plante exotique

Présentation, description ou toute autre information concernant les plantes exotiques, notamment des conseils de culture

Chelsea 2010 plant of the year

Je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire cette semaine, mais pour vous donner un petit avant-goût de mes découvertes au Chelsea Flower Show qui a débuté le 25 mai dernier et se terminera le 29, voici la plante primée parmi toutes, la plante de l’année pour l’édition 2010 de ce prestigieux salon floral : Streptocarpus ‘Harlequin Blue’.

Plante de l'année pour le Chelsea Flower Show 2010

Streptocarpus 'Harlequin Blue', Chelsea 2010 Plant of the Year, mai 2010, obtention Dibleys Nurseries, photo Alain Delavie

La récompense suprême (parmi tant d’autres plantes bardées de prix et autres raretés), accordée cette année à une création des Pépinières Dibley’s Nurseries, plus exactement de Lynne Dibley. Pépinières qui ont reçu aussi leur vingt-et-unième médaille d’or pour leur superbe stand et leurs collections de plantes (Gesnériacées et Bégoniacées) installés sous le Grand Pavillon (Great Pavillon).

Plante d'intérieur, Gesnériacées

Streptocarpus 'Harlequin Blue', Chelsea 2010 Plant of the Year, mai 2010, obtention Dibleys Nurseries, photo Alain Delavie

Cette nouvelle variété de streptocarpus se distingue par son coloris bicolore jaune crème et bleu lavande, avec des stries pourpre au coeur des fleurs en trompette évasée. Ce streptocarpus fleurit d’avril à octobre sans discontinuer. Sa culture est identique à celles des hybrides de streptocarpus : lumière forte sans soleil direct, sol humifère maintenu frais, jamais détrempé, apport d’engrais à fleurs pendant la belle saison, rempotage uniquement quand la plante déborde de son pot, les racines des streptocarpus étant très sensibles à la pourriture et aux excès d’arrosage.

Plante d'intérieur, Gesnériacées

Streptocarpus 'Harlequin Blue', Chelsea 2010 Plant of the Year, mai 2010, obtention Dibleys Nurseries, photo Alain Delavie

Streptocarpus ‘Harlequin Blue’ est en vente sur le site de la boutique en ligne de Dibley’s Nurseries.
Vous pouvez aussi consulter le catalogue d’été de ces pépinières spécialisées dans les Streptocarpus (mais aussi d’autres Gesnériacées et des bégonias d’intérieur).

Je suis revenu avec plus de 500 photos du Chelsea Flower Show 2010… Gros travail pour tout classer et identifier, mais je vous promets de belles découvertes, au fil des semaines à venir…

Calathea Network

Présenté par la société Plant Planet au Salon du Végétal d’Angers en février dernier et lors de l’édition printanière des Journées des plantes de Courson le week-end dernier, un nouveau calathéa arrive dans les points de vente de jardinage : Calathea Network.

Plante d'intérieur

Calathea Network, plante verte d'intérieur, Plant Planet, mai 2010, photo Alain Delavie

Cette petite plante verte d’intérieur de la famille des Marantacées présente de longues feuilles brillantes, vert clair et vert foncé, les couleurs formant un réseau, une mosaïque verte qui donne tout l’attrait décoratif à cette plante exotique.

Plante verte d'intérieur

Calathea Network, Marantacées, Plant Planet, mai 2010, photo Alain Delavie

Cette plante verte n’est pas trop exigeante en lumière. Elle redoute même un ensoleillement direct. Comme la plupart des calathéas, elle apprécie une ambiance humide, une hygrométrie élevée. Vous pouvez vaporiser de l’eau douce non calcaire sur les feuilles le plus souvent possible ou disposez le pot sur un plateau rempli de billes d’argile expansée et d’eau. D’avril à septembre, faites un apport d’engrais liquide azoté tous les quinze jours pour favoriser la croissance de la plante.

Tillandsia cyanea

Plante épiphyte originaire de l’Équateur, cette petite espèce de Tillandsia offre une floraison spectaculaire rose vif et bleu profond.

Plante fleurie d'intérieur

Inflorescence de Tillandsia cyanea (Broméliacées), photo Alain Delavie

Cette petite plante fleurie d’intérieur possède des feuilles linéaires et arquées qui forment une rosette régulière et dense. Elles sont vertes avec une ligne rougeâtre à la base. L’inflorescence étonnante a une forme de pagaie ou de langue. Elle est composée de plusieurs bractées roses et lisses qui se chevauchent. Les fleurs éphémères sortent sur les côtés de l’inflorescence, en commençant par le bas. Elles durent peu, entre une à trois journées à peine. Mais le spectacle en vaut la peine !

