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Glyphosate, suite mais pas fin…

Logo du ministère de la transition écologique et solidaire

Vendredi 22 juin 2018, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire et Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et de l’alimentation ont réuni des représentants du monde agricole, de l’agro-alimentaire et de la distribution, ainsi que les acteurs de la recherche et de l’innovation pour s’engager dans la sortie définitive du glyphosate.

Les ministres ont rappelé le cadre du plan d’action global pour la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires présenté fin avril, avec un objectif de -25 % en 2020 et -50 % en 2025, et la décision du gouvernement de mettre fin aux principaux usages du glyphosate d’ici trois ans au plus tard et d’ici cinq ans pour l’ensemble des usages, tout en précisant que les agriculteurs ne seraient pas laissés dans une impasse.

Le rapport de l’INRA, remis en décembre au gouvernement, démontre que de nombreuses alternatives au glyphosate sont déjà disponibles dans le cadre de l’agro-écologie, notamment dans les grandes cultures, la viticulture et l’arboriculture qui sont les filières les plus consommatrices de glyphosate. Ce rapport identifie aussi les usages et pratiques agricoles, toutefois minoritaires, en situation d’impasse compte tenu des leviers et connaissances actuelles. Il est nécessaire d’accélérer le développement de solutions pour ces usages, notamment pour l’agriculture de conservation des sols, celle en zones difficiles comme les terrasses et les secteurs aux cahiers des charges très spécifiques.

Dans ce cadre, les ministres ont salué les démarches de progrès qu’ont d’ores et déjà engagées les filières agricoles, notamment dans leurs plans de filière ou le contrat de solutions porté par une trentaine d’acteurs autour de la FNSEA. Les ministres leur ont demandé d’assurer la cohérence de ces démarches avec les objectifs fixés par le gouvernement sur le glyphosate comme sur la réduction globale de l’utilisation des produits phytosanitaires.

Les ministres attendent des acteurs que ce travail par filière pour identifier les leviers du changement soit finalisé rapidement. Ils souhaitent pouvoir disposer de premiers engagements précis de réduction et de suppression d’usages sur le glyphosate d’ici trois semaines. Les ministres ont notamment demandé aux entreprises de l’agro-alimentaire et de la grande distribution de s’engager aux côtés des agriculteurs dans le déploiement de solutions et dans la valorisation des produits sans glyphosate.

Logo du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêchePour permettre la pleine mobilisation des filières et un suivi en toute transparence par les parlementaires et les citoyens des progrès accomplis vers la sortie du glyphosate, les ministres ont annoncé :

  • La création d’un centre de ressource d’ici la fin de l’année pour rendre accessible à l’ensemble de la profession agricole les solutions existantes pour sortir du glyphosate.
  • Le renforcement des actions d’accompagnement dans le cadre du programme Ecophyto pour diffuser les solutions et trouver de nouvelles alternatives pour les usages pour lesquels il demeurerait des impasses.
  • La mobilisation des réseaux territoriaux des chambres d’agriculture, et de l’enseignement agricole pour faire connaître et promouvoir les alternatives au glyphosate sur l’ensemble des territoires avec l’appui des CIVAM et des coopératives agricoles.
  • Le suivi des quantités vendues et utilisées des produits contenant du glyphosate afin de faire toute la transparence sur les usages en publiant régulièrement les données et en les mettant à disposition du public.
  • La valorisation de ce travail au niveau européen avec les pays volontaires pour s’engager comme la France dans une sortie rapide du glyphosate. Une première réunion avec ces pays se tiendra en marge du prochain Conseil Agriculture en juillet.

L’animation et le suivi de ce plan d’action sont confiés à une « Task Force » pilotée par les deux ministères, avec l’appui de l’INRA, de l’ACTA et de l’APCA. Cette équipe rendra compte des actions engagées et des progrès accomplis tous les trois mois aux ministres et aux parlementaires.

 Enfin, les ministres ont souligné les attentes des Français et les bénéfices attendus d’une transition réussie vers l’agroécologie. Le gouvernement a choisi de faire appel à la responsabilité des acteurs en s’engageant pleinement à leurs côtés pour obtenir rapidement des résultats et atteindre l’objectif de sortie du glyphosate.

