Archive journalières: 7 avril 2011

L’été en avril

Quelle belle journée d’été nous avons eu aujourd’hui 7 avril, avec un ciel bleu, un grand soleil et des températures dignes d’un mois d’été. Depuis deux jours, nous avons quitté le printemps pour l’été, plus de deux mois avant l’heure…

Temps chaud et sécheresse au printemps

Terre sèche dans un massif dans Paris, 7 avril 2011, photo Alain Delavie

Un temps très chaud pour la saison, mais aussi très sec. Les jardins commencent à manquer d’eau, les arrosages sont plus que nécessaires. Pour les potées et les jardinières, la corvée d’arrosage a repris comme en plein été !
Difficile de travailler la terre, la levée des semis est moins facile.

Chaleur record dans le sud-ouest de l’Europe
La façade atlantique du sud-ouest de l’Europe, du Portugal à la France en passant par l’Espagne, a connu mercredi 6 avril des températures exceptionnellement élevées pour la saison. Des records de chaleur pour un début avril ont été battus, égalant parfois les records pour un mois d’avril entier en Espagne ou au Portugal.

Ainsi, on relevait au plus chaud de la journée 30°C à La Corogne (nord-ouest de l’Espagne), 31°C à Porto et jusqu’à 33°C à Bilbao (pays basque espagnol) ! En France, les températures les plus élevées ont concerné l’Aquitaine où les thermomètres ont affiché des valeurs supérieures à 30°C.

Températures maximales relevées mercredi 6 avril 2011 en Aquitaine :
30,8°C à Cazaux
30,7°C à Dax et Socoa
30,6°C à Biscarosse
30,2°C à Biarritz
29°C à Pau et Mont-de-Marsan
La France entière a connu des températures très douces voire chaudes pour la saison. Il faisait toutefois légèrement plus frais près des côtes en raison des brises (19°C à Nice et Sète, 18°C à Boulogne-sur-Mer).

Températures maximales relevées mercredi 6 avril 2011 :
28°C à Albi, Bergerac, Brive et Montauban
27°C à Auch et Tarbes
26°C à Toulouse et Le Mans
25°C à Paris, Grenoble, Nantes, Orléans et Carpentras
24°C à Rennes, Lille et Montélimar
23°C à Brest, Lyon et Strasbourg
22°C à Dijon, Reims et Nancy
(Source : Météo France)

Bilan hydrologique pour la France au 11 mars 2011
Par rapport à la normale, les précipitations du mois de février ont été le plus souvent déficitaires sur la France, avec des cumuls compris entre le quart et la moitié de la normale du Nord-Est au Berry, du Limousin au Languedoc, en Picardie ainsi que sur les Alpes. Seuls le Boulonnais, le Finistère, le piémont pyrénéen, les Bouches-du-Rhône et la Côte d’Azur présentent une pluviométrie excédentaire avec des cumuls atteignant une fois et demie à deux fois la normale.
Depuis septembre 2010, début de l’année hydrologique, les cumuls de précipitations sont généralement proches de la normale. Cependant, quelques déficits déjà présents le mois dernier se confirment sur le Jura, les Alpes du Nord, les massifs du Haut-Languedoc et sur le Limousin. On observe globalement un déficit cumulé important sur tout le sud du bassin de la Loire et les déficits observés, qu’il s’agisse de précipitations, d’écoulements superficiels ou de réserves souterraines, prolongés par ce début mars encore sec, composent une situation pouvant devenir préoccupante sur ce bassin. Le niveau des nappes est hétérogène d’une région à l’autre. La situation des niveaux de nappe est globalement assez stable, voire s’améliore en ce début d’année. Cependant, 56% des réservoirs affichent un niveau inférieur à la normale. C’est le cas de plusieurs grands aquifères (nappes de Beauce, nappe des Calcaires du Lutétien et Calcaires du Champigny en Ile-de-France, nappes de la Craie). Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.
(Source : Eaufrance)

Cinéraire des fleuristes (Pericallis hybrida), la fleur des Râmeaux

Ces grandes marguerites aux teintes les plus inouïes forment d’énormes potées, vendues traditionnellement au début du printemps, au moment de la fête des Râmeaux.

Potée de cinéraire des fleuristes

Cinéraire des fleuristes (Pericallis hybrida), photo Alain Delavie

Cette plante fleurie est cultivée le plus souvent en pot, comme une annuelle, alors qu’il s’agit d’une plante vivace, mais non rustique. Originaire des Îles Canaries, cette espèce travaillée par les horticulteurs ne résiste pas aux températures négatives, mais elle ne supporte pas davantage les températures trop élevées de nos intérieurs. Dans une pièce, la température ne devrait pas monter au-dessus de 16° C.
Tant qu’il fait doux dehors, il est préférable de l’installer dehors, à mi-ombre, plutôt que de la garder dans la maison, souvent pas assez ensoleillée. Il est bien sûr possible de la cultiver en bordure ou dans un massif, mais il faut juste aimer les ambiances hautes en couleurs… (suite…)