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Au Jardin des plantes de Paris, réouverture après restauration de la Gloriette de Buffon

Gloriette de Buffon, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)Depuis le 27 juillet 2018, les visiteurs du Jardin des Plantes de Paris ont de nouveau accès à la Gloriette de Buffon. Après sept mois de travaux, ce belvédère surplombant les allées du Jardin, plus vieille construction métallique de Paris et l’une des plus anciennes au monde, aussi classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993, retrouve tout son éclat.

Un édifice historique à plus d’un titre
Depuis 1635, date de la création par Louis XIII du Jardin royal des Plantes médicinales, le Jardin des Plantes a évolué avec les besoins et les styles d’aménagements de chaque époque.  L’un des plus anciens témoins de cette évolution est la Gloriette de Buffon, érigée au sommet de la butte du labyrinthe. Cette butte, qui compte parmi les premiers terrains acquis pour la fondation du Jardin royal, n’a en fait rien de naturel : elle a été constituée au XIVe siècle par l’accumulation de détritus et de gravats calcaires provenant des faubourgs de la capitale !

Avant-gardiste pour l’époque, la Gloriette précède de 60 ans les œuvres de Victor Baltard, et de plus d’un siècle les réalisations de Gustave Eiffel. Le belvédère a en effet été construit en 1786-87 sur l’ordre du Comte de Buffon, d’après les dessins d’Edme Verniquet, architecte de Louis XVI, et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du Roi. Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993.

Une structure unique et précaire
La Gloriette est établie sur un plan de forme circulaire, présentant huit colonnes. Constitué d’une armature en fonte de très haute qualité fabriquée dans les forges de Buffon à Montbard, le kiosque présente des superstructures et des décorations composées de bronze, cuivre, laiton et or. Cet habillage dissimule en grande partie l’ossature en fer fixée par rivets, la soudure n’existant pas au XVIIIe siècle. S’élevant sur plus de 9 mètres, la Gloriette est surmontée d’une sphère armillaire en fonte et cuivre, modélisant le mouvement des étoiles, du Soleil et de l’écliptique autour de la Terre. Un gong solaire, qui sonnait chaque jour à midi, dominait l’ensemble. Ce dernier a aujourd’hui disparu.

Malheureusement, l’association des différents métaux transforma la structure en une pile polymétallique, et certains éléments se dégradèrent rapidement par électrolyse. Restauré au début des  années 80, l’édifice avait retrouvé son aspect originel. Mais depuis, la forte fréquentation du Jardin des Plantes, la pollution et la stagnation des eaux, entre autres, ont détérioré ses décors mais aussi fragilisé sa structure, le rendant dangereux pour le public et obligeant le Muséum à fermer son accès (ce que montre ma photo prise bien avant la restauration de l’édifice).

Pour sa rénovation, le Muséum a lancé en 2016 un appel aux dons auprès du grand public, qui a largement répondu. Les entreprises mécènes (Fondation du patrimoine grâce au mécénat de la Fondation Total, Fondation de la Maison de la Chimie, Eiffage, Société des Amis du Muséum) ont également apporté leur soutien à la rénovation.
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Décès de Pierre André Lablaude, ACMH des jardins de Versailles

Pierre André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques en charge des jardins du château de Versailles de 1990 à 2012, est décédé jeudi 26 juillet 2018. Il a été le grand artisan de la restauration des jardins après la tempête de 1990.

Arrivé en 1990 quelques jours avant la première tempête, Pierre André Lablaude a mené la replantation et le rétablissement des grandes perspectives du domaine, qu’il a poursuivi en 1999 après la seconde tempête. Il a conduit la restauration du Moulin du Hameau de la Reine, du bosquet de l’Encelade, du théâtre de la Reine, du Petit Trianon et du jardin anglais, du Belvédère et du bassin des Enfants dorés. On lui doit également la renaissance du bosquet des Trois Fontaines.

Son dernier grand chantier aura été la restauration du bassin de Latone, qu’il considérait lui-même comme l’apogée de sa carrière au château de Versailles.

Pierre André Lablaude voulait, selon ses propres termes : « rendre aux jardins et au parc la rigueur et la précision de leur géométrie d’origine », mais aussi « la richesse et l’exubérante fantaisie des décors disparus ».

