Festival des Éphémères #3 – ARBRE(S)

Festival des Éphémères #3 - ARBRE(S)

12 heures de performances, d’improvisations, d’installations. des artistes innovants interrogent la ville. Ce 3ème Festival des Éphémères a décidé de regarder, sentir, capter le ciel et la terre et les installer là, au milieu du jardin, entre deux mondes, à la verticale, en un mot : voici « ARBRE(S) ».

Festival des Éphémères #3 – ARBRE(S)
Du 29 juin au 1er juillet 2012 de 16h30 à 20h
Gratuit
Au Jardin d’Éole, 45 rue d’Aubervilliers, 75018 Paris.
Métro : ligne 7, station Riquet; Lignes 7 ou 2, station Stalingrad.

La forêt pendue à un arbre – Philippe Desclais – Installation

Tous les jours de 16h à 20h
Un arbre suspendu, renversé, ne portant plus de feuilles, semblant presque calciné, mais pourtant gracieux et toujours majestueux.
Un arbre svelte, élancé, nu, patiné au noir de fumée, suspendu depuis un pont de bambous à une structure sobre de métal (jouant sur l’ambiguïté : simple artéfact technique, ou semblant de mobilier sacré ?).
À cinq mètres du sol, on passe dessous, son faîtage se trouve juste au dessus de nos têtes.
Singularisé des autres arbres vivants et ordinaires dans cet espace urbain, s’agit-il du renversement d’un symbole ou de son miroir ?
Comment nous interpellera-t-il, sur quel mode, évoquant quels rêves, quelles croyances, quelles préoccupations (écologiques, spirituelles) ?
À coup sûr, faisant forêt en nos pensées, nous plongeant dans le songe de nos cultures mêlées.

Arbre exquis – Fabrice Charbit – poésie / installation

Tous les jours de 16h à 20h
Un arbre à poèmes qui fait suite à l’atelier d’écriture mené auprès des séniors du Club Charles Lauth (Porte d’Aubervilliers).
Un travail sur l’imaginaire de nos sensations effectué dans différentes directions, inspiré par des images, des procédés ludiques, des textes et des thèmes issus du mouvement surréaliste, des haïkus japonais, de la Beat Generation, etc…

Corpoème – Thierry Giannarelli ­(danse, voix) – art action / Installation

Tous les jours de 16h à 20h
Un moment d’intimité entre un artiste et le visiteur qui accueille l’expérience, dans un espace à part, à l’abri des regards.
Le visiteur ferme les yeux et accorde sa confiance à l’interprète qui le met en mouvement…
Une danse simplissime et minimale, sur laquelle descend le poème qui accompagne les diverses sensations corporelles suscitées.
Le poème s’incarne, donne des mots à la danse. Un voyage sensoriel avec les récits d’Ovide et de ses Métamorphoses.

Arbre raz court si tu peu(x)‑ en corps

Vendredi 17h30 et 18h30; Samedi 17h et 18h; Dimanche 17h30 et 18h30
Isabelle Camarrieu (­voix), Wall°ich (­saxophone), Anne Marchand (installation plastique) – installation / musique improvisée
Bras ou jambes avalées dans l’écorce de l’arbre avec lequel faire corps. Une structure d’arbre, couverte d’une peau, se dresse. La peau s’enlève par endroit pour mettre à jour des entailles en relation avec l’extérieur. L’homo-prothésus en marche, ne remplace pas ce qu’il a perdu, il créé d’autres manques… Feuilles internes et improbables. Feuilles de cieux de jour, de nuit, d’orage ou de beau temps de pluie… Tissus bourrés en forme de membres. Un membre manquant, disparu, coupé… et on le sent toujours là… Prêt à bouger… Se meut-il ailleurs..? Echo logique, virtualisé devant la perte de tangible, de réel..