Tillandsia cyanea n’est pas difficile à cultiver, il est cependant plus difficile de le faire refleurir. En fait le pied défleuri dépérit très lentement, parfois en quelques années et après avoir émis un ou plusieurs rejets qui assureront la pérennité de la plante. Celle-ci apprécie un emplacement très lumineux, sans soleil direct. Une forte hygrométrie est nécessaire, ce qui impose de placer la potée sur un plateau rempli de billes d’argile expansé et d’eau. Par temps chaud pendant la belle saison ou en hiver quand le chauffage est allumé, des vaporisations avec une eau douce non calcaire peuvent être effectuées deux à trois fois par semaine. Tous les quinze jours, faites un apport d’un engrais liquide avec la composition 17-8-22 idéalement.

Les fleurs araignées du dorsténia

Après avoir marqué une période de repos en hiver, ma potée de dorsténia (Dorstenia hildebrandtii) se remet à pousser et à fleurir. Avec toujours ces fleurs surprenantes, un peu animales… Des fleurs araignées !

Plante succulente

Dorstenia hildebrandtii avec des inflorescences, avril 2010, photo Alain Delavie

Ce que l’on appelle fleur est en fait une inflorescence composée de plusieurs fleurs. Cette inflorescence arachnéenne s’appelle un hypanthodium.

Cette espèce donne facilement des graines au centre de l’hypanthodium, dans la partie plate, graines qui sont éjectées loin de la plante mère quand elles sont arrivées à maturité. C’est ainsi que j’ai récupéré un semis spontané dans ma potée de clivia située en dessous. La plante aux tiges succulentes se bouture aussi facilement. Une espèce facile à cultiver de dorsténia.

Le saviez-vous ?
Les dorsténias appartiennent à la famille des Moracées. Ce sont des « cousins » du figuier et de nos Ficus.

Phymatodes longissima

C’est un de mes achats lors de la dernière Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard (91), qui s’est déroulée début avril. Une belle fougère asiatique aux frondes très découpées : Phymatodes longissima.

Fougère exotique d'intérieur

Potée de Phymatodes longissima avec une grande fronde découpée, plante d'intérieur, photo Alain Delavie

Pour le moment, ma petite potée récemment rempotée n’a qu’une belle fronde bien verte. C’est une fougère peu rustique (elle est donnée résistante jusqu’à -5 °C si la souche est gardée au sec), à feuillage semi-persistant. Elle appartient à la famille des Polypodiacées. Je n’en sais pas beaucoup plus sur cette espèce peu répandue ici en France. Il semblerait qu’elle soit très proche du Polypodium aureum, une espèce de fougère américaine plus fréquente en culture.

Sur la base des conseils préconisés pour Polypodium aureum, il faut donc installer Phymatodes longissima dans un sol léger et poreux, maintenu frais par des arrosages réguliers tout au long de l’année. La terre du pot ne doit pas sécher. Une humidité atmosphérique importante est appréciée par cette fougère, d’où la nécessité de vaporiser de l’eau douce non calcaire sur les frondes aussi souvent que possible. Pendant la belle saison, il faut donner un engrais liquide équilibré tous les quinze jours.

Je l’ai trouvée chez Olivier Ézavin, pépinière Le Monde des Fougères.

Begonia conchifolia var rubrimacula

J’aime les bégonias, que dis-je, j’adore ces plantes exotiques, plantes d’intérieur ou de potées pour les coins ombragés du jardin. J’ai trouvé un pied de Begonia conchifolia var. rubrimacula lors de l’exposition Edénia 2010, qui s’est tenue à Cergy-Pontoise (95) fin mars dernier.

Plante d'intérieur

Begonia conchifolia var rubrimacula dans un de mes terrariums, avril 2010, photo Alain Delavie

Cette petite espèce botanique d’origine américaine (Costa-Rica) séduit par ses feuilles en forme de coeur allongé d’un joli vert vif brillant, avec une macule rouge vif au niveau de l’insertion du pétiole de la feuille. Vert et rouge vif, charmant tout simplement !
Le feuillage et les tiges sont très charnues et très cassants aussi. Il faut faire très attention quand on manipule la plante pour ne pas se retrouver avec des bouts de feuilles séparés du pied mère. La floraison apparaît au coeur de la touffe et se dégage du feuillage. Les petites fleurs blanches apparaissent au-dessus des feuilles.

Ce bégonia d’intérieur apprécie une atmosphère relativement humide (forte hygrométrie) qu’il est difficile d’obtenir dans un appartement ou une maison, surtout quand on chauffe. Forte humidité ambiante car il n’aime pas avoir un sol détrempé, qui fait pourrir ses racines. Comme de nombreux bégonias d’ailleurs. Il pousse mieux dans un terrarium, ses petites dimensions (15 à 20 cm de hauteur environ) permettant un petit bac. J’ai installé mon pied avec des chiritas (Chirita tamiana) sous une lampe de 11 watts. Un duo de petits bijoux végétaux…