Catherine Pégard, présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a tenu à rendre hommage à celui qui a su redonner vie aux jardins de Versailles, tels que les nombreux visiteurs du monde entier les admirent aujourd’hui. Son expertise, reconnue dans le monde entier, et sa volonté de partager son savoir-faire l’ont conduit, bien au-delà de nos frontières à contribuer à la restauration de lieux insignes : les temples d’Angkor ou bien les jardins impériaux du Shinjuku Gyoen à Tokyo. Son humour allié à une extrême courtoisie, son autorité bienveillante, sa passion intime pour Versailles lui donnaient une présence particulière qui ne s’effacera pas.

Le château de Versailles lui rendra hommage à la rentrée dans le bosquet des Trois Fontaines.

Encore quelques jours pour soutenir la rénovation du mur végétal du musée du quai Branly–Jacques Chirac

Mur végétal de Patrick Blanc, musée du Quai Branly Jacques Chirac, Paris 7e (75)
La première campagne de mécénat participatif du musée du quai Branly-Jacques Chirac se termine le 15 juillet 2017. Cette grande opération permettra la rénovation de la structure et la nouvelle végétalisation du mur végétal conçu en 2004 par le botaniste Patrick Blanc.

#Faiteslemur, première campagne de mécénat participatif lancée par le musée du quai Branly-Jacques Chirac, invite le public à participer à la restauration d’un des emblèmes du musée et véritable poumon urbanistique de la rive gauche. La campagne de dons,lancée le 15 mai, se terminera le 15 juillet 2017 sur la plateforme de crowdfunding : https://www.commeon.com/fr/projet/quaibranly

A ce jour 85 % de l’objectif ont été atteints. Le musée du quai Branly-Jacques Chirac espère récolter 50000 euros, soit un tiers du budget total des travaux, pour l’installation des nouvelles espèces végétales.

Le mur végétal bénéficiera des améliorations techniques (redimensionnement des fixations et adaptation du système d’humidification) et d’une nouvelle création originale botanique. Grâce à la générosité des donateurs, le mur demeurera des décennies durant un symbole fort de paix, d’ouverture et de respect de l’environnement, fidèle au message universaliste du musée du quai Branly-Jacques Chirac.

Le Panthéon encapuchonné

Vue du Panthéon enveloppé d'une bâche et de la statue d'Henri IV, Paris (75)
Le Panthéon fait l’objet de travaux de restauration très importants, la première partie concernant la coupole, le lanternon et le tambour avec sa colonnade. Une grande bâche recouvre l’édifice qui a pris des allures de grosse meringue ou d’énorme fusée.

 

C’est un des plus grands chantiers de restauration en Europe. S’échelonnant sur une dizaine d’années, la campagne de restauration concernera successivement les parties hautes, le péristyle, les intérieurs de l’édifice, les parements extérieurs et enfin les sols extérieurs. Ce chantier résoudra de façon pérenne les problèmes structurels de l’édifice. La première étape de la campagne de restauration actuellement mise en oeuvre porte sur la coupole, le lanternon et le tambour avec sa colonnade. Elle devrait s’achever en février 2015.

Visite du chantier de restauration des parterres de broderies et de gazon du Domaine de Sceaux (92)

Photomontage du projet de réintroduction des parterres de broderie et de gazon de la Grande perspective ©Pierre-André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques

Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et Yves Révillon, Vice-président du Conseil général en charge du Patrimoine non scolaire et de la Promenade bleue et des Promenades vertes, ont effectué une visite du chantier de réintroduction des parterres de broderies et de gazon du Domaine de Sceaux, à l’origine conçus par André Le Nôtre.

Cette visite était commentée par Pierre-André Lablaude, Architecte en chef des Monuments historiques et Maître d’œuvre du projet.
Le Conseil général des Hauts-de- Seine s’est fixé pour objectif de valoriser l’histoire des lieux en soulignant cette perspective paysagère majeure et en jouant sur la hiérarchie des parterres, fidèle en cela aux jardins réguliers des XVIIème et XVIIIème siècles.

En 2013, le Conseil général des Hauts-de-Seine célébrera le 400ème anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre (1613-1700) avec la restauration des parterres de broderies et de gazon, des conférences, des visites guidées, des spectacles, des expositions.

Le chantier de restauration du parterre de borderies et de gazon en quelques chiffres:

  • 4 hectares réaménagés,
  • 8 mois de travaux,
  • 176 nouveaux ifs de 1,50 m taillés en topiaire,
  • 125 000 buis, soit 6 km de linéaire végétal,
  • 9 600 m2 d’engazonnement.

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