avril 2010 – Paris côté jardin

Archive mensuelles: avril 2010

De retour de Keukenhof…

J’ai passé moins de 48 heures aux Pays-Bas pour une visite incroyable dans ce parc aux milliers de fleurs, aux innombrables bulbes à floraison printanière : Keukenhof. Fleuri à souhait, sous un chaud soleil… Et voici les quelques photos promises !

Bulbes à floraison printanière aux Pays-Bas

En allant vers Keukenhof, le long de la route, les champs de tulipes fleuries de la Hollande, avril 2010, photo Alain Delavie

Paysage typique en cette saison du pays des bulbes, car les plantes bulbeuses prospèrent de façon exceptionnelle sur le sol de sablière fertile que l’on trouve dans une bonne partie de la Hollande. Le secteur des bulbes à fleurs est d’une importance capitale pour les Pays-Bas. La culture et le commerce de gros des bulbes à fleurs emploient environ 15 000 personnes. Celles-ci produisent chaque année près de 10 milliards de bulbes à fleurs. Ce qui représente 70 % de la production mondiale totale. La culture se fait sur environ 20 000 hectares de terre. Plus de 75 % des dix milliards de bulbes sont exportés vers plus de cent pays. Les États-Unis sont le principal client, suivis par le Japon.

Visite au parc de Keukenhof au printemps

Les sabots de Keukenhof vous attendent pour la photo traditionnelle dans le parc, sur fond de bulbes à floraison printanière

Arrivé dans le parc de Keukenhof, j’ai enfilé mes sabots de 7 lieues pour pouvoir parcourir les quelques 24 hectares qui composent ce site à nul autre pareil. C’est parti pour la visite…
(suite…)

Plantes Plaisirs Passions à la Roche-Guyon

Forte des 7000 visiteurs de sa première édition, la fête des Plantes du Château de la Roche-Guyon se déroulera les samedi 1er et dimanche 2 mai dans le château de la Roche-Guyon (95).

Potager et château de la Roche-Guyon (95), photo Alain Delavie

En 2010, retrouvez les acteurs de l’an passé autour d’Yves Chevallier, Directeur de l’EPCC qui offre l’écrin unique du Château de la Roche-Guyon, de Thierry Huau, commissaire de l’exposition 2010, le paysagiste globe-trotter a la main verte et du graphiste Hervé Rivoalland, qui saura faire vibrer pupilles et papilles.

Plantes, Plaisirs, Passion s’appuie plus que jamais sur un credo bien ancré :
Jardiner avec passion…
Jardiner durablement…
Un plaisir véritable.

La rose, plante vedette :
Les 1er et 2 mai prochains, dans la tradition des poésies galantes, des savoir-faire des producteurs français et de créateurs de fragrances, le Château de La Roche-Guyon, diffusera les senteurs de centaines de roses, la plante vedette 2010.

Les nouveautés :
Cette deuxième édition voit plusieurs innovations, appelées à donner à la manifestation sa personnalité propre.
Chaque année une région partenaire sera retenue par les organisateurs en raison de son savoir-faire, et un pays « ami » sera accueilli pour une plus grande ouverture sur des cultures différentes. En 2010, c’est l’Anjou, terre des jardins, qui sera la région partenaire, une évidence pour Thierry Huau.

Evénement musical : les Master class du Quatuor Via Nova, dirigées par Jean Moulière, offriront un plateau qui viendra ponctuer d’intermèdes musicaux les deux journées de cette fête des plantes.

Nocturne : le samedi 1er mai, la Fête des Plantes accueillera les visiteurs jusqu’à 21h.

Infos pratiques :
Le tarif est de 6 euros comme le tarif habituel d’une visite du château.
Horaires : samedi 1er mai, de 10h à 21h; dimanche 2 mai, de 10h à 18h.
Plantes, Plaisirs, Passions se déploie dans le potager, la cour des écuries et les cours hautes du château.

