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Comment hiverner un isotoma ?

Isotoma axillaris, photo Arinahabich / fotolia.com
Un petit billet pour répondre à la question de Claude Morel qui m’a demandé comment conserver un isotoma encore en fleur. Une jolie fleur étoilée bleu lavande à mauve ou blanche, utilisée le plus souvent en plante saisonnière pour fleurir les rebords de fenêtre, les balcons et les terrasses pendant l’été.

Malheureusement, cette belle fleur d’été ne peut pas être abritée dans la maison ou dans l’appartement en hiver comme le serait un dipladénia ou une impatience.

Compte tenu du coup de froid annoncé pour les jours à venir, il est plus prudent d’abriter la potée d’isotoma fleurie. Avec un voile d’hivernage, la floraison ne durera pas à cause du manque de lumière.
Pour espérer la conserver fleurie plus longtemps, il faut lui offrir le couvert d’une véranda ou d’une serre maintenues hors gel. La plante n’a pas besoin d’une chaleur importante en hiver, mais elle ne supporte pas les fortes gelées (pas de températures en dessous de -4 °C surtout en pot) et il lui faut une lumière importante.

L’hivernage du dipladénia

Jardinière de dipladénias dans le Cimetière de la Villette, Paris 19e (75)
Alexandra vient de me poser une question concernant son dipladénia encore fleuri : « Il commence à faire très froid (je suis en région parisienne), je souhaiterai le rentrer mais je n’ose pas couper les lianes qui sont accrochées à un treillage dans le jardin, vu qu’il y a encore des fleurs. Que  dois-je faire ? »

Dans un premier temps, tant que la météo ne nous annonce pas de gelée, il est encore possible de laisser la potée de dipladénia dehors, mais en la protégeant la nuit avec un voile d’hivernage (ne pas hésiter à doubler ou tripler l’épaisseur). Auparavant, il faut surtout protéger les racines en entourant la potée avec plusieurs épaisseurs de plastique à bulles et en la surélevant sur une plaque de polystyrène.

Dès que le thermomètre descend vers 0°C (ce qui est annoncé pour la fin de semaine), il est préférable de rentrer la potée dans une pièce très claire, voire ensoleillée quelques heures dans la journée. Les lianes accrochées sont souvent entourées autour de leur support. Avec de la patience, vous pouvez les défaire l’une après l’autre. Cela permet de ne pas supprimer la belle floraison qui devrait toutefois diminuer pendant l’hivernage. Vous pouvez aussi couper une partie des extrémités des tiges si vraiment elles sont trop longues. La potée sera moins encombrante et cette taille provoquera le départ de nouvelles pousses sur les tiges et à la base de la plante. Même si cela réduit la floraison, vous êtes sûre de ne pas perdre la plante que la première bonne gelée va griller et faire périr.

Soigner un épicactus en hiver

Grosses potées d'épicactus, La Galerie Végétale, rue des Vinaigriers, Paris 10e (75), 7 février 2012, photo Alain Delavie

L’hiver est une période difficile pour les cactus, qui ne supportent ni les gelées, ni les intérieurs surchauffés et sombres. Si les espèces les plus robustes arrivent à survivre à un hivernage dans un garage, il n’en est pas de même avec les magnifiques cactus orchidées ou épicactus qui se montrent plus délicats, très sensibles aussi bien à un excès d’arrosage qu’à un manque d’eau trop prolongé.

L’idéal serait de pouvoir maintenir ces cactus dans une véranda ou une serre peu chauffée, avec une température comprise entre 5 et 15 °C.
Ces plantes succulentes ont besoin d’une période de repos hivernal marqué avec des températures nettement plus fraîches et des arrosages très espacés, mais ils ne supportent pas la moindre petite gelée et le dessèchement extrême de leur substrat. Un arrosage toutes les trois semaines ou une fois par mois en hiver est nécessaire, sous réserve d’abriter le cactus dans une pièce bien claire et avec une température pas trop basse. Après un apport d’eau, le substrat doit ressuyer rapidement, l’eau ne doit jamais stagner dans une soucoupe.

Les belles potées d’épicactus que j’ai photographiées sont proposées par La Galerie Végétale, rue des Vinaigriers, Paris 10e (75). Ce n’est pas fréquent de trouver d’aussi belles potées, aussi bien développées. Avis aux amateurs !

Comment garder une impatience de Nouvelle-Guinée en hiver ?

Impatience de Nouvelle-Guinée

Cultivée le plus souvent comme une fleur annuelle pour les potées ou massifs d’été, l’impatience de Nouvelle-Guinée est vivace, mais non rustique. Elle peut survivre de nombreuses années tant qu’on la protège du froid.

