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Ma petite culture de sphaigne en terrarium

Mini terrarium pour culture de sphaigne, Paris 19e (75)Je tente pour la première fois la culture de sphaigne vivante en intérieur. J’ai reçu un tout petit paquet avec des pousses de cette mousse que je me suis empressées de repiquer (bouturer) dans de la fibre de coco bien humidifiée. Le tout sous une cloche en verre et à proximité d’un éclairage artificiel avec des Leds.

Substrat acide humide, eau douce non calcaire, éclairage pas trop intense, forte hygrométrie, le cocktail semble convenir à mes jeunes pousses de sphaigne du Chili que je vois de plus en plus verdir. C’est un bon début, mais il va falloir encore de nombreuses semaines avant d’envisager de passer à une plus grande échelle pour récupérer de la mousse fraîche pour certaines de mes boutures. À suivre !

Un tapis de mousse et ça pousse !

Tapis de mousse avec sedum, Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
La mousse s’installe la première sur une surface minérale où rien d’autre ne pousse, puis peu à peu, d’autres plantes viennent s’implanter dans cette couche végétale protectrice qui leur assure une source de nourriture et d’humidité, certes limitée, mais suffisante pour certaines espèces pionnières.

Tapis de mousse avec sedum et Geranium robertianum, Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)Sur ce mince tapis végétal constitué par la mousse, ce sont des sedums et des géraniums herbe-à-Robert qui se sont semés et qui ont poussé. Les premiers supportent les périodes de sécheresse, les géraniums un peu moins surtout sur de longues périodes, d’où leurs dimensions modestes. Et les réserves en éléments nutritifs sont limitées, provenant de l’accumulation des poussières et de la décomposition des plus vieilles mousses. Mais cela suffit pour ce retour de la végétation sur un sol inerte et minéral. En fait l’élément limitant, c’est l’eau surtout… et l’envie de nettoyage des humains !

Pellia (Monosolenium tenerum)

Monosolenium tenerum sur roche dans mon nano aquarium, Paris 19e (75)
Je viens de faire l’acquisition de deux exemplaires de cette plante aquatique fixée sur une roche. Son aspect évoque autant une algue qu’une salade frisottée. Mais en fait c’est une hépatique

Monosolenium tenerum sur roche dans mon nano aquarium, Paris 19e (75)
Cette plante aquatique forme un amas dense en forme de coussinet. Elle ne possède pas de vraie feuille, mais des thalles verts (un thalle étant un appareil végétatif ne possédant ni feuille, ni tige, ni racine). Ces derniers ont un aspect de feuilles aplaties. Fragiles, ils se fragmentent facilement. Chaque morceau étant susceptible de redonner une autre plante. J’ai quelques fragments qui se sont détachés et déposés sur le sable, je les ai laissés. On verra bien ce que cela donnera, si l’aquarium est envahi…

D’après ce que j’ai pu lire sur Internet, cette hépatique est assez tolérante pour ses conditions de maintenance en aquarium. À suivre…

Vert de mousse

Mousse vert fluo sur une tombe dans le Cimetière du Père Lachaise en hiver, Paris 20e (75)

J’aime la couleur des mousses à la fin de l’hiver quand elles reprennent leur croissance. Le vert est alors presque fluorescent, avec une intensité et une luminosité particulières, et ce d’autant plus que la journée est ensoleillée ce qui était le cas hier.

Mousse vert fluo sur une tombe dans le Cimetière du Père Lachaise en hiver, Paris 20e (75)

Cet hiver, les mousses n’ont vraiment pas manqué d’eau et les températures n’ont pas été exceptionnellement froides, la douceur ayant été souvent au rendez-vous. Des conditions qui ne peuvent que favoriser le développement de ces végétaux qui aiment les endroits frais et peu ensoleillés. Les cimetières sont des bons lieux d’observation actuellement dans la capitale, certaines tombes étant pratiquement recouvertes d’un beau tapis vert. Un tapis où les oiseaux aiment venir grattouiller pour y trouver quelques pitances.

Un temps à mousses

Tapis de mousse bien vert en automne dans Montmartre, Paris 18e (75)

Encore un week-end gris, brumeux, pluvieux, sombre à souhait ! Pas vraiment le temps idéal pour se faire une « mousse » en terrasse, mais par contre les mousses parisiennes sont superbes avec toute cette humidité persistante.

Tapis de mousse bien vert en automne dans Montmartre, Paris 18e (75)

Dans le langage courant, on parle de mousses pour décrire des végétaux de taille réduite, mais nous devrions utiliser le terme de Bryophytes, pour parler de ce groupe de plantes fréquentes dans les endroits plus humides, aussi bien en pleine ville qu’à la campagne.

Le saviez-vous ?
Les coussinets de mousses abritent une quantité innombrable de petits animaux : acariens, collemboles, rotifères, tardigrades, coléoptères et bien d’autres invertébrés. Dans un mètre carré de mousses, on dénombre des milliers de bestioles.