Archive journalières: 16 décembre 2010

L’histoire de François Cauconnier, jardinier arboriculteur de Montreuil, sur France Culture

Vendredi 17 décembre, de 9 h à  10 h sur France Culture, Hervé Bennezon présente l’inconnu de l’histoire, François Cauconnier (1654-1720), jardinier arboriculteur de Montreuil (93).

Ceux qui sont venu aux journées du patrimoine ont pu apprécier la personnalité et le travail d’Hervé Bennezon sur Montreuil (93). Celui-ci sera sur France Culture vendredi 17 décembre 2010, en direct du lycée Suger de Saint-Denis (93) pour parler quelques instants des jardiniers de Montreuil à la fin 17e siècle.

Une journée en Seine-Saint-Denis sur France Culture le 17 décembre 2010 : une animation interactive multimédia vous propose des reportages spécifiques pour cette journée du 17 décembre avec des vidéos, des sons, des diaporamas, des visites guidées… à découvrir en parallèle de l’antenne.
L’émission peut aussi être écoutée et réécoutée sur le site internet de France Culture.

Pour Noël, si vous aimez Montreuil-sous-Bois et l’histoire : « Montreuil sous le règne de Louis XIV » de Hervé Bennezon.


Cet ouvrage, fruit d’une thèse de doctorat soutenue à l’Université Paris-Nord, présente un aspect très peu connu et puissamment original de l’histoire de l’influence de Paris sur les villages proches au XVIIe siècle.

L’auteur décrit un lieu extrêmement différent des paroisses provinciales de l’époque, dans la mesure où Paris impose une marque spéciale à ses environs. Sur les pas des notaires royaux et des sergents de la prévôté locale, nous entrons dans les demeures des ruraux qui peuplaient Montreuil-sous-Bois, gros village de 2 500 âmes il y a trois cents ans. Aux marges de la ville, nous découvrons les familles qui travaillaient la vigne ou entretenaient de vastes vergers dont les fruits faisaient l’objet d’importantes transactions avant d’être écoulés sur les marchés parisiens. Coffres et armoires rurales révèlent leurs secrets, dévoilent les objets d’un monde révolu. Les ustensiles de cuisine et les garde-robes d’hommes et de femmes sensibles aux modes venues de la capitale du royaume font aussi l’objet d’une étude méticuleuse.

Par petites touches, Hervé Bennezon réalise une fresque, la plus fidèle possible, du quotidien des habitants de Montreuil, dans sa banalité et ses exceptions et nous laisse découvrir la population de la France d’Ancien Régime.

Éditeur les Indes savantes
493 pages
Format : 170 x 240 mm
Prix :  35 €.

Bambou sacré et sapin bleu au parc Monceau (Paris 8e)

Sous les assauts du froid et de l’hiver qui s’approche de plus en plus, les jardins et les parcs se sont dénudés, offrant le plus souvent des paysages désolés. Mais par ci par la, il est possible de trouver quelques belles scènes quand le jardinier ou la jardinière a pensé aux associations belles en toute saison ou plus particulièrement à celles qui enchantent la mauvaise saison.

Arbre et arbuste à feuillage persistant en hiver dans le parc Monceau, Paris 8e (75)

Bambou sacré (Nandina domestica) et sapin bleu (Abies procera) dans le parc Monceau, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Un bambou sacré (Nandina domestica), chargé de lourdes grappes de baies rutilantes, et un beau sapin très bleu (Abies procera ? je n’en suis pas sûr). Une scène très romantique avec le petit pont à l’arrière plan, qui reste attractive toute l’année, mais qui gagne en puissance quand le parc Monceau prend son aspect hivernal et que les autres arbres et arbustes perdent leurs beaux feuillages.

Le bambou sacré (Nandina domestica) est un arbuste de la famille des Berberidacées. C’est la seule espèce actuellement dans le genre Nandina. On l’appelle également « bambou céleste », « bambou merveilleux » ou « bambou de la Félicité ».
Cet arbuste est originaire d’Asie de l’Est, de l’Himalaya et du Japon. Malgré son nom commun, il n’a aucun rapport avec les bambous véritables. Le nom du genre vient du japonais « nandin » qui désigne ces plantes au Japon.

