Archive journalières: 23 août 2008

Le deuxième temps fort des cornouillers du Japon

En ce moment les cornouillers à fleurs ou cornouillers du Japon (Cornus kousa) se parent de superbes fruits rouges, qui ressemblent à des grosses fraises. Deuxième grande période d’attrait pour ces arbustes d’ornement élégants. Comme celui-ci photographié aujourd’hui près du Parvis de la Défense et du centre commercial Les Quatre Temps.
Ces arbustes ou petits arbres offrent un premier spectacle au moment de la floraison printanière, très originale et raffinée. Les fleurs assez quelconques sont entourées de grandes bractées blanches, roses ou rouges très décoratives. Mais en ce moment, ce sont les fruits qui apportent une nouvelle touche de couleur à ces beaux arbustes. De curieux fruits arrondis et bosselés, couleur fraise.Les cornouillers connaîtront un troisième temps fort au cours de l’automne, quand leur feuillage s’enflammera, juste avant de tomber…

Feuilles poinçonnées, cherchez l’otiorhynque !

En me promenant sur le parvis de la Défense, je me suis arrêté devant un arbuste aux feuilles passablement échancrées, comme passées à la poinçonneuse. Une pauvre viorne qui a subi une forte attaque d’otiorhynque, une sorte de charançon très fréquent à Paris et en Île-de-France, surtout dans les jardins en pots.On ne voit presque jamais l’animal qui a causé ces dégâts si caractéristiques. Mais on découvre un beau jour ses plantes complètement découpées, comme si un petit rigolo avait joué de la poinçonneuse sur le rebord des feuilles. Rien de vraiment grave pour les plantes qui n’en souffrent pas plus que cela, mais d’un point de vue esthétique, c’est pas terrible. Et puis il faut savoir que les larves, qui vivent dans le sol, peuvent s’attaquer aux racines et faire des dégâts bien plus graves. Quand il y a trop de parasites dans un bac, l’arbuste peut périr dans les cas les plus graves.
Comment réagir ? La meilleure méthode est l’emploi de nématodes, de l’espèce Heterorhabditis bacteriophora, qui éliminent radicalement les larves et les pupes (dernier stade avant la transformation de la larve en adulte) de la manière la plus naturelle qu’il soit. Justement nous sommes en plein dans la période de traitement, qui s’étend d’août à octobre, quand la température du sol est supérieure à 12 °C, au moins quelques heures par jour (sic ! 14 °C dans l’air ce matin, pas terrible l’été). L’autre grande période de traitement étant au printemps, de mars à mai selon la température. Ces nématodes sont proposés notamment par la société Biotop et doivent être dilués dans l’eau au moment de leur utilisation. Il suffit ensuite d’arroser la terre à la base des plantes contaminées et de maintenir le substrat humide pendant le mois qui suit l’application. Avec 500 000 nématodes, vous traitez une surface de sol de 1 m2. Le traitement est simple, mais il est coûteux (la dose de 500 000 nématodes est proposée actuellement à 27 euros, ce qui fait donc un coût de 27 euros le m2).
Dernier point, il est essentiel de ne pas utiliser de produits chimiques sur la zone à traiter pendant la semaine qui précède le traitement et au moins pendant le mois qui suit.