Archive journalières: 3 janvier 2011

Éclipse partielle du soleil le mardi 4 janvier 2011

Les éclipses du soleil visibles en France et notamment à Paris et en Île-de-France ne sont pas si fréquentes que cela. Cette éclipse est la cinquième éclipse partielle du XXIe siècle et la première des quatre éclipses partielles qui se produiront durant l’année 2011. Mais les trois suivantes ne seront pas visibles depuis l’Europe. Cette éclipse est une éclipse avec un grand diamètre solaire apparent car elle intervient le lendemain du passage de la Terre à son périhélie.

L’éclipse partielle sera visible sur l’ensemble de l’Europe, sur le nord du continent africain et sur l’ouest de l’Asie. Elle sera visible depuis la France au lever du Soleil, la précédente éclipse visible en France date du 26 mars 2006. En France le Soleil se lèvera éclipsé et l’on verra la fin de l’éclipse.

À Paris, le Soleil éclipsé se lèvera à 8h 45min 30s en temps légal français.
L’éclipse sera maximale (64,9%) à 9h 9min 26s, à cet instant le Soleil sera bas sur l’horizon (2,5° environ).
L’éclipse prendra fin à 10h 30min 20s.
(Source : IMCCE)

Attention, même relativement bas sur l’horizon, le Soleil ne doit jamais être regardé directement sans protections appropriées (lunettes spéciales éclipses ou filtres spéciales éclipses).

Pas de jardinage en période d’éclipse !
Les éclipses correspondent aux noeuds de l’orbite lunaire, plus couramment désignés en jardinage par le terme de « noeuds lunaires », mais qui se produisent uniquement en période de nouvelle lune.
Pour les jardiniers qui suivent le calendrier lunaire, chaque noeud lunaire est une période défavorable pour les plantes et les activités de jardinage. On ne jardine donc pas pendant la période recouvrant les 5 heures avant et les 5 heures après le phénomène. Pas de jardinage demain avant 14 heures…

Pour en savoir davantage sur les éclipses de Soleil (Sources IMCCE) :
Quand ont lieu les éclipses de Soleil ?
Les différents types d’éclipse de Soleil
Nombre d’éclipses par an
Liste des éclipses de Soleil entre 1998 et 2020

Les jardins imaginaires et mouvants de Miguel Chevalier à Saint-Germain en Laye (78)

A l’occasion de son 30e anniversaire, le musée Maurice Denis de Saint-Germain en Laye (Yvelines) ouvre ses portes sur un univers de sensations et de couleurs. Invité d’honneur de l’exposition « De la nature symbolique aux jardins virtuels », l’artiste numérique Miguel Chevalier met en place des installations de réalité virtuelle conçues spécialement en résonance avec les œuvres exposées au musée. Une véritable invitation à porter un autre regard sur le musée.

Création numérique de Miguel Chevalier

Ultra-Natures, Museum of Art, Daejeon, Corée (2005), Miguel Chevalier

Tout au long de cette nouvelle exposition, les visiteurs suivent un fil rouge : la nature, une thématique chère aux artistes symbolistes et nabis. Le parcours s’articule autour de 30 œuvres majeures des collections et des pièces rarement exposées voire inédites que revisite aujourd’hui l’artiste numérique Miguel Chevalier. Un voyage interactif qui prolonge l’élan de modernité donné par les nabis en leur temps…

Œuvres virtuelles, les jardins imaginaires et mouvants de Miguel Chevalier font écho à des tableaux et décors du musée. Ainsi, les Sur-Natures, Fractal Flowers et Degital Clouds de l’artiste dialoguent avec la flore d’Odilon Redon, les arbres et les nuages de Maurice Denis ou encore un paysage de Kerr Xavier Roussel. Interactives, ces créations numériques évoluent au rythme des envies du public.

Pour accompagner cet anniversaire placé sous le signe de la rencontre entre le public et les œuvres, de nombreuses animations sont prévues : concerts, conférences, ateliers portes ouvertes, nocturnes, albums pour enfants, parcours jeux et commentaires à télécharger…

Exposition « De la nature symbolique aux jardins virtuels… »
Jusqu’au 27 février 2011
Musée départemental Maurice Denis
2 bis, rue Maurice Denis,
78100 Saint-Germain-en-Laye
Tél. : 01 39 73 77 87.

Accès
À 10 mn à pied de la station du RER A Saint-Germain-en-Laye.
Par la route : A 14 (La Défense), A 13 (Porte d’Auteuil), RN 13.

Ouverture
Du mardi au vendredi : de 10h à 17h30.
Les samedis, dimanches et jours fériés (sauf 1er janvier, 1er mai et 25 décembre) : de 10h à 18h30.
Le musée est fermé tous les lundis.
Gratuit chaque premier dimanche du mois.

