Les Victoires du Paysage… Promouvoir le paysage et le végétal dans nos espaces de vie

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« Développons des indicateurs pour mesurer les services environnementaux, économiques, culturels et sociaux rendus par les végétaux, les jardins et les paysages. » est l’une des 10 actions prioritaires contenue dans le Manifeste pour une Cité Verte en vue d’une meilleure intégration du végétal aux espaces de vie, rendu public en octobre 2011 par Val’hor, interprofession de l’horticulture et du paysage. Pour les Professionnels du Paysage, il est primordial que les projets d’aménagement du paysage soient suffisamment pensés et intégrés en amont de tout projet urbain, que leurs usages soient optimisés au maximum et que leurs bénéfices soient reconnus.

En effet, face à une urbanisation toujours croissante, il est vital de ne pas perdre le contact avec le végétal et le paysage au sein de nos cités. Au-delà de son rôle d’agrément, il a été démontré lors des 5èmes Assises Européennes du Paysage (le rendez-vous des décideurs de la ville durable et des professionnels), qui se sont déroulées en octobre dernier, que le végétal, l’aménagement du paysage et la nature en ville, plus qu’un acte esthétique, apportent de véritables bienfaits aux citoyens et sont sources de richesses pour la société.

Le concours national des Victoires du Paysage s’inscrit, depuis son origine, dans la démarche Cité Verte de promotion du végétal et du paysage au sein de la cité. A travers les projets primés lors de chaque édition, il s’agit de sensibiliser les élus, les entreprises et les particuliers à la démarche paysagère et à la prise en compte du végétal dans leurs projets d’aménagement ou de construction et de montrer tous les bienfaits que le paysage et le végétal apportent aussi bien aux villes et à ses habitants, qu’aux entreprises et aux salariés.

Collectivités, entreprises, particuliers, pour mettre en valeur vos aménagements paysagers, participez à la 3ème édition des Victoires du Paysage !

Pour participer, rien de plus simple :

  • Il faut avoir fait appel aux professionnels du paysage pour la réalisation (un paysagiste concepteur pour la conception, une entreprise du paysage pour la mise en œuvre et un ou plusieurs pépiniéristes ou horticulteurs pour la fourniture des végétaux).
  • Du plus petit au plus grand projet, tout le monde peut participer : de la terrasse ou jardin d’un particulier ou d’une entreprise, en passant par les projets immobiliers jusqu’aux aménagements à plus ou moins grande envergure d’une collectivité. Chaque réalisation doit être achevée depuis moins de 5 ans.
  • Inscription en ligne et dossier téléchargeable sur le site www.lesvictoiresdupaysage.com jusqu’au 15 juin 2012.

Le paysage… Créateur de richesse économique
Le paysage et ses acteurs concourent à la création de richesses aussi bien directes (tourisme, attractivité des territoires), qu’induites (image des villes, développement local, création d’emplois). Procurant un cadre de vie de qualité, la présence d’aménagements paysagers donne également plus de valeur au foncier et à l’immobilier. Plusieurs études nord-américaines mettent ce phénomène en évidence : les maisons possédant un jardin aménagé et de qualité sont vendues 5 à 11 % plus chères*, et la valeur d’un bien immobilier augmente proportionnellement à l’étendue de sa surface végétalisée. Par exemple, une terrasse ou un patio paysager apporte une plus-value de l’ordre de 12,4 %**.
(* Marketing for the Landscape Professional, 2005 / ** Des Rosiers et al., 2002)

Le paysage participe également au développement économique de notre pays. La filière paysage et végétal est considérée comme l’un des moteurs de la croissance verte. En France, 50 000 entreprises et 300 000 emplois y sont attachés : sur 10 emplois créés, 8 sont des CDI, 9 sont à temps pleins, des emplois en milieux ruraux et urbains, jeunes et non délocalisables. Ainsi, plus de 15 000 emplois ont été créés en 10 ans et les besoins sont toujours existants.

Le paysage… Créateur de richesse environnementale
Grenelle de l’environnement, Plan Nature en Ville, lutte contre le réchauffement climatique, l’environnement est aujourd’hui considéré comme un capital à préserver. Ainsi pour 2 Français sur 5, la préservation de l’environnement passe aussi par la plantation d’arbres ou le fait d’accorder une plus grande place à la nature en ville. Et pour 1 Français sur 2, les jardins et espaces verts sont bénéfiques pour l’environnement.
(Enquête UNEP-Ipsos 2010 Le jardin un bien social à partager –Les français font le choix du vert).
En effet, les arbres, les plantes, les végétaux jouent un rôle efficace et naturel dans l’amélioration de la qualité de l’air, la régulation de la température des villes, la dépollution des sols, l’amélioration de la gestion des eaux et concourent également à la préservation de la biodiversité.

Le paysage…Créateur de richesse culturelle
Penser et projeter le paysage contribue à redonner vie à l’héritage d’un territoire et à l’inscrire dans l’époque contemporaine, mais également à créer un patrimoine en devenir. Le paysage est porteur d’une identité commune, d’une culture. Il existe un véritable lien entre les cultures locales et les paysages: chaque région, chaque terroir a un paysage qui lui est propre et auquel on s’identifie. Véritable visage d’une société, le paysage permet donc de renforcer ce sentiment d’appartenir à une communauté.