Bienvenue dans mon jardin au naturel 2018

Logo Bienvenue dans mon jardin au naturelLes 16 et 17 juin 2018, des jardiniers amateurs ouvriront leurs jardins à tous. Les visiteurs pourront s’informer et partager sur les techniques du jardinage. L’événement mobilise des jardiniers qui sont dans une démarche respectueuse de l’environnement : ils n’utilisent ni pesticides, ni engrais chimiques. En 2017, plus de 24 000 visiteurs ont été accueillis par 600 jardiniers et jardinières.

Créer du lien entre les habitants …
Créer du lien entre les habitants en favorisant le partage d’expérience et de techniques vers un jardinage sain et favorable à l’environnement est un objectif fort de l’opération. Convivialité, curiosité, passion… accompagneront les participants tout au long de ces deux jours de découverte et de partage sur les trucs et astuces du jardinage au naturel.

… pour préserver notre santé, notre eau et notre environnement
En réponse aux pollutions des eaux par les désherbants et aux problèmes sanitaires et environnementaux posés par les pesticides et engrais chimiques, une prise de conscience individuelle et collective est nécessaire. Paillage, compostage, récupération d’eau, utilisation des insectes auxiliaires… sont autant de techniques simples permettant de se passer des produits phytosanitaires. Les jardiniers participants les feront découvrir concrètement aux habitants les 16 et 17 juin 2018. Ainsi, tous pourront devenir acteurs de la préservation de leur santé et de leur environnement.

Des professionnels au service de l’action
Les centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE – www.cpie.fr), acteurs professionnels de l’environnement et de la sensibilisation, se mobilisent sur les territoires pour organiser l’opération. Ils accompagneront les jardiniers amateurs volontaires pour les aider à accueillir au mieux le public et promouvoir leurs pratiques.

Informations pratiques
Ouverture des jardins : samedi 16 et dimanche 17 juin 2018. Entrée gratuite. Horaires indiqués sur la fiche de présentation des jardins. Ces jardins sont privatifs, merci de respecter les jardiniers en observant les horaires et les jours d’ouverture. Liste et présentation des jardins (adresses, horaires, spéci cités et animations) disponible sur le site national http://mon- jardin-naturel.cpie.fr/.

Vous souhaitez visiter un jardin proche de chez vous ? Contactez le CPIE le plus proche de chez vous. Retrouvez les 63 CPIE organisateurs de l‘événement sur mon-jardin-naturel.cpie.fr

Exposition Flowers of Change du 8 au 10 juin 2018 au Parc G. Méliès d’Orly (94)

Exposition Flowers of Change, Pierre Estève, parc Georges Méliès, Orly (94), juin 2018
L’exposition Flowers of Change de l’artiste Pierre Estève aura lieu du 8 au 10 juin 2018 au Parc G. Méliès d’Orly (94). Des milliers de fleurs en plastique réalisées par des centaines de fleuristes du changement, Orlysiens de tous âges, seront exposées à l’occasion de la fête de la ville “Orly en couleur”.

Ces Flowers of Change, faites à partir de bouteilles recyclées, collectées par les Orlysiens, sont créées lors des nombreux ateliers organisés par l’association Art Science 21 dans toute la ville depuis le mois de janvier 2018. Vous êtes invités à une déambulation sonore au milieu de cette forêt inédite de 2000 Flowers !

Basé sur l’upcycling et l’économie sociale et solidaire, ou la revalorisation par le recyclage de ce que nous considérions jusqu’alors comme déchet, Flowers of Change nous apprend qu’en Art comme en écologie, un petit geste de chacun peut nous amener à un grand résultat pour tous. Flowers of change contribue à une prise de conscience collective des enjeux liées au développement durable. Et c’est donc à partir de bouteilles en plastique recyclées que des expositions monumentales et participatives sont possibles. Aujourd’hui à l’échelle de villes, demain nous l’espérons, à l’échelle de la planète.

Informations pratiques
Exposition Flowers of Change
Parc Georges Méliès, 99, avenue de la Victoire, 94310 Orly.

5 juin 2018, journée mondiale de l’Environnement

mains tenant des bouteilles en plastique, photo Fotolia / sebra
« Pour la Journée mondiale de l’environnement, le message est simple : bannissez les produits en plastique à usage unique. Refusez ce que vous ne pouvez pas réutiliser. Ensemble, nous pouvons ouvrir la voie à un monde plus propre et plus vert. » (extrait du Message du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres).

