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Vient de paraître : Les plantes au rythme des saisons

 

Les plantes au rythme des saisons, Tela Botanica et Observatoire des Saisons, Biotope éditions, juin 2017
Le changement climatique bouleverse les rythmes saisonniers de nombreuses espèces. Bourgeonnement, floraison, maturation des fruits, coloration des feuilles, autant d’événements clés de la vie d’un arbre dont le calendrier est perturbé. Cet ouvrage vise à faire découvrir au plus grand nombre la phénologie, science qui étudie le cycle de vie annuel des plantes en fonction des conditions climatiques. Un domaine de recherche de plus en plus mis en lumière dans le contexte du changement climatique.

Quelles conséquences ces bouleversements auront-ils sur le devenir des espèces et le fonctionnement des écosystèmes ?
Peut-on prévoir ces changements ?
Autant de questions auxquelles les auteurs du livre répondent ici de manière claire et pédagogique.

Ce livre permet au lecteur de s’initier à l’observation phénologique avec 79 espèces de plantes communes (hêtre, mélèze, pêcher, anémone…). Il y trouvera pour chaque espèce : des critères d’identification illustrés de très belles aquarelles, l’écologie et la répartition de la plante, le calendrier du cycle annuel et les différents stades phénologiques photographiés.
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Coquelicots nouveaux

Coquelicots dans une pelouse du Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75)
L’avance importante des floraisons dans la capitale se manifeste encore une fois avec ces premiers coquelicots qui arrivent et fleurissent pour Pâques.

Coquelicots dans une pelouse du Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75)
C’est le moment de participer à la Mission Coquelicots, nouvelle expérience de science participative lancée à l’occasion de la Fête de la Nature 2014 et de sa thématique « Herbes folles, jeunes pousses et vieilles branches ». La Mission Coquelicot est portée par l’Observatoire Des Saisons. L’objectif est de récolter 1000 observations de floraison de coquelicots.

Le coquelicot est sensible au changement climatique. Sa floraison est d’autant plus précoce qu’il fait chaud. Cette petite plante banale des trottoirs, prairies, parcs, jardins… a bel et bien un intérêt pour la communauté scientifique qui travaille à comprendre quels seront les impacts du changement climatique sur la survie des espèces et le fonctionnement des écosystèmes. L’Observatoire Des saisons, programme scientifique piloté par le CNRS et animé par l’association Tela Botanica, est consacré à la phénologie. Il étudie le rythme de vie de plantes ou d’animaux en fonction des variations saisonnières du climat, dont celle du coquelicot !

1 – Apprenez à reconnaître le coquelicot
Consultez la fiche sur le site Internet de l’Observatoire Des Saisons pour ne faire aucune erreur.
2 – Choisissez votre ou vos terrains d’étude
Déterminez une (ou plusieurs !) zone à proximité de chez vous, d’environ 20 m² dans laquelle vous avez identifié la présence de coquelicots : une zone facile d’accès que vous pouvez surveiller facilement ou sur laquelle vous vous rendez souvent : jardin, parc, bord de route, cours d’école, place de village…
3 – Guettez l’ouverture des fleurs du coquelicot !
Notez la date à laquelle vous aurez vu la première fleur de coquelicot épanouie.
4 – Signalez vos observations
Vous aurez besoin d’indiquer votre identité, de localiser très précisément la zone d’observation sur la carte, d’indiquer la date de floraison et de joindre une photo si vous le souhaitez.
L’ensemble des observations sont répertoriées et comptabilisées en temps réel sur la carte de résultats. L’ensemble des observations seront transmises à l’Observatoire Des Saisons pour compléter son étude sur le coquelicot.

 

Opération cymbalaire graines, la suite d’une aventure scientifique

Grâce à l’enthousiasme des observateurs répartis dans toute la France, les résultats de l’Opération Cymbalaire Fleurs lancée en juin dernier sont là : les pétales des cymbalaires poussant en grandes agglomérations ont globalement une taille inférieure à ceux des villes plus petites. La suite ? Élucider si cette différence est due à un phénomène évolutif lié à la rareté des pollinisateurs en ville ou bien à une offre en ressources nutritives plus faible en milieu urbain dense qu’en milieu rural. Pour cela, le Muséum national d’Histoire naturelle et Tela Botanica invitent tous les curieux de nature et passionnés de botanique à collecter… des graines !