Le paysage…Créateur de lien social favorisant le vivre-ensemble
Lorsqu’ils sont situés au cœur des quartiers de vie, des jardins et espaces verts de qualité sont sources de lien social et incitent à la détente, à la rencontre : les relations entre les habitants d’un même quartier se font plus fréquentes, plus sereines, les tensions diminuent. Par exemple, les jardins et espaces verts se sont révélés avoir une influence importante sur le nombre de crimes et délits observés dans les zones urbaines. D’après une étude américaine menée dans un quartier de Chicago, les lieux entourés par les arbres et les jardins affichent des taux de violations de propriété et de crimes violents très inférieurs à ceux observés dans les quartiers équivalents mais sans végétation (respectivement -48% et -56%). (Enquête UNEP-Ipsos 2010 Le jardin un bien social à partager –Les français font le choix du vert)

Le paysage… Source de bien-être
Une étude du VU University Medical Centre d’Amsterdam (publiée le 15/10/2009 dans le Journal of Epidemiology and Community Health) montre que vivre à proximité d’espaces verts diminue les cas de dépression, l’anxiété, le stress et les maladies respiratoires. La densité des espaces verts joue un rôle, tout autant que leur proximité : pour avoir un effet positif sur la santé, un parc doit se situer à moins d’1 km du lieu d’habitation de la personne. D’autre part, en participant à la réduction du stress et des troubles de l’attention, jardins et espaces verts ont un impact positif marqué contre la dépression et l’anxiété. L’amélioration de la qualité de l’air induite par les parcs et la possibilité d’y pratiquer des exercices physiques, réduisent également la fréquence des maladies respiratoires chez les riverains. Cette étude a également démontré que ce sont les enfants de moins de 12 ans et les personnes à faible revenu, qui passent plus de temps dans les environs de leur domicile, les plus particulièrement sensibles à ces bienfaits.

D’après le Dr Jolanda Maas, responsable des recherches, ces résultats suggèrent que « les responsables politiques devraient plus prendre les espaces verts en considération » pour améliorer la santé publique. Elle ajoute : « le vert n’est plus un luxe » !

Les 10 Bienfaits majeurs du Végétal en Ville*

  1. Augmenter l’activité physique des plus fragiles (enfants, personnes âgées, malades)
  2. Favoriser l’usage des déplacements doux au quotidien par les citadins
  3. Répondre aux attentes de loisir, de détente et de nature des habitants
  4. Diminuer l’état de stress et d’angoisse des citadins
  5. Soutenir la cohésion sociale et la rencontre des habitants
  6. Réguler et apaiser les relations entre les personnes
  7. Augmenter l’attractivité et la qualité du cadre de vie
  8. Donner plus de valeur au foncier et à l’immobilier
  9. Éduquer à la biodiversité
  10. Participer à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air

* Docteur Sandrine Manusset, sociologue de l’environnement, Les Bienfaits du végétal en Ville sur le bien-être et la santé humaine, étude réalisée pour Plante&Cité en 2010.

Commentaires (2)

  1. bellaciao

    je suis toujours assez amusée par cette « administratisation » (si j’ose dire…) du naturel, du végétal, on va « développer des indicateurs » et donc quantifier, les effets de chaque brin d’herbe et de chaque branche d’arbre sur la population, alors que tous ces effets son parfaitement, bien qu’empiriquement, connus ….on a donc besoin de raisons « cartésiennes » pour laisser de la verdure se développer au pied des immeubles ….navrant ! mais comme le souligne jpp, rien ne sera durablement et agréablement fait sans la participation réelle des personnes concernées, riverains et habitants, qui doivent donner leur avis et s’approprier ces parcs, jardins, potagers partagés, et non pas les considérer comme un « mobilier urbain » de plus … se pose aussi la question du type d’espace vert, aurons nous le choix entre une nature reconstituée, policée, telle que j’en vois autour de moi (je vis entre Marne la Vallée et Disney, ah il y a eu de la plantation, certes, mais très très travaillée et avec une image bien précise de la « nature »)et un retour (aidé, si nécessaire) de la vraie nature avec ses herbes folles, ses couches de feuilles mortes compostant gentiment autour des arbres, les plantes indigènes établissant leur hiérarchie naturelle …..quand on voit la frilosité envers les choses naturelles (boue, vers de terre et autres petites bêtes….) d’une grande partie des habitants des couronnes urbaines, on se pose des questions …. même si on n’est pas spécialiste des indicateurs …..

  2. jpp

    Secteur qui a le vent en poupe mais qui sent le vent tourner et venir un rejet massif de sa pratique , la profession horticole et paysagère a pris conscience de la nécessité d’évoluer. D’où la mise en place de labels de qualité environnementale. C’est une bonne chose.
    Reste que cette profession va devoir aussi accepter que l’habitant prenne de plus en plus les choses en main. C’est ce qu’a fait un paysagiste qui est devenu un pilier du jardin partagé « La guinguette de la Dhuys » à Bagnolet.Les deux expériences s’enrichissent mutuellement.
    Mais il y a bien du progrès à faire.J’ai visité un jardin de pied d’immeuble quai de Loire. A voir la pelouse quasiment morte , on comprend pourquoi les propriétaires ont décidé de faire l’entretien eux–mêmes. Ils avaient commencé par un compost. Les jardiniers professionnels s’en servaient comme d’une poubelle…

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