Archive journalières: 16 décembre 2012

Empreintes de pas et de pattes d’oiseaux à la station du tramway Porte de la Villette – Cité des Sciences et de l’Industrie

Station du tramway Porte de la Villette - Cité des Sciences et de l'Industrie

Point de départ de mon premier voyage dans le tramway T3b, la station de la porte de la Villette et de la Cité des Sciences et de l’Industrie dans le 19e arrondissement de Paris. Celle-ci a été conçue en béton blanc par l’artiste française Anita Molinero.

La Station "Porte de la Villette - Cité des Sciences et de l'Industrie", création d'Anita Molinero, ligne de tramway T3b, Paris 19e (75)

"Homme debout", création Anita Molinero, Station du tramway Porte de la Villette - Cité des Sciences et de l'Industrie

Anita Molinero a conçu l’ensemble de la station du tramway T3b « Porte de la Villette – Cité des Sciences et de l’Industrie » (Paris 19e) en utilisant le béton comme élément de départ de son projet, en référence à l’immeuble qui domine le site. La station est composée de neuf abris dits « homme debout » (photo ci-dessus) ou « homme assis » (détail photo ci-dessous), faits de plaques de béton blanc marquées par des empreintes de pas et incrustées de fossiles lumineux et de pattes d’oiseaux.

"Homme assis", création Anita Molinero, Station du tramway Porte de la Villette - Cité des Sciences et de l'Industrie

L’artiste souhaitait ainsi « créer un paysage urbain baroque » où les abris constituent un hameau illuminé d’une constellation des « feux de la ville ».

À revoir quand la nuit est tombée…

Ficus punctata

Ficus punctata, Moracées, plante d'intérieur

Première grande sortie à l’air libre depuis mon opération la semaine dernière. J’avais envie de voir des plantes sans pour autant faire la traversée de Paris, aussi direction le quai de la Mégisserie où il reste encore quelques bonnes boutiques. J’ai déniché ce petit ficus chez CasaNova, dans le magasin à l’angle de la rue Victoria (Paris 1er).

Ficus punctata, Moracées, plante d'intérieur (suite…)

Porte Dorée, ambiance avant cataclysme

Palmier chanvre (Trachycarpus fortunei) sur fond de ciel noir et bas, porte Dorée, Paris 12e (75)

Avec les enfilades de palmiers chanvres, on se croirait presque sous les Tropiques. Mais la météo de ce mois de décembre nous rappelle que nous sommes en Île-de-France et que l’automne finissant peut être particulièrement gris, sinistre, arrosé, venté, bref pénible !

Je me suis arrêté à la Porte Dorée après avoir fait un aller et retour dans le tramway, T3a et T3b, mais à ce moment là, non seulement la lumière du jour commençait sérieusement à décliner (il était un peu plus de 16h), mais le ciel se chargeait de plus en plus de lourds nuages noirs très bas. Ambiance d’avant orage, tempête, ouragan ou cyclone, les plus pessimistes y verront les prémices de la fin du monde annoncée pour le 21 décembre, plus sérieusement cela annonçait une bonne pluie qui est vite arrivée. Encore de la pluie ! Pour ma première grande sortie depuis mon opération, j’ai fini bien arrosé…

Modernisation du site de Roland Garros : attente du jugement du Tribunal Administratif de Paris

Logo Roland Garros

À la suite du recours de trois associations locales de défense de l’environnement, le Tribunal Administratif de Paris a examiné vendredi matin (14 décembre 2012) la requête dirigée contre la délibération du Conseil de Paris du 11 juillet 2011 par laquelle la Ville de Paris a consenti à la Fédération Française de Tennis une Convention d’occupation du domaine public pour la modernisation du site de Roland Garros. Lors de l’audience, le Rapporteur public, magistrat chargé d’éclairer la formation de jugement, a proposé l’annulation de cette délibération.

Dans un communiqué de presse envoyé le jour même, la Ville de Paris précise l’argumentation qu’elle a présenté sur chacun des points soulevés afin de démontrer qu’elle avait, à toutes les étapes de la procédure, respecté le droit en vigueur.

  • En premier lieu, les Conseillers de Paris ont été clairement informés du fait que le Jardin des Serres d’Auteuil était protégé. Ainsi, la délibération mentionnait explicitement la valeur patrimoniale et les protections dont le site bénéficiait. Les débats nourris qui ont entouré l’adoption de la délibération ont d’ailleurs en partie porté sur cette question.
  • En deuxième lieu, la Ville de Paris estime que la redevance demandée à la FFT est juste et n’était pas sous-évaluée. La Ville a ainsi rappelé lors de l’audience que la redevance prévue, largement supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui, serait fonction du chiffre d’affaires, et tiendrait donc compte de toutes les recettes tirées de l’occupation du domaine public (elle devrait s’élever à environ 3 M€ en début de convention puis être portée à près de 6,5 M€ à compter de la mise en exploitation des nouveaux équipements).
  • Enfin, la Ville, comme la FFT, contestent l’appréciation selon laquelle la convention attaquée méconnaîtrait la protection au titre des Monuments historiques et le caractère classé du site. La convention prévoit ainsi explicitement que tous les travaux devront respecter l’ensemble des législations en vigueur, tant sur le plan de l’urbanisme que sur le plan de l’environnement et du patrimoine. Cela avait d’ailleurs conduit la Commission départementale des sites à donner un avis favorable.

Si pour le moment les opposants à ce projet d’extension de Roland Garros marquent un point, il faut attendre désormais l’issue de la procédure. Le tribunal rendra son jugement le 14 janvier 2013.