Tentative d'encadrement du temps, Stacey, Parcelle MAP, 13ème Festival des Murs à Pêches, Montreuil-sous-Bois (93)
En juin dernier était lancée par le Muséum national d’Histoire naturelle et Tela Botanica l’Opération Cymbalaire dans le cadre de Sauvages de ma rue, un observatoire du programme de sciences participatives Vigie-Nature. L’objectif : mesurer les pétales de ces petites fleurs violettes qui poussent sur les murs et murets. Grâce à la participation des observateurs qui ont transmis leurs données, Nathalie Machon, chercheuse au Muséum, a pu montrer que les cymbalaires poussant en grande agglomération possèdent des pétales plus petits en moyenne de 1,5 mm que celles d’agglomérations inférieures à 5000 habitants. Ce résultat semble suggérer que les cymbalaires n’investissent pas dans la production de grandes fleurs en milieu densément urbanisé, où les insectes pollinisateurs sont plus rares.

Quels pollinisateurs ?
Le réseau des observateurs du Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs (SPIPOLL), un autre observatoire Vigie-Nature, a apporté sa contribution à l’opération. En effet, des collections de photographies ont montré la présence de différentes espèces sur les fleurs de cymbalaire : bourdon, abeille sauvage, abeille domestique, fourmi… Une collection toute particulière réalisée au cœur de Paris a montré quant à elle que durant 20 minutes d’observation, aucun insecte n’est venu se poser sur les fleurs de cymbalaire. Cette donnée d’absence va dans le sens des résultats de Nathalie Machon. Mais pour l’instant une seule donnée ne permet pas de conclure avec certitude. Affaire à suivre…

Opération cymbalaire : Le temps de la moisson !
Cependant, ces premiers résultats laissent Nathalie Machon songeuse. À quelle cause attribuer la différence de taille des pétales de cymbalaires entre villes plus ou moins grandes ? Les cymbalaires auraient-elles évolué vers la production de petites fleurs en réponse au manque de pollinisateurs dans les milieux densément urbanisés ? Et si c’était dû à un manque de nutriments dans les brèches urbaines des grandes agglomérations ? Afin d’en avoir le cœur net, Nathalie Machon propose de faire pousser au printemps prochain, au Muséum national d’Histoire naturelle, des cymbalaires dont les graines proviennent de toute la France. En grandissant dans le même environnement, avec les mêmes ressources, ces cymbalaires auront tous les nutriments à disposition pour fabriquer de grandes fleurs. Si des différences de taille de pétales persistent, l’Opération Cymbalaire aura mis à jour une évolution du système de reproduction des cymbalaires en fonction de leur habitat, probablement en lien avec la disponibilité en pollinisateurs.

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Sauvages de ma rue, le guide des plantes sauvages des villes de France

Sauvages de ma rue

L’ouvrage « Sauvages de ma rue » présente les plantes sauvages les plus répandues dans les espaces publics des villes et villages de France.

Chaque espèce est décrite d’une façon claire, sans terme technique afin que tout citadin, sans aucune formation en botanique, puisse apprendre à identifier celles qui poussent dans son environnement immédiat. Les descriptions sont toutes assorties de photographies. En outre, des informations sont fournies sur l’écologie de ces espèces (les endroits où on les trouve préférentiellement) ainsi que les usages alimentaires ou médicinaux qu’elles peuvent avoir. Il est surprenant de constater à quel point ces plantes, considérées pour la plupart comme des « mauvaises herbes », possèdent des vertus oubliées.

