plante exotique

Présentation, description ou toute autre information concernant les plantes exotiques, notamment des conseils de culture

Des misères peu ordinaires

Habituellement cultivées comme plantes d’intérieur, les misères sont parfaites pour les balcons et les terrasses pas trop ensoleillés. Robustes, faciles à cultiver et dotées d’une croissance vigoureuse, elles permettent de composer des potées généreuses. Au fil des années, j’ai cultivé de nombreuses espèces, voici une petite sélection plus insolite.

Aneilema aequinoctiale aux fleurs jaune bouton d’or.
Apoleina multiflora au feuillage vert foncé sur le dessus, rouge pourpre noir brillant au revers.
Gibasis aff. pellucida (= Gibasis geniculata) ou misère gypsophile, couverte en permanence de petites fleurs blanches.
Belosynapsis aux petites fleurs roses et feuilles velues.
Callisia fragrans, géante parmi les misères, aux immenses rosettes et à la rare floraison parfumée.

Streptolirion volubile, immense liane aux feuilles en forme de gros coeur.

Toutes ces espèces exotiques appartiennent à la même famille, celle des Commélinacées.

Laquelle préférez-vous ?

Belle floraison du gardenia rustique

Le gardénia rustique (Gardenia jasminoïdes ‘Kleim’s Hardy’) acheté lors de la Fête des plantes vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard (91) en avril dernier est couvert de fleurs. Fleurs qui embaument le balcon d’un parfum capiteux.
Malgré les nombreuses feuilles jaunes qui sont apparues, chaque jour un peu plus, les boutons floraux sont arrivés à s’ouvrir laissant apparaître de grandes fleurs à cinq pétales cireux. Blanches au départ, les fleurs se fanent assez vite en devenant un jaune sale, jaune pisseux et pour finir marron. Très moches les fleurs fanées ! Et en plus, il faut les enlever car elles ne tombent pas toutes seules. Mais je leur pardonne volontiers cette fin si laide tant leur parfum est agréable et enivrant…

Surprenante floraison du Dorstenia brasiliensis

Mes deux pieds de Dorstenia brasiliensis se sont bien acclimatés à mon appartement. Des nouvelles feuilles et des fleurs se forment sans cesse. Une floraison bien curieuse…

Ces fleurs brunes presque noires ont un côté animal, très étranges. Avec les immenses feuilles vernissées, l’ensemble est résolument exotique. J’aime décidément beaucoup les dorsténias et leur floraison toujours surprenante. Ces plantes de la famille des Moracées sont d’excellentes plantes d’intérieur, pas trop exigeantes en lumière.

Pelargonium tomentosum

Ce géranium offre un des feuillages les plus doux au toucher et un parfum mentholé très puissant dès que l’on frôle ou froisse une feuille.

La floraison du Pelargonium tomentosum passe souvent inaperçue tant elle est discrète et peu colorée. Les petites fleurs blanches sont regoupées à l’extrémité de longs pédoncules qui dépassent le feuillage duveteux si aromatique.
Cette espèce recherchée surtout pour son parfum (mais j’adore aussi son toucher si velouté) apprécie un emplacement ensoleillé. Il est préférable d’arroser régulièrement le pied pour obtenir un feuillage luxuriant. Non rustique, ce géranium vivace doit être hiverné dans une véranda hors gel pendant la mauvaise saison.

Bon à savoir : quand le pied est suffisamment développé, coupez quelques larges feuilles et faites les sécher dans une coupelle, à l’air libre. Ajoutez-les ensuite dans un pot-pourri ou glissez-les dans des mouchoirs ou des serviettes pour leur donner un léger parfum de menthe fraîche.

Begonia Papaya ou Begonia sutherlandii

Vous trouvez en ce moment dans les jardineries des petites potées d’un bégonia à fleurs orange, baptisé Begonia Papaya. En fait, l’appelation commerciale d’une espèce sud-africaine, Begonia sutherlandii.

Quel que soit son nom sur l’étiquette, ce petit bégonia à fleurs simples orange plus ou moins vif compose des potées charmantes, fleuries pendant toute la belle saison. Il faut l’installer à mi ombre comme la plupart des bégonias, l’exposition idéale étant le soleil du matin puis une ombre claire à partir de 11 heures. Begonia sutherlandii est sensible à l’oïdium, il faut donc éviter de mouiller le feuillage au moment de l’arrosage.Cette espèce forme des tubercules, le feuillage disparaissant complètement pendant la mauvaise saison. En fin d’été, cette plante forme aussi des petites bulbilles à la base des pétioles des feuilles, petites bulbilles qui peuvent être conservées à l’abri du gel pour être replantées dès le retour des beaux jours. L’hivernage est délicat, la souche de ce bégonia étant sensible aussi bien à l’humidité qu’à la sécheresse excessive.

Un palétuvier dans le salon ?

Et oui, c’est la dernière nouveauté en plante d’intérieur. Des tous petits palétuviers, tous frais germés. Découverte de ces surprenantes plantes d’intérieur en vidéo, réalisée lors du Salon du Végétal d’Angers 2009.

Dans la nature, les palétuviers poussent dans les mangroves, ces forêts qui s’avancent sur la mer en bordure des côtes tropicales. Ces grands arbres laissent tomber des fruits de forme oblongue, déjà germés et qui s’enfoncent partiellement dans la vase.

Ce sont donc ces jeunes plants à peine germés que vous retrouvez dans les jardineries depuis quelques mois maintenant, vendu dans des petits pots décoratifs complètement hermétiques, avec un chromo sur lequel est écrit « Mangrove« .

Comment conserver ces palétuviers d’intérieur ? Certainement au soleil ou en pleine lumière derrière une fenêtre, car dans les pays tropicaux, ces arbres sont en plein cagnard. Les racines trempent dans la boue détrempée, immergée quand la marée est haute. Il semble donc logique de ne pas laisser la terre du petit pot se dessécher. Faut-il saler l’eau d’arrosage ? Non, je ne pense pas, et certainement pas avec du sel de cuisine qui n’a rien à voir avec les sels marins. Mais pour le reste de la culture, je découvre encore…