Chaque Journée mondiale de l’environnement est organisée autour d’un thème visant à attirer l’attention du public sur une préoccupation environnementale particulièrement d’actualité. Le thème de cette année 2018 est la lutte contre la pollution plastique. #CombattreLaPollutionPlastique

Quelques chiffres significatifs

  • Chaque année, nous jetons une quantité de plastique qui serait suffisante pour faire quatre fois le tour de la Terre.
  • Chaque année, au moins 8 millions de tonnes de plastique finissent dans les océans, l’équivalent d’un camion à ordures complet à chaque minute, causant la mort d’un million d’oiseaux de mer et de 100 000 mammifères marins.
  • Chaque année, le monde utilise 500 milliards de sacs en plastique.
  • Au cours de la dernière décennie, nous avons produit plus de plastique qu’au siècle dernier.
  • 50% du plastique que nous utilisons est à usage unique ou jetable.
  • Nous consommons 1 million de bouteilles en plastique chaque minute.
  • Le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons.

(suite…)

Le végétal : clé de la ville de demain ?

Logo Unep - les entreprises du paysageLUnion Nationale des Entreprises du Paysage (UNEP), en partenariat avec Hortis, les responsables d’espaces nature en ville, ont dévoilé les résultats d’une nouvelle étude menée dans le cadre de l’Observatoire des villes vertes. Pour cette 6e enquête, le panel a été interrogé sur la place des infrastructures vertes dans leurs politiques urbaines. Résultat : les collectivités les plus en pointe ont pris conscience de l’atout que représentent les infrastructures vertes pour développer la biodiversité, améliorer le cadre de vie des habitants et favoriser l’attractivité de leur territoire. Les projets de végétalisation d’infrastructures « grises » quant à eux se multiplient. Pour Catherine Muller, présidente de l’Unep, il est souhaitable que cette dynamique s’étende rapidement à l’ensemble des villes Françaises.

Le végétal prend progressivement le pas sur le béton
La notion « d’infrastructure verte » englobe tous les espaces végétalisés, naturels ou aménagés – par opposition aux « infrastructures grises » : routes goudronnées, bâtiments. Pour cette étude, l’Observatoire des villes vertes a interrogé 25 villes parmi les plus en pointe ; celles dont les politiques liées au végétal préfigurent les futures tendances.
Premier enseignement : la végétalisation d’infrastructures grises est largement pratiquée par les collectivités interrogées. 7 sur 10 ont des projets en cours, qu’il s’agisse de végétaliser des parkings, des toitures de bâtiments collectifs, des voiries ou des ronds-points, comme par exemple la place de la Nation à Paris.
La végétalisation des voies de tramway, à l’instar des travaux démarrés en début d’année à Brest, est encore plus plébiscitée (8 villes sur 10). La végétalisation de pistes cyclables est en bonne voie, même si certaines villes sont plus investies que d’autres en la matière. Ces initiatives peuvent aller jusqu’à la création de véritables « voies vertes », comme à Angers où une ancienne voie ferrée a été entièrement végétalisée afin de relier la ville aux communes avoisinantes, (et permettre aux habitants de les emprunter à pied ou à vélo).

« Pour les Français, la ville idéale est d’abord écologique et végétale (Source : étude Unep–Ifop 2016 « Ville en vert, ville en vie »). Les bons résultats de cet Observatoire en matière de végétalisation d’infrastructures grises sont encourageants, car si les villes françaises souhaitent s’adapter aux aspirations de leurs citoyens, il est impératif qu’elles investissent non seulement dans la création de nouveaux espaces verts, mais également dans la végétalisation des infrastructures existantes » analyse Catherine Muller, Présidente de l’Unep. « Pour les y aider, les professionnels du paysage disposent de toutes les compétences techniques, végétales et écologiques nécessaires. »

Infographie, Observatoire des Villes vertes, UNEP (suite…)

BiodiversiTerre sur la place de la République à Paris

BiodiversiTerre, place de la République, Paris (75)
Le temps d’un week-end et à l’occasion de l’évènement BiodiversiTerre, la place de la République a perdu son aspect bétonné pour prendre des allures de petite campagne urbaine avec de vastes prairies fleuries, des espaces engazonnés, des vaches et des bottes de paille.

En sortant du métro, des effluves d’herbes coupées vous titillent les narines. Plutôt surprenant sur cette place parisienne ô combien minérale.

BiodiversiTerre, place de la République, Paris (75) (suite…)