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Fleurs d’été parisiennes

Clématite 'Blue River' et dipladénia blanc, Paris (75), été, juillet 2016, collage MOLDIV
Voici une petite sélection des fleurs d’été que j’ai photographiées dans la capitale ces derniers jours, avec une harmonie de bleu et de blanc.

Althéa 'Oiseau Bleu', Hibiscus syriacus, Malvacées, Paris (75)
Clématite ‘Blue River’, dipladénia blanc, althéa ‘Oiseau Bleu’, jasmin étoilé, platycodon et lobélia…

Collage (Moldiv), dipladénia blanc, jasmin étoilé, lobélia bicolore et platycodon, Paris (75)
Mes collages sont réalisés avec l’éditeur MOLDIV (version gratuite). Cette application offre la possibilité de réaliser des collages de photos de manière rapide et simple avec un grand nombre de possibilités.

Récupérer un dipladénia qui a subi une gelée

Dipladénia (Mandevilla), photo Romaneau / Fotolia
La question m’a été posée par Emmanuelle et je vais tenter d’y répondre, ce qui est toujours difficile sans voir réellement l’état de la plante ni connaître la sévérité de la gelée qui a touché cette plante exotique.

Le dipladénia (Mandevilla) ou jasmin du Brésil forme une belle liane couverte de grandes fleurs en trompette tout au long de la belle saison, voire toute l’année quand il est cultivé sous serre tempérée ou dans une véranda maintenue hors gel. Non rustique, cette plante exotique ne supporte pas les gelées qui détruisent vite ses feuilles, ses tiges et même ses racines quand la culture est effectuée en pot et qu’aucune protection hivernale n’a été prévue.

Tant que la plante n’est pas complètement desséchée et que certaines tiges et feuilles restent vertes, il y a toujours un espoir. Il faut donc patienter, tout en éliminant au fur et à mesure les rameaux ou les feuilles qui se dessèchent. Et surtout, il faut veiller à protéger la plante si un nouveau coup de froid est annoncé car il pourrait alors être fatal.

Si toutes les tiges ont bruni et se dessèchent, il n’y a guère d’espoir. On peut les couper assez court et attendre le retour du printemps pour voir si quelques pousses apparaissent à la base, en pensant à maintenir la terre toujours fraîche mais jamais détrempée. Mais la reprise n’est pas garantie…

L’hivernage du dipladénia

Jardinière de dipladénias dans le Cimetière de la Villette, Paris 19e (75)
Alexandra vient de me poser une question concernant son dipladénia encore fleuri : « Il commence à faire très froid (je suis en région parisienne), je souhaiterai le rentrer mais je n’ose pas couper les lianes qui sont accrochées à un treillage dans le jardin, vu qu’il y a encore des fleurs. Que  dois-je faire ? »

Dans un premier temps, tant que la météo ne nous annonce pas de gelée, il est encore possible de laisser la potée de dipladénia dehors, mais en la protégeant la nuit avec un voile d’hivernage (ne pas hésiter à doubler ou tripler l’épaisseur). Auparavant, il faut surtout protéger les racines en entourant la potée avec plusieurs épaisseurs de plastique à bulles et en la surélevant sur une plaque de polystyrène.

Dès que le thermomètre descend vers 0°C (ce qui est annoncé pour la fin de semaine), il est préférable de rentrer la potée dans une pièce très claire, voire ensoleillée quelques heures dans la journée. Les lianes accrochées sont souvent entourées autour de leur support. Avec de la patience, vous pouvez les défaire l’une après l’autre. Cela permet de ne pas supprimer la belle floraison qui devrait toutefois diminuer pendant l’hivernage. Vous pouvez aussi couper une partie des extrémités des tiges si vraiment elles sont trop longues. La potée sera moins encombrante et cette taille provoquera le départ de nouvelles pousses sur les tiges et à la base de la plante. Même si cela réduit la floraison, vous êtes sûre de ne pas perdre la plante que la première bonne gelée va griller et faire périr.

