Archive journalières: 20 octobre 2010

Jardin des Serres d’Auteuil menacé ou non ?

D’un côté, il y a la pétition pour sauvegarder le jardin et les Serres d’Auteuil menacés par le projet d’extension du stade de Roland Garros et de l’autre, le communiqué de la Mairie de Paris diffusé hier précisant que les serres classées au titre des Monuments Historiques ne sont pas menacées…

La pétition :
« À l’ouest de Paris, dans le bois de Boulogne, il existe un site exceptionnel inscrit sur l’inventaire des monuments historiques, ouvert toute l’année au public : le jardin botanique et les Serres d’Auteuil, chef-d’œuvre de verre et de fer unique en Europe, construit en 1898 par Jean-Camille Formigé, élève de Baltard et Eiffel.
La Fédération Française de Tennis envisage la « fusion » du tournoi de Roland-Garros et de l’ensemble du jardin et des Serres d’Auteuil, notamment l’annexion de l’Orangerie et autres bâtiments techniques protégés. Elle projette également de construire un court de tennis de 7 000 places à l’emplacement des « Serres chaudes », contenant des collections rarissimes, telles des orchidées plus que centenaires.
Pour des raisons techniques, tous ces projets rendraient l’ensemble de ce merveilleux domaine -jardin, serres et collections- immédiatement inexploitable. Ce serait donc signer sa fermeture pure et simple.
Est-il raisonnable que la FFT envisage de saccager le jardin et les Serres d’Auteuil (déjà amputés du tiers lors de la construction du périphérique en 1968), alors qu’il existe d’autres solutions d’agrandissement ? Par exemple au nouveau stade Jean-Bouin voisin (l’ancien ayant été rasé cet été, y compris les tribunes Années 30 et 65 arbres), futur « monstre » de 20 000 personnes s’élevant jusqu’à 31 mètres de hauteur ?
D’autant qu’il doit être entièrement financé, pour quelque 200 millions d’euros, par le contribuable parisien, afin de permettre au Stade Français, société privée, de jouer une dizaine de matches par an qui pourraient se dérouler à dix mètres de là, au Parc des Princes, autre monstre de béton.
Est-il même raisonnable d’envisager, à l’ère du Grand Paris, un agrandissement du stade Roland-Garros, alors qu’avec ses 8,5 hectares, on ne trouvera jamais sur place l’espace lui permettant de rivaliser avec les trois autres sites du Grand Chelem, qui s’étendent sur 16 à 20 hectares ? Est-il admissible que ce quartier d’Auteuil et des Princes soit asphyxié, livré de toutes parts au « sport business » au détriment du sport amateur et scolaire, des espaces de verdure et des sites du patrimoine à la fois au Parc des Princes (bientôt agrandi), au stade Jean-Bouin, à la piscine Molitor (inscrite mais bientôt détruite), à l’hippodrome de Longchamp (pelouse bientôt tronquée), aux Serres d’Auteuil ?
N’est-il pas scandaleux, alors que dans le monde entier les stades sont construits à l’écart des habitations, que tous ces sites voisins ne fassent pas l’objet d’un plan d’ensemble respectueux du patrimoine et des espaces verts protégés, telles les admirables, les uniques Serres d’Auteuil ?
Il est urgent de se mobiliser, la Fédération Française de Tennis devant se prononcer sur les différents scénarios d’agrandissement ou de délocalisation de Roland-Garros au début de l’année 2011.
Lise Bloch-Morhange »

Le communiqué de presse de la Mairie de Paris :
« Jardin des Serres d’Auteuil
Le court de tennis que la Fédération Française de Tennis envisage de construire dans le Jardin des Serres d’Auteuil se situerait à la place d’une serre de travail de la Direction des Espaces Verts et d’une serre (dite « serre chaude ») dans laquelle sont entreposées des plantes (fougères, orchidées…).
Il ne s’agit donc absolument pas des serres classées au titre des Monuments Historiques, auxquelles il n’est évidemment pas question de porter atteinte.
La pétition lancée ne repose donc sur aucun fondement sérieux. »

