Exposition « Caillebotte, peintre et jardinier »

Affiche de l'exposition "Caillebotte, peintre et jardinier, Musée des impressionnismes Giverny
Considéré comme l’une des figures majeures du groupe impressionniste, Gustave Caillebotte a consacré une part importante de sa production artistique à l’évocation des jardins. Le musée des impressionnismes Giverny organise une exposition qui se propose d’étudier le thème du jardin dans l’œuvre de Gustave Caillebotte (Paris, 1848 – Petit Gennevilliers, 1894).

Peintures de Gustave Caillebotte, exposition "Caillebotte, peintre et jardinier" du 25 mars au 3 juillet 2016, Musée des impressionnismes Giverny
Il peint ses premières études sur le motif dans la demeure familiale d’Yerres, avant d’acquérir au Petit Gennevilliers une propriété où il élabore un somptueux jardin et fait construire une serre. Tout comme son ami Claude Monet, avec lequel il partage une passion pour l’horticulture, il privilégie l’évocation de cet univers végétal.


L’exposition présente quatre sections principales, qui s’articuleront autour de ses lieux de résidence.

Le Paris d’Haussmann, un univers minéral
À Paris, Caillebotte vit dans un quartier neuf : celui de la gare Paris-Saint-Lazare, de l’Opéra et du Pont de l’Europe. À l’inverse de ses amis impressionnistes, il ne décrit pas la gare ni les loisirs parisiens, mais l’activité des ouvriers, peintres ou poseurs de parquet. Car Paris
est alors un vaste chantier et l’artiste n’évoque ni la Seine, ni l’animation des boulevards ou des cafés, il préfère, dès 1875, décrire une cité lisse et grise.
Souvent, il l’observe de la fenêtre ou du balcon d’un immeuble neuf. Le vide, l’ennui et le désir d’évasion sont palpables dans ses compositions. Caillebotte souligne les perspectives de la ville moderne, dessinées par les balcons et les boulevards. Souvent déserts, ceux-ci sont plantés d’arbres chétifs, rares et fragiles, comme ceux des jardins publics qui se multiplient alors.

Villégiatures à Yerres
Dans la propriété familiale d’Yerres, Caillebotte explore, de 1872 à 1878, les ressources du parc à l’anglaise, un jardin privé qui est récent lui-aussi et qui ressemble beaucoup aux nouveaux espaces publics parisiens avec ses allées sinueuses, ses massifs soignés et ses fabriques. Il s’intéresse également au jardin potager qui lui inspire de nombreuses compositions, ainsi qu’au cours de l’Yerres qui est le théâtre des loisirs nautiques, baignades et canotage. Les œuvres inspirées par le jardin et le potager d’Yerres témoignent d’un impressionnisme très personnel où les cadrages audacieux ainsi que la présence de la figure humaine le distinguent de ses amis impressionnistes.

La propriété familiale d’Yerres vendue en 1879, l’artiste se rend à plusieurs reprises en Normandie où il voit son ami Monet qui s’installe à Giverny en 1883. Caillebotte peint à cette époque des paysages normands qui témoignent d’une technique très libre. Il acquiert en 1881 une maison au Petit Gennevilliers, en face d’Argenteuil et se passionne pour le yachting, dessine des modèles performants de bateaux et devient président du Cercle de la Voile de Paris. Comme Monet avant lui, Caillebotte décrit les voiliers et les régates sur la Seine.

Le Petit Gennevilliers
Caillebotte s’installe définitivement en 1888 au Petit Gennevilliers où il crée un jardin qui, progressivement, prend une place prédominante dans son œuvre. Une section documentaire et des photographies du jardin enrichiront cette section. L’artiste fait aussi construire une serre et élabore divers projets de décoration sur le thème de la végétation et des fleurs. Son décès en 1894, à l’âge de quarante-cinq ans, interrompt le développement d’une œuvre en pleine évolution et le retentissement du legs Caillebotte ne tarde pas à effacer la profonde originalité de l’artiste.

