Restauration du Belvédère et de son rocher dans le domaine de Marie-Antoinette (Versailles)

Le Belvédère et son Rocher restaurés / château de Versailles, photo Thomas Garnier

Pour la première fois, deux grands mécènes du château de Versailles se sont associés autour d’un projet commun: la restauration du Belvédère et de son rocher dans le domaine de Marie-Antoinette. Après une année de travaux, d’un montant d’un million d’euros, le Belvédère et son rocher retrouvent leur éclat au cœur du jardin anglais de Trianon.

Le Belvédère et son Rocher sont situés dans le Jardin champêtre ou Jardin anglais de Trianon créé dans les années 1780 pour la Reine Marie-Antoinette, dans le style du jardin paysager, où l’alliance pittoresque de l’architecture et de la végétation est portée à son plus haut degré de raffinement. Le Belvédère, principale fabrique dominant le lac du jardin, est un pavillon octogonal, édifié par Richard Mique. Il illustre parfaitement le goût du XVIIIe pour les compositions de décors végétaux et d’architecture. Utilisé par la Reine comme salon de musique, le pavillon du Belvédère décline, avec le Temple de l’Amour, un décor classique. L’équilibre de ses proportions, le raffinement de sa sculpture et la richesse de son décor peint intérieur au thème champêtre, sont complétés par un dallage de marbre polychrome. Le Rocher, ouvrage dessiné et conçu par le peintre Hubert Robert, complète cette scène paysagère et forme le pendant de la fabrique par son esthétique contrastée.

Les travaux de restauration ont porté sur des ouvrages de pierre de taille, sur la balustrade de l’édifice, sur les figures de sphinges encadrant chacun des emmarchements du perron et sur la couverture en plomb du dôme. La restauration des décors peints intérieurs a comporté d’importantes interventions de nettoyage et d’éliminations de repeints du XIXe siècle, la réintégration picturale des lacunes et enfin un travail en recherche de rehauts de dorure. Le Rocher a quant à lui fait l’objet de travaux de consolidation et de restitution de ses effets d’eau originels jusqu’alors disparus. Ces opérations ont été conduites par Pierre-André Lablaude, architecte en chef des Monuments Historiques.

Auparavant, Vinci a réalisé la première restauration intégrale de la galerie des Glaces dans le cadre d’un mécénat de compétences : quatre ans de travaux de 2004 a 2007 sans jamais fermer l’accès au public ! Vinci a mis au service de cet audacieux projet le savoir faire et les compétences de ses entreprises spécialisées dans la restauration de monuments historiques. Le montant du projet – douze millions d’euros – a représenté, à l’époque, le plus grand montant de mécénat culturel jamais réalisé en France. À ce titre Vinci a été nommé grand Mécène du ministère de la Culture et de la Communication.

En 2008, Vinci a renouvelé son engagement auprès du Château en construisant également dans le cadre d’un mécénat de compétences et en seulement trois mois le pavillon d’accueil temporaire de la cour d’Honneur, par lequel se fait aujourd’hui l’entrée du public individuel.

Premier groupe mondial de concessions et de construction, Vinci emploie plus de 183 000 collaborateurs dans une centaine de pays. Son métier est de concevoir, construire, financer et gérer des équipements qui améliorent la vie de chacun : infrastructures de transport, bâtiments publics et privés, aménagements urbains, réseaux d’eau, d’énergie et de communication. Vinci met sa performance de groupe privé au service de l’aménagement de la ville et du développement des territoires. Son modèle intégré de concessionnaire-constructeur conjugue ainsi les enjeux de court terme de l’activité de ses entreprises et les enjeux de long terme de ses réalisations.

Véritable mécène, le World Monuments Fund est une organisation à but non lucratif, dont le siège mondial est situé à New York dans l’Empire State Building, et compte déjà à son actif la restauration de près de 600 monuments. L’organisation est présente sur les cinq continents et a apporté un soutien financier, en totalité ou en partie, à la restauration d’éléments prestigieux ou moins connus du patrimoine : le palais de l’Empereur Quienlong dans la Cité Interdite de Pékin, les églises baroques de la région de Cuzco au Pérou, les Colosses de Memnon à Louxor, plusieurs temples d’Angkor au Cambodge… En Europe, le WMF Europe, dont le siège est installé à Paris à l’hôtel de Talleyrand, a pris de nombreuses initiatives qui ont permis ou vont permettre la restauration de palais et châteaux à Potsdam, Vienne, Londres, Venise, Paris, en Lettonie, au Portugal… De nombreux édifices religieux et des sites archéologiques ont également bénéficié de son soutien dans l’Europe entière. Environ quinze projets sont actuellement en cours en Europe dont le plus original et le plus prestigieux, entièrement initié par le WMF Europe, est le remontage des décors de la Chancellerie d’Orléans (démembrés en 1923) à l’hôtel de Rohan-Strasbourg à Paris.

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