plante d’intérieur

L’univers des plantes cultivées à l’intérieur, dans un appartement, une maison, une serre ou une véranda. Descriptions et conseils de jardinage

Les fleurs araignées de mon dorstenia

Je vous ai déjà parlé d’un de mes dorsténias (Dorstenia contrajerva), plantes que j’adore. J’en ai deux autres, dont un qui est couvert de curieuses fleurs en ce moment.Des fleurs semblables à des araignées à longues pattes, très animales, très graphiques. Le nom de cette espèce m’est inconnu, j’ai oublié de le noter quand je l’ai achetée à Jérome Planche (pépinière Plantes Miniatures). Mais ce dorsténia pousse très vite et ne cesse de fleurir, pour l’instant sur le balcon à l’abri du soleil et dans quelques semaines dans l’appartement, à l’abri du gel.

Dorstenia contrajerva : une surprenante curiosité végétale

Connaissez-vous les dorsténias ? Non presque certainement. Encore moins le Dorstenia contrajerva, petite plante vivace gélive à cultiver à l’intérieur.
Il faut dire que les espèces du genre Dorstenia sont encore très confidentielles. Seuls quelques pépiniéristes collectionneurs en proposent et toujours en petit nombre. Les plus communes ont un caudex (tige renflée) et une culture qui les rapprochent beaucoup des plantes grasses. L’IPNI en recence plusieurs centaines, mais quand on arrive à en trouver une dizaine, c’est le grand bonheur pour le collectionneur.
Parmi les plus faciles à cultiver, Dorstenia contrajerva pousse très bien et fleurit sans cesse dans un intérieur pas trop ensoleillé. Il forme des tiges succulentes assez courtes qui portent les feuilles lobées très découpées avec de longs pétioles. La curiosité réside principalement dans la floraison . Cette plante appartient à la famille du figuier et des ficus, les Moracées. Et il donne des fleurs qui ont l’apparence de coupes vertes composées de quatre lobes irrégulièrement découpés. Très curieuses, un rien animal (on s’attend presque à les voir se refermer sur le doigt qui les frôle), presque dérangeantes, j’adore ! Au coeur de ces réceptacles biscornus apparaissent des petites graines, qui sont expulsées loin de la plante mère. Chez moi, elles tombent sur la moquette, elles n’ont donc jamais donné d’autres plantes. Dommage !
Les clés de la réussite :
La culture est vraiment simple et sans problème (ce qui n’est pas le cas pour tous les dorsténias) comme une banale plante d’intérieur presque. Un terreau riche et bien drainé est nécessaire, avec des arrosages suivis pour maintenir le sol toujours frais. Peu exigeante en lumière, cette espèce se contente du soleil du matin ou d’une pièce claire, sans soleil. Le pied peut rester dans un petit pot plusieurs années de suite, ce qui limite juste le nombre et la grandeur des feuilles. Pas de sensibilité particulière aux maladies ou parasites.
Je vous ai fait envie ? Et ç’est là que les choses vont devenir difficiles, car pour trouver ce dorsténia, c’est le parcours du combattant…
Mon pied provient des Établissements horticoles « Le Prieuré », Claude de Lacheisserie, Le Prieuré, 26120 Ourches. Tél.: 04 75 60 31 26. Je vous recommande la visite de la serre de ce pépiniériste collectionneur… Le pays des merveilles, le paradis pour le collectionneur de plantes exotiques.
Si par hasard quelqu’un trouve des graines ou des plants de Dorstenia bahiensis, je suis preneur !!! J’en rêve…

Les plectranthus, des plantes fantastiques !

Les plectranthus n’ont jamais été à la mode et pourtant leur qualités sont nombreuses.
Excellentes plantes d’intérieur lumineux, superbes en pots ou jardinières pendant la belle saison sur un balcon ou une terrasse avec quelques heures de soleil, ces plantes originaires d’Afrique du Sud offrent un feuillage décoratif, une floraison élégante et parfois un feuillage très aromatique.
Plectranthus fruticosus, presqu’un arbuste aux immenses grappes de fleurs violacées.Plectranthus ciliatus ‘Silver Knight’, un géant au feuillage panaché, pour très, très grosse potée.Plectranthus coleoides ‘Variegatus’, qui ressemble beaucoup au précédent, mais avec des feuilles plus petites. Mais tout aussi vigoureux, parfait en grande suspension.
Plectranthus marginatus ‘Niko’ aux feuilles gaufrées, vert sur le dessus, pourpre au revers, tout autant vigoureux.
Mon plectranthus inconnu, trouvé au Troc Vert de Montreuil il y a déjà quelques années et qui a résisté à tous les hivers parisiens depuis 4 ans, avec son joli feuillage vernissé brillant, ses longues tiges qui grimpent ou retombent.Et il en existe encore bien d’autres, à découvrir au hasard des arrivages, pas toujours bien étiquetés…
En plus ils se multiplient tous facilement par bouturage. Le moindre bout de tige fait vite des racines dans un verre d’eau. Un jeu d’enfant. Alors adoptez les plectranthus, ils vous le rendront !

En rouge ou blanc, le ruellia c’est trop bien !

Depuis plusieurs années je cultive deux pieds de Ruellia graecizans, l’un à fleurs rouges, l’autre à fleurs blanches.
Cette plante d’intérieur ne cesse de fleurir, renouvelant sans cesse ses petites fleurs tubulaires. À un point tel que je suis parfois obligé d’enlever les nouveaux boutons pour que le pied fasse quelques nouvelles feuilles et pousses.
J’avoue que je ne me lasse pas de cette petite plante au feuillage brillant, même si je peste souvent quand je ramasse les fleurs fanées et les graines qui ne cessent de s’éparpiller sur le parquet ou la moquette… Un défaut bien sympathique !
Le plus amusant, c’est que les graines sautent partout dans la pièce. C’est comme ça que de nouveaux plants apparaissent dans les potées voisines, au pied de mon impatiens, de mes bégonias ou de mes misères. Dans son pays d’origine en Amérique du Sud, ce doit être une vraie mauvaise herbe. Elle est reconnue comme telle au nord du Queensland en Australie. Mais des comme ça, c’est tous les jours que j’en veux !

Dedans ou dehors, l’aspidistra résiste !

Il y a quelques jours je vous ai parlé d’une petite misère que j’adore. Aussi à l’aise dans l’appartement que dehors sur le balcon, cette petite plante n’est pas la seule à pouvoir passer de l’intérieur à l’extérieur. Les aspidistras aussi !

Je possède une belle touffe d’aspidistra à feuillage ponctué (Aspidistra elatior ‘Maculata’ ou ‘Milky Way’ selon les origines) qui est installée sur mon balcon depuis plus de quatre ans, car bien trop volumineuse pour rester dans ma salle de séjour. Elle a passé sans encombre les hivers, quelques feuilles ont bruni et séché, mais c’était plus du au manque d’arrosage qu’au froid.

Au printemps, avec un peu de sang desséché et de corne torréfiée, les nouvelles feuilles sont vite nombreuses.
A placer à l’ombre impérativement, c’est la seule véritable exigence de cette plante robuste, jamais malade.