La sphère – Brice Mingouolo ­(danse), Valérie Rezek ­(plasticienne) – danse contemporaine

Vendredi 17h30 et 18h30; Samedi 17h et 18h; Dimanche 17h et 18h
Toucher, sentir, écouter, sauter, marcher, bouger : autant de facultés qui nous relient à la vie, à notre nature intrinsèque. Comment peuvent-elles se déployer, s’exprimer aujourd’hui ?
Une sphère de lianes tressées entoure l’arbre danseur. L’arbre est protection, racine, debout en sa solidité. À son contact la sphère, image du globe terrestre, du réseau-monde, s’enrichit, accroît le développement de ses facultés, s’élargit, envahit. Peu à peu la sphère prend l’ascendant : le monde boit l’énergie vitale de l’arbre, absorbe son oxygène sans lui laisser le temps de se régénérer.
Dialogue ou combat ? Une fable de notre modernité, une fable de corps.

Leo adventices – Jean-Christophe Petit (­performer) – art-action

Vendredi 17h et 18h; Samedi 17h30 et 18h30; Dimanche 17h30 et 18h30
Une balade douce et lente, en suivant l’homme-lierre, parasite de l’arbre, ou prolongeant ses racines.
Une mini-conférence, entre souffle et jeune-pousse, entremêlant géologie, macadam, généalogie, monstro-construction urbaine, renaissance ou bataille pour exister entre béton et reforestation.
En toile de fond, le bio-dynamisme, la lune, les étoiles, les planètes, le purin d’ortie, la sensibilité de la plante aimant son arbre ou se revendiquant arbre qui essaie d’exister.

Source ombragée – Marguerite Papazoglou, Barbara Pereyra ­(danse contemporaine, voix),
Benjamin Weydecamp ­(clarinette basse) – danse contemporaine / musique improvisée

Vendredi 17h et 18h; Samedi 17h30 et 18h30; Dimanche 17h30 et 18h30
Deux danseuses et un musicien performer jouent, interagissant dans un langage secret. Ils se font arbre en écoutant sa durée. Un temps élargi. Un temps organique, la durée supérieure à celle d’une vie humaine, la lenteur, l’inverse de la quête compulsive de la réduction du temps. Par leur évolution, leur déploiement dans l’espace et par la musique rendue perceptible, ils nous ouvrent le passage vers la matière-temps : la vacance(s) ou une autre façon d’être dans le temps : être in-time !

Embaumés / Débauchés – Frédérique Loutz (­tatouages, poèmes) et Ernesto Castillo (poèmes) ‑ poésie / art-action

Vendredi 17h30 et 18h30; Samedi 17h et 18h; Dimanche 17h et 18h
One + One will be tree. Des textes sont prononcés et s’envolent comme des feuilles au vent, des mots sont tatoués sur la peau comme gravés dans le bois puis effacés. Inlassables Philémon et Baucis, éternels Adam et Eve, indissociables de l’interdit, de la tentation, et de la connaissance délivrée par l’arbre. Les textes récités, imprégnés de l’histoire des origines témoigneront de notre imaginaire aux racines culturelles multiples pour qu’enfin l’arbre de la connaissance du bien et du mal fraye à nouveau avec Yggdrasil, l’arbre-monde.

El Toro – Emmanuel Mailly (­électroacoustique, objets sonores)
musique improvisée sur des textes de René Char, Pierre Ivart et quelques autres

Vendredi 17h30 et 18h30; Samedi 17h et 18h; Dimanche 17h30 et 18h30
L’arbre comme témoin immuable de l’humanité. A l’abri de son arbre à cloches et à clefs, un territoire sonore vers lequel, tel un passeur, Emmanuel Mailly nous invite à embarquer…
« Ils sont venus, les forestiers de l’autre versant, les inconnus de nous, les rebelles à nos usages.
Ils sont venus nombreux.
Leur troupe est apparue à la ligne de partage des cèdres.
Le plus disert s’est approché, puis un second tout aussi déraciné et lent.
Nous sommes venus, dirent-ils, vous prévenir de l’arrivée prochaine de l’ouragan, de votre implacable adversaire. »

Arbre etc… Anthony Carcone (­platines cd, guitare électrique modifiée),
Jacques Foschia (ondes hertziennes), DFF (­plaques de métal, perches en bois) – musique improvisée

