Archive journalières: 13 avril 2010

Opération « Laissons pousser ! »

Sept Français sur dix estiment qu’il n’y a pas assez de végétal en ville selon la dernière enquête Unep-Ipsos 2010. Dès ce mois-ci, Paris et plusieurs villes franciliennes verront leurs espaces urbains délaissés se muer en mini-prairies de fleurs sauvages. Toutes ces collectivités se sont inscrites dans l’opération « Laissons Pousser ! » menée en partenariat avec Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France. Le lancement officiel de la campagne est prévu le 15 avril à 10 h 30, dans les locaux de Natureparif.

Fleurs sauvages en ville

Lin bleu au printemps 2009 dans la rue d'Aubervilliers, Paris 18ème, photo Alain Delavie

Qui ?
Cette année, une dizaine de communes sont de la partie : Paris, Pantin, Aubervilliers, Nanterre, la communauté d’agglomération Sud de Seine (Clamart, Fontenay-aux-Roses, Bagneux et Malakoff), la communauté de communes des Lacs d’Essonne (Grigny et Viry-Châtillon), Valophis Habitat (ex OPAC du Val de Marne), les Parc naturels régionaux du Vexin français (78/95) et du Gâtinais français (77/91)… Toutes ces collectivités et organismes se sont engagés à distribuer à leurs habitants des sachets de fleurs des champs et à autoriser la plantation sur des espaces identifiés. À Paris (75), les sachets seront distribués via le réseau d’écologie urbaine ainsi qu’aux jardins pédagogiques des écoles et des centres de loisirs et aux associations animant les jardins partagés du réseau Main Verte.

Où ?
Au pied des arbres, entre deux coins de bitume, en bas des immeubles, sur les ronds points, sur les bords des routes et dans tous les endroits délaissés des villes. 55 000 sachets ont été édités.

Quoi ?
Des marguerites, des coquelicots, de la vipérine, du millepertuis, de la mauve, de la camomille sauvage… 17 espèces sauvages sélectionnées par un comité technique de naturalistes et distribuées sous forme de sachets (chacun couvrant 1m2).

Comment ?
Chaque collectivité partenaire distribue à ses habitants des sachets de graines et organise avec eux les plantations. Ici ce sont les écoles qui vont semer, là les amicales de locataires, plus loin les associations de jardins partagés, ailleurs les particuliers-jardiniers…  Le site www.laissonspousser.com fédère toutes les initiatives, invite les participants à raconter leurs expériences de semeurs, à observer les insectes qui viennent y butiner. Le site se fait l’écho d’autres expériences liées à la biodiversité des villes.

Avec qui ?
L’association « Laissons Pousser ! » a été créée par Emmanuelle Vibert et Hélène Binet, deux journalistes engagées. Elle est soutenue par Natureparif.

Ornithogalum dubium

Les étals des fleuristes et des jardineries présentent en ce moment une plante aux fleurs d’un orange éclatant qui se remarque de loin : Ornithogalum dubium.

Plante bulbeuse

Ornithogalum dubium, jardinerie Jardiland de Bergerac (12), photo Alain Delavie

Cette belle plante bulbeuse est d’origine sud-africaine, où elle pousse sous un climat méditerranéen aux hivers humides. En France, l’idéal est de la cultiver sous serre ou véranda froide, avec des températures toujours supérieures à 0°C pendant la mauvaise saison. Réservez-lui une exposition très ensoleillée.

Plante bulbeuse sud-africaine

Ornithogalum dubium, jardinerie Jardiland de Bergerac (12), photo Alain Delavie

Les fleurs réunies en corymbe aplati sont d’une étonnante couleur orange vif. Il existe aussi une variété à fleurs jaune d’or. La floraison printanière de longue durée en fait une plante en pot très décorative. Non rustique, cette espèce bulbeuse doit être conservée au sec pendant l’été. Il est assez difficile de la faire refleurir d’une année sur l’autre.

Plante bulbeuse sud-africaine

Ornithogalum dubium, jardinerie Jardiland de Bergerac (12), photo Alain Delavie

Cette plante est aussi proposée en bouquet. Les fleurs coupées tiennent longtemps en vase, jusqu’à trois semaines.