Archive journalières: 26 octobre 2010

Surprise d’automne : Clerodendron trichotomum

De loin, l’arbre du clergé (Clerodendron trichotomum) n’a rien de très particulier en automne, son feuillage prenant une teinte jaune fréquente à cette saison. Mais en s’approchant davantage de l’arbuste, surprise ! L’accord d’un fruit et des feuilles surprend.

Fruit et feuillage d'automne dans un parc parisien

Fruit et feuillage d'automne de l'arbre du clergé (Clerodendron trichotomum), Parc André Citroën, Paris 15e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

J’adore ce mélange de jaune vert acidulé, de rose intense et de bleu porcelaine.
Un de ces petits plaisirs que la nature et les jardins savent nous prodiguer, quand on prend le temps de les parcourir…

Le repos imminent du bégonia ‘Papaya’

Comme tous les bégonias tubéreux cultivés dehors pendant la belle saison, mon bégonia ‘Papaya’ (en fait un Begonia sutherlandii), entre en repos. Il jaunit de plus en plus et donne des bulbilles à l’aisselle des feuilles.

Bégonia tubéreux

Feuillage jaunissant du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

L’arrêt de la floraison et le net jaunissement du feuillage sont les signes avant-coureurs de l’arrêt de la végétation pour ce petit bégonia tubéreux sud-africain. La période devient délicate, il ne faut plus arroser ou presque plus, sinon c’est la pourriture des racines et du bulbe. Et cette année, j’ai de la chance, pas d’attaque d’oïdium, fréquente en fin d’été et en automne.

Bégonia tubéreux

Bulbilles sur les tiges du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

L’autre signe du repos imminent, c’est l’apparition de bulbilles, des petits bulbes situés à la base des feuilles, sur les tiges. Ce sont des organes de reproduction végétative de ce bégonia, car chaque bulbille est susceptible de redonner un plant de bégonia au printemps suivant.

Bégonia tubéreux

Bulbille sur la tige du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

Je suis plutôt content, car cette année les bulbilles sont assez grosses et bien formées. Je les ai repérées suffisamment tôt pour disposer la potée à l’abri des eaux de pluie et sur le sol, à l’arrière du balcon. Quand le feuillage va s’effondrer et se dessécher, ce sera plus facile pour récupérer celles qui vont immanquablement tomber de part et d’autre.

La difficulté ensuite est de les conserver pendant l’hiver, sans qu’elles se dessèchent trop à l’air libre car ces organes de survie ont peu de réserves et beaucoup se ratatinent au fil des semaines. Je vais peut-être les enfermer dans de la tourbe sèche pour limiter les risques de perte d’eau. Le tout dans une boite hermétique, à la cave ou dans le bac du réfrigérateur. Quand à la potée au repos, s’il ne gèle pas trop fort, je la laisserai sur le balcon, à l’abri. Sinon ce sera la cave.

Rose trémière d’automne

Il n’y a pas que les iris qui fleurissent à contre-saison dans Paris. Les roses trémières aussi !

Plante vivace à floraison remontante

Fleur de rose trémière en automne, Parc André Citroën, Paris 15e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Plante vivace à floraison remontante

Fleur de rose trémière en automne, Parc André Citroën, Paris 15e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Belles floraisons dans le Parc André Citroën (Paris 15e), mais aussi dans le Jardin des Tuileries (Paris 1er).

Plante vivace à floraison remontante

Fleurs doubles de rose trémière en automne, Jardin des Tuileries, Paris 1er (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Plante vivace à floraison remontante

Fleurs doubles de rose trémière en automne, Jardin des Tuileries, Paris 1er (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Je ne suis pas retourné récemment dans le Parc de Bercy (Paris 12e) où les roses trémières sont nombreuses près du chai. Peut-être y-a-t-il quelques fleurs aussi…