Archive journalières: 25 mars 2012

Sedum palmeri, un festival de couleurs en fin d’hiver

Sedum palmeri en fin d'hiver dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Cette petite espèce de Sedum au port plutôt tapissant ou retombant se pare de couleurs vives en hiver sous l’effet du froid. Puis au rose et au rouge colorant les petites feuilles charnues vert clair vient s’ajouter le jaune vif des hampes de fleurs qui apparaissent très tôt, le plus souvent en mars.

Sedum palmeri en fin d'hiver dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Cette petite plante succulente ne dépasse pas 20 cm de hauteur. Elle forme des petites rosettes aux feuilles bleu vert de 5 à 8 cm de diamètre. Elle ressemble à un petit aéonium. Sa croissance est assez rapide, Sedum palmeri forme vite des grosses touffes étalées. La floraison jaune vif apparaît au tout début du printemps.

Sedum palmeri en fin d'hiver dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Ce petit sedum n’est pas donné comme étant très rustique. Il résiste toutefois à des températures négatives allant jusqu’à -9 °C. Les pieds que j’ai photographiés sont en plein air dans Paris, dans des jardinières ou des potées du cimetière du Père Lachaise. Donc sans aucune protection hivernale et certainement des soins très réduits pendant la mauvaise saison.

Une plante idéale pour les rebords de fenêtre, les balcons, les terrasses ou les cours très ensoleillés. Parfait aussi pour une potée durable sans soucis et très peu d’entretien.

Les observatoires participatifs de Vigie-Nature reprennent !

La saison 2012 du programme Vigie-Nature est lancée ! À nous les sciences participatives… Avec trois nouveautés cette année pour les curieux de nature.

Vigie-Nature

Fondé et porté par le Muséum National d’Histoire Naturelle, Vigie-Nature est un programme de sciences participatives animé par un réseau d’associations. Ouvert à tous les curieux de nature, du débutant au plus expérimenté, Vigie-Nature propose de concilier recherche et découverte de la biodiversité en s’appuyant sur des protocoles simples et rigoureux. Reposant d’abord sur le Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) créé en 1989, Vigie-Nature s’est depuis renforcé avec le suivi de nouveaux groupes, tels que les papillons, les escargots, les insectes pollinisateurs, les plantes sauvages des villes et, à partir de cette année, les oiseaux des jardins et les espèces du milieu forestier… En offrant aux scientifiques des données de terrain essentielles, dans toute la France, les observateurs contribuent ainsi à une meilleure compréhension de la biodiversité ordinaire et de ses réponses face aux changements globaux (urbanisation, changement climatique, etc.).

Observatoire des oiseaux des jardins
Création : 2012.
Méthode : Comptage d’oiseaux dans un jardin, un parc public, sur un balcon et saisie des données sur le site internet dédié.
Espèces : 51 espèces d’oiseaux présentes régulièrement dans les jardins et près des maisons
Acteurs : Citoyens.
Site : www.oiseauxdesjardins.fr avec des fiches de description permettant de reconnaître rapidement les 51 espèces les plus communes dans les jardins et près des maisons, en été comme en hiver, des conseils sur les mangeoires et les nichoirs, etc.
Coordination scientifique : Muséum national d’Histoire naturelle – Fréderic Jiguet, Maître de Conférences.
Animation : Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
L’Observatoire des oiseaux des jardins est un observatoire pour apprendre à reconnaître les oiseaux et les compter dans son jardin, dans un parc public ou même sur son balcon ! Tout en prenant plaisir à observer la nature, les participants aident les scientifiques à étudier les effets du climat, de l’urbanisation et de l’agriculture sur la biodiversité.

Les oiseaux fréquentent les parcs et les jardins toute l’année. Au printemps, les merles et les rouges-gorges couvent déjà leurs œufs quand les hirondelles reviennent d’Afrique. En hiver, les mangeoires fournissent une alimentation complémentaire appréciée des mésanges, pinsons et autres moineaux. Les oiseaux sont très aimés du public, et leur valeur symbolique est souvent reconnue. En organisant la collecte de données d’observation d’oiseaux dans les jardins, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et le Muséum national d’Histoire naturelle, cofondateurs de l’observatoire, veulent comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Les hirondelles reviennent-elles plus tôt dans les campagnes ou au cœur des villes ? Les densités de merles et de mésanges dépendent-elles de l’urbanisation et des corridors verts entre les parcs et jardins ? Les oiseaux granivores fréquentent-ils plus les mangeoires dans les zones d’agriculture intensive, où les graines sauvages manquent en hiver ? Autant de questions auxquelles les observateurs pourront contribuer en participant à l’Observatoire des oiseaux des jardins.

50 000 observations pour la forêt
Création : 2012.
Méthode : Recensement d’espèces du milieu forestier de mars à novembre 2012 et saisie des données sur le site internet dédié.
Espèces : 6 espèces de papillons de jour, 6 espèces de coléoptères, 6 espèces de gastéropodes et 6 espèces de vertébrés.
Acteurs : Citoyens.
Site : www.biodiversite-foret.fr
Coordination scientifique : Muséum national d’Histoire naturelle – Benoît Fontaine, Ingénieur de recherche ; Pascal Dupont, responsable insectes et lépidoptères au Service du Patrimoine Naturel et Grégoire Loïs, directeur-adjoint de Vigie-Nature.
Animation : Noé Conservation et Natureparif.
« 50 000 observations pour la forêt » a pour objectif de mieux connaître la répartition d’espèces liées au milieu forestier et de pouvoir lier leur présence à la superficie des zones boisées et à leur degré d’isolement (séparation par une route, par des zones agricoles, etc.).
Objectif de cette première année : recueillir 50 000 observations !

(suite…)

Bouquet de dills ou fleurs de carottes

Bouquets de fleurs teintées de carottes, MIN de Rungis (94)

Naturellement blanches, les fleurs de carotte (sauvage ou non) sont d’une grande élégance. Mais j’ai découvert qu’il existait d’autres coloris en visitant le pavillon aux fleurs du MIN de Rungis vendredi dernier.

Les bouquets portaient une étiquette avec la mention « DILLS ». En questionnant la vendeuse, elle m’a indiqué qu’il s’agissait de fleurs de carottes. En anglais, « dill » désigne l’aneth, une Apiacée (ex Ombellifère) cousine des carottes, mais dont l’inflorescence est plutôt jaune verdâtre. Mystère donc sur ces belles ombelles que je ne me rappelle pas avoir jamais vu chez les fleuristes…

Jolies, non ?

Passage à l’heure d’été

Conformément à l’arrêté du 3 avril 2001 du Ministère de l’économie, des Finances et de l’Industrie, relatif à l’heure légale française, la période d’heure d’été pour l’année 2012 commence le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin. Donc, le 25 mars 2012 à 2 heures du matin il faut avancer les horloges sur 3 heures.

Pour avoir l’heure exacte, consultez l’horloge parlante, située à l’Observatoire de Paris. Elle diffuse l’heure légale française construite par le Laboratoire National de Métrologie LNE-SYRTE. Il faut composer le numéro de téléphone suivant : 36 99.
Le début du quatrième top est exact au vingtième de seconde sur tout le territoire métropolitain.

Et une heure de sommeil en moins chaque jour !
Je déteste ce changement d’horaire, même s’il permet d’avoir des longues soirées.