Archive journalières: 22 avril 2010

Les vers de terre travaillent le sol sans relâche

On ne les voit presque jamais à l’air libre, seules leurs déjections se repèrent sur les terres laissées à nus. Précieux aides pour les jardiniers et la nature d’une manière plus générale, les vers de terre travaillent et améliorent le sol à longueur d’année ou presque.

Les jardiniers de l'ombre

Turricules de vers de terre dans un potager, photo Alain Delavie

Il existe trois grands types de vers de terre :
– Les épigés qui vivent en surface sur le sol, sous les feuilles ou dans les tas de fumiers ou de compost.
– Les anéciques, de grande taille, qui creusent des galeries plus ou moins verticales dans le sol à la recherche de nourriture qu’ils trouvent plutôt en surface.
– Les endogés, plus petits, qui vivent en profondeur dans la terre et se nourrissent de matières organiques déjà incorporées au sol.

On compte en moyenne environ une tonne de vers de terre par hectare, soient 1 à 4 millions d’individus. Plus un sol est piétiné et tassé, moins il contient de vers de terre.

Les jardiniers de l'ombre

Turricules de vers de terre dans un potager, photo Alain Delavie

Ce sont les anéciques qui forment les turricules, ces petits monticules visibles sur le sol par endroit. Ces amas sont en fait les déjections des lombrics. Ils sont constitués de terre enrichie en matières organiques (environ 50 % de plus que le sol non digéré par les vers), avec une activité biologique plus intense car nombre des bactéries présentes dans les tubes digestifs des vers de terre sont éjectées avec les excréments terreux.

Les turricules contiennent :
7 fois plus de phosphate que le sol non digéré,
10 fois plus de potasse,
5 fois plus d’azote,
3 fois plus de magnésium…

Sur une surface d’un demi-hectare, les vers peuvent déposer entre 10 et 15 tonnes de turricules.

Les rôles des vers de terre :
– Ils accélèrent la décomposition de la matière organique et favorisent son incorporation dans le sol,
– Ils aèrent le sol en creusant des galeries verticales et accroissent sa porosité,
– Ils déplacent et remontent des éléments nutritifs qui avaient été lessivés dans les couches plus profondes du sol,
– Ils accroissent la capacité d’enracinement des végétaux dont les racines peuvent emprunter les galeries creusées et se faufiler dans les différentes couches du sol,
– ils servent de nourriture à d’autres animaux, notamment les oiseaux.

Pour favoriser la présence et l’activité des vers de terre, il faut :
– Faire des apports réguliers d’amendements organiques pour enrichir la terre en humus,
– Éviter l’emploi du motoculteur et le retournement du sol,
– Pailler le sol pendant la belle saison,
– Éviter l’emploi de traitements chimiques sur et dans le sol.

Des vers de terre dans les potées et les jardinières ?
Contrairement à une idée reçue encore trop fréquemment avancée, les lombrics ou gros vers de terre ne mangent pas et ne coupent pas les racines des plantes. Ils sont capables de déplacer des montagnes de terre (sans pour autant vous retourner votre potée, rassurez-vous), mais ils ne s’attaquent pas aux végétaux en bonne santé. Seules les matières organiques en décomposition les intéressent.
Dans une grosse potée ou une jardinière volumineuse remplies de plantes vivaces ou d’arbustes et qui restent en place plusieurs années de suite, les vers de terre améliorent aussi la structure du sol et facilitent l’arrosage en profondeur des végétaux. Inutile de les enlever !

Begonia conchifolia var rubrimacula

J’aime les bégonias, que dis-je, j’adore ces plantes exotiques, plantes d’intérieur ou de potées pour les coins ombragés du jardin. J’ai trouvé un pied de Begonia conchifolia var. rubrimacula lors de l’exposition Edénia 2010, qui s’est tenue à Cergy-Pontoise (95) fin mars dernier.

Plante d'intérieur

Begonia conchifolia var rubrimacula dans un de mes terrariums, avril 2010, photo Alain Delavie

Cette petite espèce botanique d’origine américaine (Costa-Rica) séduit par ses feuilles en forme de coeur allongé d’un joli vert vif brillant, avec une macule rouge vif au niveau de l’insertion du pétiole de la feuille. Vert et rouge vif, charmant tout simplement !
Le feuillage et les tiges sont très charnues et très cassants aussi. Il faut faire très attention quand on manipule la plante pour ne pas se retrouver avec des bouts de feuilles séparés du pied mère. La floraison apparaît au coeur de la touffe et se dégage du feuillage. Les petites fleurs blanches apparaissent au-dessus des feuilles.

Ce bégonia d’intérieur apprécie une atmosphère relativement humide (forte hygrométrie) qu’il est difficile d’obtenir dans un appartement ou une maison, surtout quand on chauffe. Forte humidité ambiante car il n’aime pas avoir un sol détrempé, qui fait pourrir ses racines. Comme de nombreux bégonias d’ailleurs. Il pousse mieux dans un terrarium, ses petites dimensions (15 à 20 cm de hauteur environ) permettant un petit bac. J’ai installé mon pied avec des chiritas (Chirita tamiana) sous une lampe de 11 watts. Un duo de petits bijoux végétaux…