La culture dans les Yvelines (78) :
Le Conseil général des Yvelines se positionne comme un acteur culturel de référence du département en prise directe avec le quotidien et les envies des yvelinois. Pour Alain Schmitz, Président du Conseil général des Yvelines, « la culture donne des repères, elle fait le lien entre le passé et le présent et fournit des outils à chacun pour maîtriser son avenir. Elle permet l’identité, la diversité et le dialogue ».

Le musée Maurice Denis est entièrement dédié aux mouvements symboliste, nabi et post-impressionniste et à l’école de Pont-Aven. Cet établissement culturel du Conseil général des Yvelines regroupe au sein de ses collections les artistes fondateurs de l’art contemporain en France : Bonnard, Bourdelle, Denis, Gauguin, Lacombe, Ranson, Redon, Roussel, Sérusier, Vallotton, Verkade, Vuillard… Cet ensemble original est présenté au public dans le cadre privilégié de l’ancienne demeure du peintre Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye. Un imposant bâtiment du 17e siècle entouré d’un vaste jardin ouvert au public par le Conseil général des Yvelines en 1980.
Plus d’informations : www.musee-mauricedenis.fr ou culture.yvelines.fr

Évaluation de la production d’une parcelle de jardin familial

La Fédération des Jardins Familiaux et Collectifs (FNJFC) et FranceAgriMer ont réalisé une étude sur l’évaluation de la production d’une parcelle de jardin familial. La FNJFC est la référence française des jardins ouvriers et familiaux. Elle réunit 200 associations de jardins familiaux soit environ 23 000 jardiniers. Voici la synthèse réalisée à la suite des conférences de FranceAgriMer du 2 décembre 2010 aux salons Vinitech Sifel sur les facteurs-clés du succès des jardins familiaux.

L’objectif de cette étude est d’acquérir de meilleures connaissances sur les raisons économiques, sociales ou gustatives, dans l’investissement d’une parcelle de jardin familial et de définir quels sont les fruits et légumes les plus cultivés. Lors de cette enquête, trois types de questionnaires ont été envoyés :
– un questionnaire transmis aux jardiniers,
– un questionnaire transmis aux responsables des jardins,
– un questionnaire envoyé aux présidents des associations ou comités locaux.
En parallèle, des entretiens individuels ont été menés sur divers sites franciliens.

Localisations des jardins familiaux
Les départements qui comptent le plus de jardins sont le Rhône, le Nord, la Côte d’Or, le Val-de-Marne et l’Essonne.

Profil des jardiniers

  • Plus d’un jardinier sur deux habitent en centre ville et 39 % en périphérie.
  • 61 % résident dans un habitat collectif et 38 % en maison individuelle.
  • Les jardiniers sont en majorité des retraités (54 % ont 60 ans et plus et 46 % entre 30 à 60 ans).
  • 52 % des jardiniers entretiennent leur parcelle depuis plus de 6 ans, 42 % depuis 1 à 6 ans et seulement 6 % depuis moins de 1 an. Les jardiniers qui possèdent une parcelle souhaitent la conserver.

Les parcelles

  • La surface moyenne de la parcelle cultivée est de 172 m2.
  • Plus de la moitié des parcelles mesurent de 100 à 200 m2, un quart de 200 à 300 m2. Les plus petites parcelles sont situées en région parisienne.
  • L’investissement temps des jardiniers est très important puisque 45 % d’entre eux pratiquent le jardinage entre 7 et 9 mois par an et 33% entre 10 et 12 mois par an. Globalement, les jardiniers sont présents dans leur jardin trois fois par semaine ou plus.
  • 72 % utilisent du compost, 70 % du fumier, et plus d’un jardinier sur deux fertilisent avec des engrais dont 53 % sont d’origine organique, 46 % biologique et seulement  8% chimique.
  • 96 % pratiquent la rotation des cultures, 83 % le compostage, 51 % utilisent une machine agricole.
  • Si 15 % des jardiniers déclarent avoir des difficultés à cultiver, c’est pour 33% en raison de la nature de leur terre.

Les productions
Sur une parcelle moyenne, l’espace potager est prépondérant (81%), le reste est réparti entre les fruits, les fleurs et l’espace détente.

