Archive journalières: 26 octobre 2012

La Toussaint 2012 dans les cimetières parisiens

Par un dimanche d'automne pluvieux dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Toussaint 2012 : les cimetières parisiens innovent pour la conservation de leur patrimoine et un meilleur service aux usagers.

Comme chaque année, le service des cimetières de la Ville de Paris est mobilisé pour assurer l’accueil de près de 450 000 visiteurs attendus pendant les vacances de la Toussaint. À cette occasion, les cimetières parisiens accueilleront plusieurs innovations lancées cette année par la Ville de Paris.

Des chapelles funéraires abandonnées transformées en mini-colombariums
Après une première expérimentation réussie au Père Lachaise, la Ville de Paris a lancé cette année un programme de réhabilitation d’anciennes chapelles funéraires laissées à l’abandon faute d’ayant-droits. Acquises par la municipalité et intégralement restaurées, une dizaine de ces anciennes sépultures historiques des cimetières du Père Lachaise, Montparnasse, Montmartre et Passy accueilleront bientôt 80 emplacements destinés à recevoir des urnes funéraires.
Financé intégralement par la vente d’emplacements aux usagers, ce programme permet de pérenniser la préservation du patrimoine funéraire parisien, et de répondre au manque de place dans les cimetières de la capitale.

Une meilleure information des usagers
Le déploiement d’un nouveau logiciel d’information du public a été lancé cet automne dans les cimetières parisiens. À terme, cet outil informatique permettra la mise en place d’un guichet unique pour l’ensemble des cimetières parisiens. Les usagers pourront se rendre dans n’importe quel cimetière de la capitale et se renseigner sur l’emplacement de l’ensemble des sépultures du parc funéraire parisien.
Actuellement, les cimetières de Montmartre, des Batignolles, Saint Vincent et le cimetière parisien de Bagneux sont déjà concernés par cette innovation. Parallèlement, un programme de numérisation des registres de cimetières parisiens vient d’être lancé par la Ville. Une copie des registres les plus anciens, datant pour certains de 1786, sera adressée aux archives municipales et constituera à l’avenir un précieux outil de recherche pour les généalogistes. (suite…)

Compte-rendu de mandat de Bertrand Delanoë et de l’équipe municipale sur le thème : Maintenir et développer la biodiversité à Paris

Dans le cadre des comptes-rendus de mandat qui se déroulent cette année du 20 septembre au 20 décembre 2012, Bertrand Delanoë et ses adjoints ont invité les Parisiens jeudi 25 octobre à 18h15 au Gymnase Biancotto (17ème), pour un échange autour de la biodiversité en Ville.

Voté à l’automne 2011, le Plan biodiversité pour Paris est le reflet du volontarisme de la municipalité en faveur d’une faune et d’une flore urbaine mieux connues et mieux protégées. Ce Plan met en avant la nécessité d’agir sur l’ensemble du territoire parisien et métropolitain, avec l’objectif de créer au moins 7 hectares nouveaux de toitures végétalisées d’ici 2020, dont 15 jardins en terrasse. L’Observatoire parisien de la biodiversité, qui figure au nombre des engagements du Plan, a été inauguré en octobre.

Déroulé

  • Ouverture par Bertrand Delanoë ;
  • Intervention de Jacques Weber, économiste et anthropologue, membre du Conseil Economique du Développement Durable (CEDD) et directeur de recherche au CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement);
  • Échanges entre les Parisiens, Bertrand Delanoë et ses adjoints.

Les comptes-rendus de mandat
Depuis 2001, Bertrand Delanoë et ses adjoints vont chaque année à la rencontre des Parisiens dans les 20 arrondissements, pour échanger sur le bilan de l’action municipale et sur l’élaboration des projets à venir.
Ces comptes-rendus permettent de tisser des liens démocratiques en favorisant le dialogue permanent entre les citoyens et leurs élus. Depuis 11 ans, l’action municipale est en effet conduite par une volonté de réalisations concrètes au plus près des attentes des Parisiens.

Les comptes-rendus sur Twitter
Vivez (ou revivez) les comptes-rendus de mandat en temps réel (ou en différé) sur Twitter, en utilisant le hashtag #CRM2012.
À cette occasion, les salles de réunion sont équipées du WiFi et un espace spécial est créé pour faciliter la rencontre entre twittos.
Quelques phrases de Bertrand Delanoë twittées hier :
« Je ne suis pas de ceux qui veulent opposer la nature et les êtres humains. »
« Je mange du miel de Paris et j’adore ça ! »
« Nous avons un patrimoine qu’il faut protéger. Il est architectural, mais aussi naturel. »

Résultats du projet Epicea : impact du changement climatique sur l’agglomération parisienne et stratégies d’adaptation

Les résultats du projet Epicea (Étude pluridisciplinaire des impacts du changement climatique à l’échelle de l’agglomération parisienne) ont été présentés le 25 octobre 2012 à l’occasion des Journées Parisiennes de l’Énergie et du Climat organisées par la Ville de Paris. Le projet Epicea a été mené conjointement par Météo-France et le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) pour apporter un éclairage scientifique sur de possibles adaptations du territoire face au changement climatique. Dévolu aux questions d’aménagement à long terme, de météorologie urbaine et d’impact du réchauffement climatique sur la capitale, le projet Epicea a été financé par la Ville de Paris. Il entre dans le cadre du programme de recherche « Paris 2030 ».

Météo France

Les zones densément urbanisées sont soumises à des microclimats spécifiques. La géométrie des villes et l’imperméabilisation des surfaces, conjuguée avec la réduction de la trame verte, entraînent notamment la formation d’un « îlot de chaleur » urbain. Cet écart de température entre la ville et les banlieues ou campagnes environnantes peut atteindre plusieurs degrés. Il est plus marqué la nuit que le jour. En journée, alors qu’à la campagne l’énergie solaire est utilisée pour l’évapotranspiration des plantes, elle est stockée par les surfaces urbaines. Ces dernières commencent à la restituer en fin de journée, ce qui limite le rafraîchissement nocturne de l’air en ville. L’écart se creuse encore lors des pics de chaleur et des canicules : en août 2003, au plus fort de l’épisode caniculaire qui a touché la France, la différence de température entre le centre de Paris et les zones rurales environnantes a pu atteindre, la nuit, 8°C. Or, les projections climatiques effectuées pour le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2007) laissent augurer à l’horizon 2100 un réchauffement moyen à l’échelle du globe de 1,1 à 6,4 °C ainsi qu’une multiplication et une intensification des vagues de chaleur. Des canicules comparables à celle de 2003 pourraient devenir courantes en France d’ici à la fin du siècle.

Lancé en 2008, le projet EPICEA avait pour objectif d’évaluer l’impact du changement climatique sur l’agglomération parisienne et de quantifier les effets de plusieurs scénarios théoriques d’adaptation sur le développement de l’îlot de chaleur urbain pour des conditions climatiques identiques à celles rencontrées à Paris lors de la canicule de 2003, et ainsi d’évaluer l’efficacité des mesures d’adaptation. Pour ce faire, les climatologues de Météo-France ont dans un premier temps analysé finement les effets de la canicule de 2003 sur Paris, en s’appuyant sur une description détaillée des caractéristiques physiques du cadre bâti élaborée par le CSTB en coopération étroite avec l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR).

Retrouvez les rapports finaux du projet à l’adresse : http://www.cnrm-game.fr/projet/epicea

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