Château de La Roche-Guyon,
1, rue de l’Audience,
95780 La Roche-Guyon.
Site : http://www.plantesplaisirspassions.com

Irésine, euphorbe et lierre terrestre

Je cherchais des jeunes plants de bégonia Dragon Wing, mais que nenni ! Je suis revenu avec d’autres plantes, totalement différentes, un essai pour cette année : trio d’irésine pourpre, d’euphorbe Diamond Frost et de lierre terrestre (Glechoma hederacea ‘Variegata’).

Mes plantations sur mon balcon

Potée d'irésine pourpre, d'euphorbe Diamond Frost et de Glechoma hederacea 'Variegata' sur mon balcon, avril 2010, photo Alain Delavie

En fait, j’ai été surpris de trouver une belle gamme de fleurs et plantes à feuillage décoratif dans le marché aux fleurs sur l’Île de la Cité (Paris 4ème), dans la boutique Au Jardin d’Edgar. Une adresse à retenir !
Large choix d’espèces et de variétés pour les massifs, potées et jardinières d’été. Et à des prix tout à fait raisonnables. Après avoir longtemps hésité entre différentes possibilités, j’ai retenu ces trois plantes qui devraient apprécier le soleil du matin et l’ombre l’après-midi. Ce sera la première fois que je cultiverai un pied d’irésine, que j’ai souvent vue dans les massifs de ville.

Plante à feuillage décoratif

Irésine pourpre, jeune plant, photo Alain Delavie

Irésine pourpre (Iresine herbstii)
Plante vivace gélive à feuillage persistant teinté de pourpre, avec des tiges charnues rouges.
Développement en touffe érigée et ramifiée. Port buissonnant.
Exposition ensoleillée au moins pendant 3 à 4 heures,
Sol riche, humifère et frais.
Des pincements réguliers favorisent la ramification de la plante.

Plante annuelle

Euphorbe Diamond Frost, photo Alain Delavie

Euphorbe Diamond Frost (Chamaesyce hypericifolia Diamond Frost ‘Inneuphdia’)
Plante vivace gélive à feuillage persistant vert parfois teinté de pourpre au printemps, avec des tiges grêles.
Développement en petite touffe érigée et très ramifiée. Port buissonnant.
Exposition ensoleillée ou mi-ombragée,
Sol riche, humifère et toujours frais.
Il faut prévoir des arrosages réguliers pour ne jamais laisser sécher le substrat.

Plante vivace retombante

Glechoma hederacea 'Variegata', photo Alain Delavie

Lierre terrestre panaché (Glechoma hederacea ‘Variegata’)
Plante vivace rustique à feuilles semi-persistantes, cordiformes, vert panaché de blanc, avec des tiges grêles.
Développement tapissant ou retombant en longue cascade.
Exposition mi-ombragée à ombragée,
Sol riche, humifère et toujours frais.
Un emplacement trop chaud et ensoleillé rend la plante sensible à l’oïdium qui grille le feuillage.

Il n’y a plus qu’à attendre que tout ce joli monde veuille bien pousser et se mélanger. À suivre…

Tout est beau dans le cerfeuil musqué

Moins utilisé que le cerfeuil commun, le cerfeuil musqué (Myrrhis odorata) mérite pourtant une place de choix dans le jardin, sur la terrasse ou le balcon. Même si son parfum anisé ne vous séduit pas, laissez vous charmer par son feuillage et sa floraison vaporeux.

Plante vivace aromatique

Cerfeuil musqué (Myrrhis odorata), avril 2010, photo Alain Delavie

Ses feuilles vert franc sont découpées comme celles d’une fougère, avec un toucher duveteux, très doux. Elles dégagent un parfum d’anis quand on les froisse. En terrain frais et à exposition pas trop ensoleillée, cette plante vivace aromatique forme une large touffe qui peut dépasser 50 à 60 cm de hauteur facilement. Les petites fleurs blanches sont réunies en larges ombelles qui surmontent le feuillage. Ensemble charmant, d’une grande légèreté.