Et sur le site de la Ville de Paris, en cliquant sur les Serres d’Auteuil, les Tropiques à Paris, on peut lire :
« Quel avenir pour les serres d’Auteuil ?
La ville de Paris reste très attachée à ce patrimoine remarquable que constitue le jardin des Serres d’Auteuil. Elle l’est tout autant à Roland Garros, qui, avec le Marathon de Paris et le Tour de France, est le seul évènement sportif international pérenne. Or ce site sportif parisien confiné doit faire face à la concurrence internationale et s’adapter aux nouveaux besoins des joueurs mais aussi du public.
C’est pourquoi, et afin de donner à Roland Garros une identité de tournoi international au coeur de la ville, la municipalité en lien avec la Fédération Française de Tennis a opté pour la création d’un grand ensemble paysager et sportif de qualité, ouvert sur son environnement.
Dans le cadre de ce schéma paysager, l’Orangerie et les Serres d’Auteuil non utilisées pendant la période du Tournoi et actuellement louées pour des activités évènementielles privées, devraient effectivement accueillir une partie du public du tournoi muni de billets. Cette mise à disposition durant la manifestation sportive se fera à la fois en garantissant l’accès des visites des Serres Historiques et dans le respect scrupuleux des espaces plantés et de la beauté des paysages.
D’autre part, le court de tennis que la Fédération Française de Tennis envisage de construire dans le Jardin des Serres d’Auteuil se situerait à la place d’une serre de travail de la Direction des Espaces Verts et d’une serre (dite « serre chaude ») dans laquelle sont entreposées des plantes (fougères, orchidées…). Il ne s’agit donc absolument pas des serres classées au titre des Monuments Historiques, auxquelles il n’est évidemment pas question de porter atteinte. »

Et un lien sur la page de recherche Google : pétition Jardin des Serres d’Auteuil.

Sauvons les serres d’Auteuil

7e Forum International de la Météo

Co-organisé par la Société Météorologique de France (SMF), le Forum International de la Météo proposera sur 4 journées consécutives (du 21 au 24 octobre 2010 sur le Parvis de l’Hôtel de Ville à Paris), un programme varié d’animations dédiées au climat, à la météorologie mais aussi à l’environnement.

Placée sous la présidence de Jean Jouzel, président de la SMF et membre du GIEC, cette 7e édition aura pour marraine la célèbre navigatrice Maud Fontenoy.

Sous un chapiteau de plus de 1.000 m², les visiteurs découvriront un parcours thématique à travers cinq secteurs : – Météo-Climat,
– Espace,
– Energies,
– Environnement
– Eau.
Ils participeront à des animations, des jeux interactifs et des ateliers pédagogiques afin de mieux comprendre et connaître ces thématiques et être sensibilisés aux impacts des changements climatiques et aux gestes quotidiens qui permettent de limiter leur empreinte énergétique. Ce sera aussi l’occasion de découvrir les coulisses de la météo et de présenter son propre bulletin météo télé ou radio avec la complicité des présentateurs météo vedettes du petit écran.

En parallèle, les journées professionnelles (du 20 au 22 octobre) seront consacrées au thème « Les inondations, un enjeu socio-économique majeur de notre siècle ».
Depuis toujours les inondations dévastent des régions et ont des conséquences importantes pour les populations et les économies des pays. Les événements de l’année 2010 l’ont malheureusement prouvé. Les efforts de recherche sur ces phénomènes sont conséquents et les services spécialisés des États mettent en place les moyens afin de prévenir, prévoir et gérer ce risque naturel. Trois jours (dont un réservé aux enseignants), permettront aux scientifiques, chercheurs, décideurs économiques, politiques et journalistes-présentateurs météo du monde entier d’échanger et de connaître ce qui se fait au niveau international avant, pendant et après des événements climatiques.