  • Les jardiniers cultivent plus de 50 légumes différents : salade, tomate, haricot vert, courgette, aubergine, pomme de terre, carotte, poireau, radis, chou, oignon sont les plus cités. Les légumes les plus cultivés tels les tomates, salades, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux se situent parmi les légumes les plus productifs : avec une moyenne de 100 kg de pommes de terre, 53 kg de tomates, 30 kg de poireaux et 24 kg de haricots.
  • 8 jardiniers sur dix produisent des petits fruits. La valeur de ces productions est répartie de la manière suivante : fraise 32 %, framboise 30%, mûre 14%, groseille 13%, le reste concernant cassis, raisin et myrtille.
  • Parmi les fruits cités, une majorité de jardiniers cultive de la rhubarbe et du melon, puis des pêches, des figues et des cerises. Il faut noter que de nombreuses associations de jardins familiaux réglementent l’implantation d’arbres fruitiers : hauteur maximum, distance de plantation par rapport à la clôture voir interdiction de plantation.
  • 72 % des jardiniers cultivent des aromates. On constate une grande variété d’herbes aromatiques cultivées avec une prédominance pour le thym, la ciboulette, la menthe, le basilic et le persil.
  • 44% des jardins sont fleuris, en majorité avec des bulbes et des rosiers.
  • Les choix de production sont guidés par les besoins de la famille, le désir de retrouver leur origine (en majorité paysanne) et l’envie de réaliser des économies.
  • 72 % de jardiniers ont des surplus de production, surtout en salades, tomates, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux. 87 % en font dons à leur famille, voisins ou amis, 77% pratiquent la congélation ou la stérilisation.
  • 80 % affirment avoir déjà eu des pertes de récolte et ce notamment sur la tomate.

Dépenses et économies réalisées
L’économie moyenne réalisée sur une parcelle de jardin familial est estimée à 544€. Par ailleurs, la dépense moyenne sur une parcelle est estimée à 286 €, avec comme postes les plus importants la cotisation annuelle et les achats de graines et de plants. Cette économie est proportionnelle à la taille de la parcelle et à l’expérience du jardinier.

Consommation – Achats dans le commerce
Le budget moyen des achats de fruits et légumes des jardiniers se situe autour de 20 € par semaine.

Légumes
En hiver, 57% des jardiniers achètent entre 60% et 100% de leurs légumes dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont que 8 %. En contrepartie, ils sont 42 % à n’acheter aucun légume dans le commerce l’été.

Fruits
En hiver, 93 % des jardiniers achètent plus de 80 % de leurs fruits dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont plus que 48 %.

Les motivations citées pour l’investissement dans une parcelle de jardin familial
Les motivations citées par les jardiniers, par ordre d’importance, sont les suivantes :
– le plaisir de jardiner et de consommer ses propres produits,
– les discussions, les rencontres
– l’aspect alimentation santé
– le côté convivialité familiale
– les raisons économiques
Si 18 % participent au concours du meilleur jardin, c’est surtout pour leur satisfaction personnelle.

Conclusion
Cette enquête démontre que certes, bénéficier d’une parcelle de jardin familial représente un atout financier appréciable, mais celui-ci reste proportionnel à la superficie de celle-ci, à l’expérience du jardinier et à son investissement en temps.
Les légumes les plus cultivés sont les salades, tomates, haricots verts ou beurres, courgettes et pommes de terre.
Les choix de culture sont surtout guidés par les goûts personnels des jardiniers. Quant aux motivations pour s’investir dans une parcelle de jardin familial, le plaisir de jardiner et la consommation de ses propres produits sont mis en avant.
En pratiquant le jardinage, leur vie a changé sur le plan social pour 85 % des jardiniers. Un grand nombre d’entre eux évoque l’occupation et la passion du jardinage suivi de la détente, de l’aspect convivialité et de l’activité physique. La nature en ville, retrouver ses origines et l’estime de soi sont également souvent cités.
Pour conclure, même si un tiers des jardiniers ne trouvent pas leur production suffisante, en partie à cause d’une surface insuffisante, d’un climat inadapté ou par manque de temps, 99 % sont désireux de garder leur parcelle et 21 % sont intéressés par l’obtention d’une parcelle plus grande.

Le saviez-vous ?
Quelques définitions pour mieux comprendre la distinction entre les jardins familiaux objets de cette synthèse et les jardins partagés plus fréquents dans la capitales, deux types très proches de jardins, mais différents quand même.
– Les jardins familiaux sont des groupes de parcelles de potagers, gérés par une association loi 1901 et mis à disposition de jardiniers (moyennant une cotisation annuelle versée à l’association). Les jardiniers peuvent cultiver ces parcelles pour les besoins de leur famille, à l’exclusion de tout usage commercial.
– Un jardin partagé est un jardin de proximité, créé à l’initiative d’habitants qui désirent se retrouver dans un lieu convivial pour jardiner. Il est planté et entretenu par les riverains regroupés au sein d’une association. C’est un lieu ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre les générations et les cultures. Il permet de tisser des relations entre les différents lieux de vie de l’arrondissement : écoles, maisons de retraite, hôpitaux… Ce jardin est confié à une association par convention pour une durée limitée (1 an renouvelable jusqu’à 5 ans). Dans ce jardin, respect de l’environnement et développement de la biodiversité sont de mise.