Le bambou sacré a une croissance lente. Il mesure jusqu’à 2 m de hauteur et forme une touffe à port érigé, composée de nombreuses tiges non ramifiées émanant directement des racines, d’où l’aspect de bambou.
C’est une espèce généralement dioïque, mais des plants hermaphrodites existent.
Les feuilles sont persistantes, parfois caduques dans les régions froides, d’environ 50 à 100 cm de longueur, bi à tri-pennées, avec des folioles de 4 à 11 cm de longueur et 1,5 à 3 cm de largeur. Au printemps, les jeunes feuilles sont de couleurs vives, roses à rouges avant de virer au vert. Les vieilles feuilles deviennent rouges ou violettes avant de tomber.
Les fleurs sont de couleur blanche. Elles apparaissent au début de l’été en grappes coniques au-dessus du feuillage.
Les fruits sont des baies rouge vif de 5 à 10 mm de diamètre, matures en fin d’automne et souvent persistantes en hiver. Les baies sont toxiques car elles contiennent de la nandenine. Toutes les parties de la plante contiennent une substance toxique, l’acide cyanhydrique. Les oiseaux dispersent les graines par l’intermédiaire de leurs déjections.

Terroir parisien

Yannick Alleno a souhaité rendre un véritable hommage à la terre d’Île-de-France, à ses produits et à ceux et celles qui la mettent en valeur, avec l’ouvrage du Terroir Parisien.

Terroir Parisien
Par Yannick Alléno, co-auteur Jean-Claude Ribaut.
Photographe : Jean-François Mallet.
Coffret 3 livres de 190, 168 et 48 pages
Format : 19 cm x 26 cm.
Prix public : 49 euros.

« Comme toute philosophie est fille de son siècle, la cuisine raconte son époque. Aujourd’hui, je veux que ma cuisine permette de retrouver les plus belles créations de la gastronomie parisienne, totalement recréées et repensées au goût du siècle. Ma cuisine est comme ma ville et ma ville, c’est Paris. »

Le chef a su retrouver les richesses de « son » terroir et contribuer ainsi à la mise en lumière des producteurs de la région.
À partir de ce travail de recherche, Yannick Alléno réinterprète les recettes parisiennes oubliées, faisant preuve d’une création continue.
La démarche est entière : elle débute avec les produits choisis, se poursuit avec une mise en scène autour d’un menu, dans le restaurant gastronomique du Meurice à Paris et se termine aujourd’hui avec le livre du Terroir Parisien.

Terroir Parisien : 3 ouvrages dans un coffret


– 75 des meilleures recettes parisiennes de Yannick Alléno, du Jambon-beurre à la Niflette comme à Provins, toutes illustrées de photos ;
– Une galerie de portraits rendant hommage aux agriculteurs d’Île-de-France et à leurs produits ;
– « La Feuille de chou », un journal écrit par Jean-Claude Ribaut, chroniqueur gastronomique, sur l’histoire du Terroir Parisien.

L’ouvrage « Terroir Parisien » de Yannick Alléno a été récompensé par le Figaro du prix du Livre Gourmand 2010. À cette distinction, se sont ajoutés ensuite le prix des Gastronomades, le 9 novembre 2010 et le prix Mazille des Beaux Livres, le 12 novembre 2010.

Les auteurs
Yannick Alléno
entre dans le cercle très fermé des plus grands chefs de cuisine du monde en recevant sa troisième étoile en 2007 pour son travail exécuté depuis 2003 à l’Hôtel Le Meurice, à Paris. Chef créateur avant tout, c’est naturellement qu’il fonde en 2008 son groupe de restauration, avec pour objectif de développer des solutions adaptées pour les hôteliers et les passionnés désireux de valoriser la créativité et la modernité. Il opère ainsi depuis la saison 2008-2009 au Cheval Blanc, à Courchevel, pour lequel il reçoit en 2010 deux étoiles au guide Rouge Michelin ; puis à Marrakech, au sein du Royal Mansour. Engagé, il porte haut et loin, les couleurs d’une cuisine créative et parisienne qu’il respecte et sait détourner avec finesse et dévouement.
Sont déjà parus aux éditions Glénat : 4 saisons à la table n°5, 101 créations et le Carnet des tapas de montagnes.

Jean-Claude Ribaut est architecte et fin gastronome. Chroniqueur au journal Le Monde, rubrique Vins et gastronomie. Auteur de nombreux ouvrages sur la cuisine et le vin, il sortira en janvier 2011 aux éditions Glénat Notre Provence gourmande, chroniques illustrées du journal Le Monde.

Jean-François Mallet est passé naturellement de la cuisine à la photographie. Il a travaillé plusieurs années aux fourneaux avec Joël Robuchon, Michel Rostang, Michel Kenever et Gaston Lenôtre, avant de signer des reportages pour Saveurs, Gourmet USA, Elle à table, Étoile… Il a déjà publié de nombreux ouvrages aux éditions Glénat dont Queen Mary 2, Altitude 2300 m Jean Sulpice, C’est mon mari le chef, Laurent Paris