Une Green Ride avec les stars de la météo le samedi 23 octobre
Initiée à Bruxelles en 2008, la Green Ride est une action symbolique qui invitera les Parisiens et ceux qui souhaitent se mobiliser à une « balade verte » à vélo (ou tout véhicule respectueux de l’environnement). Les présentateurs météo français et étrangers aux côtés de différentes personnalités impliquées dans la lutte contre le réchauffement climatique composeront le cortège de tête. Le message est simple : « si de temps en temps, chacun utilisait des moyens de transports peu gourmands en énergie, cela contribuerait à la diminution des émissions de CO2 ».

Au total, ce sont plus de 15.000 visiteurs que les organisateurs prévoient d’accueillir tout au long de cet exceptionnel événement. Un rendez-vous à la fois ludique et pédagogique, permettant à chacun une meilleure connaissance des phénomènes météorologiques et climatiques qui nous entourent.

Infos pratiques :
Pôle grand public
Lieu : Parvis de l’Hôtel de Ville, Paris.
Dates : du 21 au 24 octobre 2010 (9 h – 19 h).
Tarifs : Entrée libre et gratuite.

Pôle professionnel
Lieu : Auditorium de l’Hôtel de Ville, Paris.
Dates : du 20 au 22 octobre 2010.
Tarifs : Entrée payante et sur inscription.

Hydrangea serrata ‘Santiago’, tout feu, tout flamme

Certains hortensias prennent des couleurs d’automne particulièrement intenses. C’est le cas de l’hortensia ‘Santiago’ (Hydrangea serrata ‘Santiago’), qui s’enflamme et devient très spectaculaire après avoir fleuri tout l’été.

Arbuste à feuillage flamboyant en automne

Hydrangea serrata 'Santiago', Pépinière de la Thyle, Journées des Plantes de Courson, octobre 2010, photo Alain Delavie

L’hortensia ‘Santiago’ est une nouvelle variété d’Hydrangea serrata, qui forme une touffe de 80 cm à 1 m de hauteur environ. Il est issu d’un croisement entre Hydrangea serrata ‘Mont Azo’ avec un Hydrangea macrophylla. Dès sa diffusion, il a gagné les premiers prix à chaque exposition de plantes. Des récompenses méritées car il fleurit facilement, même en cas de gelée printanière. Ces fleurs sont simples et doubles sur le même pied.

Arbuste à feuillage flamboyant en automne

Hydrangea serrata 'Santiago', Pépinière de la Thyle, Journées des Plantes de Courson, octobre 2010, photo Alain Delavie

Ses feuilles prennent des coloris d’automne remarquables.
Et les fleurs sont encore belles en se fanant et tiennent longtemps, même au soleil.

Arbuste à feuillage flamboyant en automne

Hydrangea serrata 'Santiago', Pépinière de la Thyle, Journées des Plantes de Courson, octobre 2010, photo Alain Delavie

Cet hortensia flamboyant était présenté par la Pépinière de la Thyle lors des dernières Journées des Plantes d’automne de Courson (91). Il est aussi disponible chez Didier Boos, qui a remporté un Mérite lors de l’édition d’automne 2008 des Journées des Plantes.

Le saviez-vous ?
Hydrangea serrata est le petit cousin de l’hortensia (Hydrangea macrophylla), mais il est d’origine montagnarde et non côtière. Cette caractéristique lui confère une moins grande sensibilité aux gelées printanières. De ce fait, vous n’êtes pas obligé de le confiner dans un endroit abrité. Tous les emplacements mi-ombragés conviennent bien. Par contre il est plus sensible à la sécheresse qu’un hortensia classique.
Hydrangea serrata est sensiblement plus petit qu’Hydrangea macrophylla et il en est de même pour la plupart de ses variétés. Sa floraison est légèrement plus précoce et de plus courte durée, handicap largement compensé par la grande finesse de ses fleurs et des magnifiques couleurs d’automne.
Au niveau de la qualité du sol et du changement éventuel de couleur des fleurs en fonction du pH, ce sont les même remarques que pour un hortensia traditionnel. L’acidité du sol donne des fleurs bleues ou violacées, la présence de calcaire rosit ou rougit les fleurs.