Que faire d’un dipladénia en hiver ?

Potée de dipladénia en automne, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), 13 novembre 2011, photo Alain Delavie

Très robuste et florifère, le dipladénia est devenu l’une des stars des fleurs d’été pour les coins très ensoleillés. Mais cette belle plante grimpante au joli feuillage vernissé ne résiste pas aux gelées. Voici quelques conseils pour la conserver en hiver et pendant de nombreuses années.

Bien avant l’arrivée des premières gelées, l’idéal serait d’installer votre dipladénia dans une serre ou une véranda chauffée modérément. Cette liane apprécie un emplacement très lumineux, voire ensoleillé. Le manque de lumière ralentit ou arrête sa floraison, provoque l’allongement de ses pousses avec des grands entrenoeuds entre les feuilles. Même si ce n’est pas une plante succulente, elle apprécie les expositions baignées de lumière comme les cactées.

Mais pour tous ceux qui ne disposent pas de ces jardins d’hiver où poussent à merveille les plantes exotiques, une pièce ensoleillée dans un appartement ou une maison convient très bien. La potée doit être posée le plus près possible d’une baie vitrée, surtout si le soleil ne baigne pas la pièce. Plante de balcon ou de terrasse, le dipladénia devient assez facilement une bonne plante d’intérieur quand l’exposition lui convient.

Quel que soit le lieu abrité choisi pour l’hivernage, veillez à ne pas trop arroser votre dipladénia. Sensible à un excès d’humidité, il se contente d’un apport d’eau quand la surface du substrat dans le pot est bien sèche. Évitez l’eau stagnante dans la soucoupe ou le cache-pot. Assez résistant à l’air sec de nos intérieurs chauffés en hiver, cette plante grimpante apprécie quelques vaporisations d’eau douce non calcaire sur et sous les feuilles. Attention, pas d’eau du robinet, sinon les belles feuilles vert brillant vont se tacher avec des marques blanches dues au dépôt de calcaire après évaporation des fines gouttelettes d’eau. Laissez votre plante pousser doucement pendant la mauvaise saison sans lui faire d’apport d’engrais. Vous la nourrirez quand le printemps sera revenu avec un engrais pour tomates ou pour géraniums. Si elle se plaît dans la pièce où vous l’avez installée, elle émettra des nouvelles pousses qui s’enrouleront autour d’un tuteur ou d’un treillage. Vous pouvez aussi les laisser retomber.

L’hiver terminé, vous pouvez sortir le dipladénia dehors en l’habituant progressivement au soleil. Après quelques semaines au grand air, il devrait le supporter sans problème.

Dipladénia : parfait pour les jardinières, fenêtres et balcons

Si vous possédez une fenêtre, un balcon ou une terrasse baignées de soleil et que vous cherchez des fleurs sans soucis, qui n’ont pas besoin de beaucoup d’entretien, choisissez le dipladénia. Profusion de fleurs garantie tout l’été !

Jardinière de mandévillas rouges dans Paris

Jardinière fleurie de dipladénias sur le rebord d'une fenêtre, rue de Birague (Paris 4e), juillet 2010, photo Alain Delavie

La jardinière n’est pas très grande, mais elle croule sous les fleurs qui se repèrent de loin en passant dans la rue.

Jardinière de mandévillas rouges dans Paris

Jardinière fleurie de dipladénias accrochée sur le rebord d'une fenêtre, rue de Birague (Paris 4e), juillet 2010, photo Alain Delavie

Amateur de soleil et chaleur, le dipladénia (Mandevilla) offre une belle floraison à l’extérieur pendant la belle saison, puis dans l’appartement en hiver car il n’est pas rustique. En été, des arrosages quand la terre est sèche en surface suffisent à lui garder son bel aspect et à l’inciter à fleurir davantage. Vous pouvez toutefois le faire fleurir encore plus en lui donnant un engrais pour plantes fleuries tous les quinze jours, type engrais pour géraniums.

Été chaud et fleuri sans soucis ? Oui avec le dipladénia !