29 octobre 2011 – Paris côté jardin

Archive journalières: 29 octobre 2011

Cette nuit, on passe à l’heure d’hiver

Conformément à l’arrêté du 3 avril 2001 du Ministère de l’économie, des Finances et de l’Industrie, relatif à l’heure légale française, la période d’heure d’été pour l’année 2011 se termine le dernier dimanche d’octobre à 3 heures du matin. Donc dans la nuit du 29 au 30 octobre 2011, à 3 heures du matin il faut régler les horloges sur 2 heures.

L’horloge parlante, située à l’Observatoire de Paris, diffuse l’heure légale française construite par le Laboratoire National de Métrologie LNE-SYRTE . Elle répond au numéro de téléphone : 36 99.
Le début du quatrième top est exact au vingtième de seconde sur tout le territoire métropolitain.

On peut dormir une heure de plus !

Le temps des chrysanthèmes

Suspension de chrysanthèmes à petites fleurs, quai de la Mégisserie, Paris 1er (75), octobre 2011, photo Alain Delavie

Les rayons des jardineries et les devantures des fleuristes se sont remplis de grosses potées fleuries de chrysanthèmes, en majorité à petites fleurs simples ou doubles. C’est un peu plus de 23 millions de potées de chrysanthèmes qui sont achetées par les Français chaque année depuis deux ans !

Suspension de chrysanthèmes à petites fleurs, quai de la Mégisserie, Paris 1er (75)

Très utilisées pour fleurir les tombes au moment de la Toussaint (en 2010, 95,6 % des quantités achetées ont été destinées au cimetière pour 96,6 % des dépenses), ces fleurs d’automne gagnent de plus en plus les jardins et les balcons. Elles sont aujourd’hui proposées avec une grande diversité de coloris et de formes de fleurs, les fleurs simples ou en pompons ayant la préférence. Les dimensions des potées fleuries sont aussi très variables, du simple godet à l’énorme suspension rebondie. Pour un coût très raisonnable, il est possible de s’offrir une belle brassée de fleurs qui tiendront longtemps, tout du moins tant que le gel ne viendra pas les griller au petit matin.

Étal de potées de chrysanthèmes à petites fleurs, Marché aux fleurs, île de la Cité, Paris 1er (75)

La Toussaint est dans quelques jours, c’est le moment de partir en balade pour dénicher la potée de chrysanthème de ses rêves. Fleuristes et jardineries ont fait le plein, il n’y a que l’embarras du choix !

Le saviez-vous ?
Sur les mois d’octobre et de novembre 2010, le chrysanthème en pot a été la plante fleurie la plus achetée (59,8 % des sommes dépensées). Viennent ensuite, pour ce qui concerne les plantes pour le cimetière, les cyclamens et les bruyères avec respectivement 7,7 % et 6,2 % des sommes dépensées.
(Source : panel TNS-SOFRES)

Les Suzanne-aux-yeux-noirs jouent les prolongations

Thunbergia alata en automne dans le Jardin des Plantes de Paris, Paris 5e (75)

La belle fin d’été et l’automne chaud en région parisienne ont permis aux Suzanne aux yeux noirs (Thunbergia alata) de continuer leur croissance et surtout leur floraison. Et en les rentrant dans une véranda ou une grande pièce très claire et pas trop chauffée, elles pourraient continuer à fleurir pendant des mois…

Thunbergia alata en automne dans le Jardin des Plantes de Paris, Paris 5e (75)

Cette plante grimpante d’origine africaine peut atteindre jusqu’à 3 ou 4 m de hauteur. Semée au chaud très tôt en fin d’hiver puis cultivée comme une fleur annuelle dans un coin très ensoleillé du jardin ou du balcon, cette liane pousse vite et s’agrippe au tuteur ou au treillage qui passe à la portée de ses tiges. Elle fleurit tout au long de l’été et jusqu’en automne, tant que les températures restent suffisamment élevées. La culture en intérieur est possible, mais il faut beaucoup de lumière et de place. De plus la Suzanne aux yeux noirs est sensible aux atmosphères sèches et aux araignées rouges qui peuvent vite l’envahir et la faire dépérir. Dans une véranda suffisamment chauffée, elle forme des guirlandes de fleurs à longueur d’année.

Un petit pot d’amour en cage ?

Potée d'amour en cage ou alkekenge (Physalis alkekengii 'Franchetii')

Aussi dénommée lanterne chinoise ou japonaise, alkekenge ou bien encore coqueret, cette petite plante vivace (Physalis alkekengii ‘Franchetii’) attire par ses curieuses bractées orange vif en forme de coeur qui renferment une petite baie orange vif à maturité. En automne, le feuillage se pare d’or avant de disparaître pour l’hiver.

Cette plante vivace est proposée en fin d’été et en automne quand les bractées sont bien formées et colorées. Ne vous fiez pas à la petite potée, car l’alkekenge a des racines très traçantes qui le rendent vite envahissant dans une plate-bande. Les feuilles sont ovales et vert moyen. En été, les petites fleurs blanches donnent des petits fruits ronds et charnus, rouge orangé vif à maturité, entouré du calice renflé et vert virant peu à peu à l’orange.

Ce Physalis est avant tout cultivé pour ses qualités ornementales. Bien que comestibles, ses fruits ont un goût très acidulé, même quand ils sont cueillis à complète maturité. Il existe différentes variétés, qui se distinguent notamment par la hauteur des tiges. ‘Gigantea’ peut mesurer jusqu’à 1 m de hauteur. ‘Zwerg’ reste tout petit et beaucoup moins envahissant.

Physalis alkekengii ‘Franchetii’ doit être installé au soleil, dans un sol ordinaire, humifère, qui reste frais pendant la belle saison. En hiver les tiges se dessèchent. Il faut les rabattre pour laisser la place aux nouvelles pousses qui ressortent dès que les températures s’adoucissent au printemps. Cette plante est parfaitement rustique puisqu’elle résiste au moins jusqu’à -20°C.

Liquidambar et miscanthus dans le parc de la Villette (Paris 19e)

Liquidambar avec ses couleurs d'automne entouré d'un tapis de Miscanthus, parc de la Villette, Paris 19e (75), octobre 2011, photo Alain Delavie

Une petite scène de jardin en automne, liquidambar flamboyant et eulalies (Miscanthus) partiellement dorées. Il n’en faut pas plus pour obtenir un joli petit paysage devant lequel il fait bon s’arrêter…

Bon week-end, sous le soleil j’espère !