Les plantes, et particulièrement les plantes sauvages, à travers les services qu’elles rendent, sont indispensables à la vie des citadins : elles tempèrent les îlots de chaleur, elles aident à la dépollution de l’air et de l’eau, à la détoxification des sols, elles constituent le milieu de vie de nombreux animaux (oiseaux, papillons, abeilles)… En conséquence, de la qualité de la flore des villes dépend la qualité de vie des citadins, leur bien-être et même leur santé. Pourtant, les plantes sauvages qui peuplent nos cités restent méconnues.

Cet ouvrage, richement illustré, constitue un catalogue de référence unique qui permettra aux citadins de reconnaître les plantes qu’ils croisent quotidiennement dans leur rue, autour des pieds d’arbres, sur les trottoirs, dans les pelouses. Il donnera également aux lecteurs intéressés la possibilité de participer à l’inventaire de la flore des villes organisé par le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’association Tela botanica, dans le cadre du projet « Vigie-Nature ». (suite…)

Participez au Défi Images « Flore urbaine » lancé par Tela Botanica

Tous les mois le réseau Tela Botanica organise son Défi Images, un concours de photographies ou de dessins sur un thème précis ouvert aux tela botanistes. En décembre, les plantes sauvages des villes sont soumises au feu des objectifs.

Pousse de Brassicacée dans la rue Manin, Paris 19e (75), photo Alain Delavie

Ce concours a pour but de faire découvrir ou mieux connaître aux internautes les richesses et les particularités des flores locales. En novembre dernier, le Défi Images était consacré aux fruits d’automne.
En vous connectant sur le site de Tela Botanica, vous pouvez proposer jusqu’au 23 décembre 2011 jusqu’à 3 photos ou dessins de plantes sauvages urbaines, via le Carnet en ligne. La dernière semaine du mois, tous les membres du réseau sont invités à sélectionner les lauréats parmi les participants inscrits pendant les trois semaines précédentes.
Les 12 meilleures contributions seront ensuite valorisées sur le site et les forums de Tela Botanica, ainsi que sur la page Facebook. Les résultats seront aussi valorisés sur la lettre d’information envoyées aux membres du réseau Tela Botanica.

Pour devenir tela botaniste.

Soutenez le réseau Tela Botanica !

Plus de 16 000 personnes sont inscrites aujourd’hui au réseau Tela Botanica. Chaque jour, 10 000 personnes consultent le site Internet de Tela Botanica et participent à la réalisation de projets collectifs. Malgré cela, le montant des dons pour aider le réseau diminue au fil des années. En 2010, les donateurs ont été plus généreux individuellement mais beaucoup moins nombreux (211 donateurs contre 286 l’année précédente).

Un objectif : accroître l’autonomie et l’indépendance du Réseau Tela Botanica
Le réseau Tela Botanica est géré par une association qui assure la gestion financière du réseau. L’association emploie 15 salariés et son chiffre d’affaires 2010 était de 550 000 euros. D’où proviennent ses revenus ? Des subventions publiques (32%) et privées (50%), de ventes de prestations (formation) ou de produits (Flora Bellissima), mais aussi des dons des membres du réseau, à hauteur de 3% des ressources.

Le souhait est que Tela Botanica reste libre d’accès et libre de toute publicité, diffusant largement la connaissance et invitant chacun à participer. Compte tenu des difficultés économiques actuelles et de leurs répercussions sur les subventions publiques et privées à venir, il sera de plus en plus difficile d’assurer la pérennité des services en ligne du réseau (eFlore, Carnet en ligne, lettre d’actualités…). C’est pourquoi un appel à don est lancé en cette fin d’année pour aider Tela Botanica à poursuivre ses activités.

Les donateurs imposables en France peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt de 66 % du montant de leur don à Tela Botanica. Ainsi, un don de 30 euros (mais vous pouvez donner moins… ou plus) à Tela Botanica ne vous coûte en réalité que 10 euros. Pour apporter votre contribution volontaire au Réseau, rendez-vous sur le site de Tela Botanica. Plusieurs possibilités vous sont offertes : don en ligne, prélèvement automatique, chèque ou virement bancaire.

Alors, n’hésitez pas, faites un don à TELA BOTANICA !