Au musée des impressionnismes Giverny, environ quatre-vingts œuvres, peintures et dessins, sont réunies pour évoquer cet aspect de son art.
Exposition « Caillebotte, peintre et jardinier »
du 25 mars au 3 juillet 2016
Visite libre tous les jours de 10h à 18h (dernière admission : 17h30)
Tarifs billet seul adulte : 7€; Enfant de 12 à 18 ans/étudiant 4,50€; Enfant de 7 à 11 ans 3€; Personne avec handicap 3€; Enfant – 7 ans gratuit; Gratuit le 1er dimanche du mois.
Réservation et achat à l’accueil du musée ou en ligne sur www.mdig.fr ; www.fnac.com ou ticketmaster.fr

Musée des impressionnismes Giverny, 99, rue Claude Monet, 27620 Giverny.
Tél : 02 32 51 94 65.
Courriel : contact@mdig.fr

Un important catalogue sera édité à l’occasion de cette exposition.
Toutes les œuvres exposées seront reproduites en pleine page. Cet ouvrage, co-édité avec les Éditions Hazan, et distribué en version française et en version espagnole, sera largement diffusé en France, en Espagne et à l’étranger. Il comportera deux essais, l’un par Marina Ferretti Bocquillon, directeur scientifique du musée des impressionnismes Giverny, sur les liens entre Caillebotte et Monet, et l’autre par Paula Luengo, conservateur au Museo Thyssen-Bornemisza, consacré aux passions de Caillebotte. Par ailleurs une chronologie détaillée de la vie de Gustave Caillebotte, par Gilles Chardeau, Président du Comité Caillebotte, fera état des dernières recherches sur l’artiste.
Publication : mars 2016
Format : 24 × 29 cm<
Nombre de pages : 160 pages
Prix : 29 euros.
La Propriété Caillebotte, à Yerres (91), à 20 min. de Paris
Visiter la Propriété Caillebotte, c’est découvrir un lieu riche d’histoire et de patrimoine, où vécurent Gustave Caillebotte et sa famille entre 1860 et 1879.

Construite au début du XIXe siècle, la propriété constitue un témoignage exceptionnel et préservé de la villégiature à l’époque impressionniste et
évoque, comme à Giverny, la vie d’un peintre mais aussi son inspiration majeure ; plus de 80 toiles y ont été peintes, dont certaines sont présentées à l’exposition « Caillebotte, peintre et jardinier » de Giverny.
Depuis près de deux décennies, la Propriété Caillebotte fait l’objet de restaurations et de soins constants afin de lui rendre son charme de villégiature propre à l’époque de Gustave Caillebotte. Ainsi, les fabriques d’ornementation que sont l’Orangerie (salle d’expositions temporaires
ouverte aux artistes confirmés), la Chapelle, le Kiosque et la Glacière, ont été progressivement restaurées. Le Casin, demeure de l’artiste, fera l’objet d’une réhabilitation complète en 2016 afin d’y restituer la vie de Caillebotte.
Le parc de 11 hectares bordé par la rivière l’Yerres a, pour sa part, bénéficié du talent du paysagiste Louis Benech, qui l’a replanté et a réaménagé la pièce d’eau exactement comme au temps de Caillebotte. Le potager, entretenu avec passion par l’association yerroise Potager Caillebotte, en liaison avec le Potager du Roi à Versailles, a été aménagé pour améliorer l’accueil des enfants des écoles et des amateurs de jardins. Le peintre aimait y cultiver fleurs et fruits.

Une visite guidée numérique permet de replacer les chefs d’œuvre de l’artiste dans leur environnement et de comprendre l’inspiration du maître ; la superposition de l’œuvre et de son lieu de création est surprenante car rien n’a changé.

Tous ces travaux ont permis au Casin de la Propriété Caillebotte (inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques) d’être labellisé « Maison des Illustres » par le ministère de la Culture et de la Communication en 2012. La Propriété a officiellement été reconnue en 2015 par l’État comme l’un des hauts lieux de la peinture impressionniste en France. Elle fait partie du contrat national « Destination Impressionnisme », comme Giverny ou encore le Musée d’Orsay.

Informations pratiques :
La Propriété Caillebotte, 8, rue de Concy, 91330 Yerres.
Entrée libre tous les jours.
Visites guidées sur rendez-vous (01 80 37 20 61)
www.proprietecaillebotte.com

Commentaires (2)

  1. gustave

    Pour approfondir, vous pouvez consulter en ligne le travail universitaire soutenu en 2014 par Fabienne Boursier : « La représentation du jardin dans l’œuvre de Gustave Caillebotte : une peinture documentaire, entre illustration et art ». Ce mémoire de recherche a manifestement largement inspiré l’exposition, sans qu’il ne soit pourtant jamais cité. C’est à présent chose faite. Le lien : http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01088135

  2. Philippe à Pau

    Quel dommage que Giverny soit si loin de Pau ! Mais je ne désespère pas de faire le trajet…

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