La finesse des fleurs et des feuilles ne doit pas vous faire craindre pour la fragilité de la plante qui est en fait très robuste. Vigoureuse et rustique, mais à la condition de lui réserver un emplacement frais. Le sol doit rester légèrement humide pendant la belle saison, l’air ne doit pas être trop sec en été sinon les araignées rouges envahissent vite cette belle plante et l’enlaidissent. Mais aux premières fraîcheurs de la fin de l’été, elle repart de plus belle.

Le cerfeuil musqué pousse très bien en pot. Prévoyez un contenant assez volumineux pour garder le substrat frais en permanence. Un cache-pot est utile car il permet de garder les eaux d’arrosage, vite absorbées par la plante en plein été aux heures les plus chaudes. En bac, le cerfeuil musqué se marie bien avec des coeurs-de-Marie (Dicentra spectabilis), des sarumas (Saruma henryi), des grands sceaux-de-Salomon (Polygonatum), des grands hostas, etc.

Corydalis ‘Maya’, généreux en graines…

Une grappe de fleurs, une grappe de fruits, bien chargés en graines semble-t-il… Mon pied de Corydalis ‘Maya’ a décidé d’assurer généreusement sa descendance en produisant des fruits en quantité.

Fructification

Premiers fruits de mon pied de Corydalis 'Maya', avril 2010, photo Alain Delavie

La mise à fruit étant apparemment facile et un peu trop abondante, j’ai éliminé une bonne partie des fruits formés pour ne conserver qu’une ou deux grappes. Cela devrait moins épuiser le pied mère et je limite ainsi les risques de semis spontanés. Je n’ai pas envie de me retrouver avec un balcon de Corydalis ‘Maya’, aussi jolis soient-ils ! Le pied mère s’étale déjà beaucoup, au point d’empiéter de plus en plus sur la potée et la jardinière voisines. J’ai déjà fait une petite taille pour contenir sa vigueur. Mais deux semaines après, cela ne se voit plus.

Je ne sais pas encore si je dois le considérer comme une peste, jolie peste très envahissante, ou bien comme une plante vivace de courte vie qui s’épuise à fleurir et donner des graines…

Au printemps, on est vite débordé par les mauvaises herbes…

Dès que le temps s’adoucit, tout pousse vite dans les jardins et sur les balcons. Mais les mauvaises herbes envahissent vite les plates-bandes délaissées trop longtemps par le jardinier qui a fort à faire.

Mauvaises herbes envahissantes dans les plates-bandes printanières

Massif de primevères envahi par des véroniques à feuilles de lierre, avril 2010, photo Alain Delavie

Remarquez, ce n’est pas vilain du tout ce mélange inattendu de primevères et de véroniques à feuilles de lierre… Une association printanière très fleurie, même si elle n’a pas été souhaitée. Le danger de laisser ainsi les adventices fleurir, c’est de les laisser ensuite monter à graines et se propager à tout va, à tout vent.

Mauvaise herbe annuelle

Euphorbe réveil-matin ou petite éclaire (Euphorbia helioscopia), avril 2010, photo Alain Delavie

Mauvaises herbes

Tapis de fumeterre (Fumaria officinalis) et de boutons d'or (Ranunculus acris), photo Alain Delavie

Mauvaise herbe annuelle

Galinsoga cilié (Galinsoga ciliata), photo Alain Delavie

Capselle bourse-à-pasteur, euphorbe réveil-matin, fumeterre, galinsoga cilié, moutarde des champs, séneçon commun… Elles sont mignonnes en photos, non ?
Toutes ces mauvaises herbes annuelles poussent très vite et se reproduisent en donnant de grandes quantités de graines, d’où l’importance de les arracher avant la floraison. Un simple coup de binette les extirpe du sol, il suffit ensuite de les laisser se dessécher sur la terre où elles vont finir par se décomposer et apporter un peu de matière organique au sol.

Bon courage !