Les plantes installées dans les plates-bandes en été doivent être arrachées et rempotées pour passer l’hiver dans la maison, dans une serre ou une véranda moyennement chauffées. Au moment de l’arrachage, il faut essayer de ne pas trop casser les racines en conservant une motte de terre tout autour. La plante est placée dans un contenant pas trop grand, moins large que la touffe de feuillage. Ce pot étroit permet au substrat de sécher entre deux arrosages et cela limite les risques de pourriture des racines.

Dans une serre ou une véranda, il faut trouver un emplacement clair, mais pas ensoleillé. Dans la maison, l’impatience de Nouvelle-Guinée exige davantage de lumière qui lui est indispensable pour continuer sa floraison. Elle supporte le soleil du matin pendant les mois d’hiver. Les arrosages seront modérés, quand la terre du pot s’assèche en surface. Vous pouvez donner de l’engrais tous les deux ou trois arrosages, en choisissant un engrais liquide pour plantes fleuries, pour géraniums ou pour tomates. Dernière recommandation, surtout dans les intérieurs très chauffés : pulvérisez de l’eau douce non calcaire très fréquemment sur et sous les feuilles, car l’impatience de Nouvelle-Guinée est sujette aux attaques d’araignées rouges, qui peuvent l’anéantir très vite. Vous pouvez même installer votre potée sur un grand plateau rempli de billes d’argile expansée et d’eau, de telle façon que la base du pot ne trempe pas dans le liquide.

Que faire d’un dipladénia en hiver ?

Potée de dipladénia en automne, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), 13 novembre 2011, photo Alain Delavie

Très robuste et florifère, le dipladénia est devenu l’une des stars des fleurs d’été pour les coins très ensoleillés. Mais cette belle plante grimpante au joli feuillage vernissé ne résiste pas aux gelées. Voici quelques conseils pour la conserver en hiver et pendant de nombreuses années.

Bien avant l’arrivée des premières gelées, l’idéal serait d’installer votre dipladénia dans une serre ou une véranda chauffée modérément. Cette liane apprécie un emplacement très lumineux, voire ensoleillé. Le manque de lumière ralentit ou arrête sa floraison, provoque l’allongement de ses pousses avec des grands entrenoeuds entre les feuilles. Même si ce n’est pas une plante succulente, elle apprécie les expositions baignées de lumière comme les cactées.

Mais pour tous ceux qui ne disposent pas de ces jardins d’hiver où poussent à merveille les plantes exotiques, une pièce ensoleillée dans un appartement ou une maison convient très bien. La potée doit être posée le plus près possible d’une baie vitrée, surtout si le soleil ne baigne pas la pièce. Plante de balcon ou de terrasse, le dipladénia devient assez facilement une bonne plante d’intérieur quand l’exposition lui convient.

Quel que soit le lieu abrité choisi pour l’hivernage, veillez à ne pas trop arroser votre dipladénia. Sensible à un excès d’humidité, il se contente d’un apport d’eau quand la surface du substrat dans le pot est bien sèche. Évitez l’eau stagnante dans la soucoupe ou le cache-pot. Assez résistant à l’air sec de nos intérieurs chauffés en hiver, cette plante grimpante apprécie quelques vaporisations d’eau douce non calcaire sur et sous les feuilles. Attention, pas d’eau du robinet, sinon les belles feuilles vert brillant vont se tacher avec des marques blanches dues au dépôt de calcaire après évaporation des fines gouttelettes d’eau. Laissez votre plante pousser doucement pendant la mauvaise saison sans lui faire d’apport d’engrais. Vous la nourrirez quand le printemps sera revenu avec un engrais pour tomates ou pour géraniums. Si elle se plaît dans la pièce où vous l’avez installée, elle émettra des nouvelles pousses qui s’enrouleront autour d’un tuteur ou d’un treillage. Vous pouvez aussi les laisser retomber.

L’hiver terminé, vous pouvez sortir le dipladénia dehors en l’habituant progressivement au soleil. Après quelques semaines au grand air, il devrait le supporter sans problème.

Que faire des petits bégonias en hiver ?

Bégonias dans une jardinière du cimetière de Montmartre, Paris 18e (75)

Après avoir beaucoup fleuri tout l’été, les petits bégonias (hybrides de Begonia semperflorens ou B. gracilis) cultivés en bordure des massifs ou dans les potées et jardinières sont souvent laissés à leur triste sort dehors, où ils finissent complètement grillés par les fortes gelées comme la plupart des fleurs annuelles. Mais, car il y a un mais, leur sort pourrait être tout autre…
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