigoureux. Très bien en bord de mer.
  • Un oranger du Mexique (Choisya ternata) ? Oui pour une haie libre basse. Son superbe feuillage persistant vert, vernissé et brillant, est toujours impeccable à longueur d’année. Sa floraison printanière blanche est très parfumée. Elle se renouvelle de façon plus éparse au cours de l’été. Cette espèce assez rustique est quand même plutôt réservée aux régions où les hivers ne sont pas trop rigoureux.
  • Un pittospore du Japon (Pittosporum tobira) ? Oui pour une haie libre ou taillée en bord de mer. La floraison printanière évoque la fleur d’oranger. Le feuillage est persistant.
  • Un poncirus (Poncirus trifoliata) ? Oui pour une haie défensive infranchissable. La floraison printanière blanche est très parfumée, avec une senteur suave. Le feuillage est caduc, les rameaux sont très épineux, avec d’immenses épines acérées. Les petits fruits ressemblent à des citrons. Non comestibles, ils sont très décoratifs sur l’arbre pendant la mauvaise saison.
  • Le seringat (Philadelphus) ? Oui pour une haie libre. Le parfum exceptionnel des variétés aux fleurs simples. Mais comme pour le lilas, le feuillage caduc laisse l’arbustre très dénudé pendant l’hiver.

La liste n’est pas exhaustive. On peut ajouter aussi les aubépines, les chimonanthes, les coronilles, les sarcococcas…

Les chasses aux oeufs à Paris et en île-de-France ce week-end

Petit rappel des nombreuses chasses aux oeufs qui sont organisées le dimanche 24 avril et le lundi 25 avril 2011 dans Paris ou dans la région parisienne.

Dimanche 24 avril 2011

Dimanche 24 et lundi 25 avril 2011

Protégeons les orchidées sauvages de France

Le printemps est la période de floraison de la quasi-totalité des orchidées sauvages de France et c’est le moment de rappeler quelques gestes et précautions qui peuvent aider à la protection de ces plantes souvent rares et dont de trop nombreuses espèces sont soit menacées soit même en danger de disparition, comme le montrent l’inventaire national terminé récemment et la liste rouge établie en 2010 (Communiqué de la SHNF).

Le saviez-vous ?
La France Métropolitaine compte quelques 150 espèces d’orchidées, souvent négligées car cette vaste famille est surtout connue du grand public pour ses fleurs, souvent magnifiques, originaires des tropiques… et pourtant les orchidées de nos campagnes méritent le détour !
Or bien des dangers les menacent. Comme beaucoup d’autres plantes, la raréfaction des insectes pollinisateurs due à l’emploi intensif des pesticides en réduit la fécondité, et donc la production de graines. Les mesures qui commencent à se mettre en place pour protéger les insectes pollinisateurs sont vraiment les bienvenues, d’autant plus que nombre d’orchidées font appel à des insectes très spécifiques et relativement peu abondants. Dans ce domaine c’est l’action au niveau national, à la suite du « Grenelle de l’Environnement », qui pourrait apporter une amélioration. Mais chacun d’entre nous peut participer activement à la protection de nos orchidées indigènes. En effet, des menaces proviennent en particulier de cueillettes intensives, de transplantations vouées à l’échec, de destructions de l’habitat et de l’embroussaillement des zones favorables aux orchidées sauvages. (suite…)