Vendredi 17h et 18h; Samedi 17h30 et 18h30; Dimanche 17h30 et 18h30
Des musiciens au pied d’un arbre. Le choix des instruments et la disposition des musiciens symbolisent une évolution de la droite vers la boucle, du dispersement vers l’union des lignes, du disparate vers l’harmonie, scellés par des liens solides. Ces liens donnent l’illusion d’être les nervures visibles de la sève montante, la source de vie de l’arbre. La forteresse végétale puise son énergie vitale dans ses musiciens. Cet arbre de musique devient une évidence. L’arbre devenu musical est l’instrument d’une union intime entre le monde végétal et le monde artistique. L’union, la nature et l’humain.

Rêve de Terre – Maki Watanabe – Danse Butoh

Vendredi 17h30 et 18h30; Samedi 17h et 18h; Dimanche 17h et 18h
Notre corps a un cœur, et chaque cellule qui constitue ce corps, a une âme.
À travers ses cellules, une rivière passe.
Nos mouvements de vie y sont ambigus.
Comme ceux de la nature, ils ne sont pas tout droits.
Comme un arbre qui se tait, notre corps parait observer le monde.
Il attend dans son silence.
Les mouvements sont à l’intérieur, invisibles.
Comme un bouton qui attend le moment de fleurir.
De même, le corps vit, il est le mystère de la vie.

Qui mène la danse ? Charles Piquion – conte/performance

Vendredi 17h et 18h; Samedi 17h30 et 18h30; Dimanche 17h et 18h
Qui mène la danse ? Qui tire les ficelles ? Qui raconte l’histoire ? Accrochés, une multitude de cabas de supermarché se balade et se balance. Nous inventerons les arbres et les palabres viendront ; nous emplirons les arbres d’oiseaux, de sacs plastiques poetiques d’histoires et de bruit, de vent avec des mots et des machines. Actionnés par ceux qui tirent les ficelles, aidés par le souffl e de la machine à souffler. Tiraillement, travail et consommation, travailleurs et consommateurs. Mais qui tire les ficelles, qui raconte l’histoire ? Le conteur Charles Piquion ? Sans doute. Le décor ? Peut-être… les tireurs de ficelles ?

Déplacement Opus 1 – Compagnie L’Eclaboussée – art-action

Vendredi 17h et 18h; Samedi 17h30 et 18h30; Dimanche 17h et 18h
À la suite d’une enquête/rencontre poétique avec les séniors du Club Charles Lauth (Porte d’Aubervilliers), deux danseuses contemporaines et une poétesse sonore invitent les usagers/spectateurs du Jardin d’Éole à une balade sensorielle. L’arbre, figure arborescente, se dresse dans la ville pour nous faire éprouver l’écoulement du temps : la poussée lente des saisons aussi bien qu’un temps plus long, au delà de la durée d’une vie humaine. Changeant et périssable face aux architectures qui nous donnent l’illusion de l’immuable, l’arbre nous renvoie à notre propre capacité de transformation et à notre finitude. Pour donner à sentir/re-(s)sentir une autre dimension dans le paysage et dans les corps.

Improvisations collectives

Tous les jours de 19h à 20h
Les artistes se mélangent chaque soir pour surprendre et se laisser surprendre. danse, texte, musique en laboratoire. un moment de découverte, de rencontre et de convivialité

Commentaires (2)

  1. bellaciao

    moi ce qui me gonfle, c’est qu’on prenne prétexte du naturel pour fourguer n’importe quoi au milieu d’endroits où on serait si bien au calme et sans personne qui saute d’un buisson pour raconter des fadaises pseudo philisophiques, et qu’on m’oblige à de la « convivialité » là où je ne cherche que paix et contemplation ! je finis par ne plus aller dans certains endroits, que pourtant j’aime, parceque je vais y trouver trop de monde, et que je m’en sens dépossédée.

  2. jpp

    Cet idée d’éphémère appliquée au végétal est à la mode et me gonfle. Le végétal, c’est de la durée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 Partages
Partagez
Tweetez
+1
Enregistrer
Partagez