28 mai 2018 – Paris côté jardin

Archive journalières: 28 mai 2018

Conférence publique « La monétarisation de la nature » le 31 mai 2018

Affiche de la conférence publique "La monétarisation de la nature" le 31 mai 2018
L’ARB Île-de-France organise une nouvelle conférence pour le grand public avec pour invités Harold Levrel, professeur à l’AgroParisTech, économiste écologique au sein du Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (CIRED) et Antoine Missemer, chargé de recherche CNRS au CIRED, avec lequel il a conduit ses travaux de recherches.

Que les dynamiques de destruction de la nature aient pour origine des forces économiques, en particulier dans le cadre du système capitaliste industriel tel qu’il s’est développé à partir du 19e siècle, la plupart des observateurs en conviennent. Que ces mêmes forces économiques puissent aujourd’hui fournir des outils de protection de la nature fait en revanche débat. Il en va ainsi de la monétarisation de la nature qui serait pour les uns une manière de rendre visible les bénéfices générés par différentes composantes de la nature et qui ne sont aujourd’hui pas pris en compte dans les décisions d’investissement, tandis que pour les autres ce phénomène témoigne d’un glissement vers une mise en économie de la nature dont les conséquences peuvent être néfastes.

Déroulé de la conférence
Les conférenciers reviendront sur l’historique de la monétarisation de la nature, préciseront les termes du débat actuel autour de la monétarisation, d’aller au-delà de certaines idées reçues, souligneront qu’on observe aussi des phénomènes de démonétarisation de la nature depuis une vingtaine d’années et finalement proposeront des pistes pour contextualiser les méthodes, les usages et les finalités potentielles de ces exercices de monétarisation de la nature.

Informations pratiques
Jeudi 31 mai 2018 de 19h à 21h
IAU Île-de-France, 15, rue Falguière, 75015 Paris.
Métro : ligne , station Falguière.
Entrée gratuite. Inscription conseillée.

Découverte de Plathelminthes invasifs géants en France et dans les territoires français d’outre-mer

Logo Muséum National d'Histoire Naturelle

Le 22 mai dernier, le Muséum national d’Histoire naturelle a envoyé une alerte à l’attention de la presse concernant la découverte de Plathelminthes terrestres, des vers plats géants invasifs, sur le territoire français métropolitain et ultramarin. Une menace pour nos vers de terre et la vie des sols.

Une conséquence de la mondialisation et de l’accroissement des échanges internationaux de marchandises est l’introduction d’espèces exotiques envahissantes. En France, on a ainsi vu arriver récemment le frelon asiatique, l’écureuil de Corée et le Plathelminthe de Nouvelle-Guinée. La découverte de ce dernier a donné lieu au lancement en 2013 par le Muséum national d’Histoire naturelle d’un appel à témoins sur les Plathelminthes terrestres (vers plats). Une équipe de chercheurs dirigée par Jean-Lou Justine de l’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité (ISYEB – Muséum / CNRS / Sorbonne Université / EPHE), a ainsi étudié pendant 5 ans quelque 700 contributions de citoyens. Il s’agit de la première enquête d’envergure sur le sujet en France métropolitaine et territoires français d’outre-mer, basée sur les sciences participatives, dont les résultats sont publiés dans PeerJ.

Bipalium kewense, prédation en France, photo Pierre Gros - CCBY4-0
Cinq espèces de Plathelminthes bipaliinés (des genres Bipalium et Diversibipalium), originaires d’Asie, ont été rapportées sur le territoire français métropolitain et ultramarin : Guadeloupe, Martinique, Saint Martin, Saint Barthélemy, Guyane Française, Réunion, Mayotte mais aussi en Suisse, à Monaco et au Portugal. La moitié des observations en France métropolitaine est localisée dans le seul département des Pyrénées-Atlantiques. Deux de ces cinq espèces sont des géantes parmi les Plathelminthes terrestres, atteignant jusqu’à 40 cm de long. Les bipaliinés sont des prédateurs de la faune du sol, notamment des vers de terre, et représentent donc une menace pour la biodiversité des sols et leur équilibre écologique – ils sont capables de tuer des proies jusqu’à 50 fois plus lourdes qu’eux ! De plus, ces espèces se reproduisent par scissiparité (reproduction asexuée), moyen efficace pour une espèce invasive d’envahir rapidement un territoire. Même si une évaluation de leur impact écologique sur la biodiversité locale est nécessaire, les bipaliinés correspondent bien à la définition des espèces exotiques envahissantes.

Bien que l’invasion ait commencé il y a 20 ans – certains témoignages remontent jusqu’en 1999 -, les chercheurs n’ont trouvé aucune publication scientifique sur la présence de bipaliinés en France. Il est paradoxal que l’invasion d’un pays développé, en Europe, par des animaux aussi spectaculaires, n’ait attiré l’attention d’aucun scientifique ni d’aucune institution. Cela montre bien la méconnaissance de tous les acteurs dans ce domaine ; il va falloir pallier ce manque d’information sur les Plathelminthes terrestres qui seront de plus en plus souvent rencontrés en Europe par les citoyens et les professionnels de l’agriculture, de l’aménagement paysager, des sciences vétérinaires et de la médecine.

Référence
Jean-Lou Justine, Leigh Winsor, Delphine Gey, Pierre Gros, Jessica Thévenot. Giant worms chez moi! Hammerhead flatworms (Platyhelminthes, Geoplanidae, Bipalium spp., Diversibipalium spp.) in metropolitan France and overseas French territories.
PeerJ. 22 mai 2018 – DOI : 10.7717/peerj.4672

Article (en anglais) en accès libre: https://peerj.com/articles/4672

Inscriptions au Concours National des Jardins Potagers ouvertes jusqu’au 30 juin 2018

Affiche du Concours National des Jardins Potagers 2018
Pour tous les amoureux de potager qui observent au quotidien et entretiennent avec soins leurs légumes, c’est le moment de s’inscrire au Concours National des Jardins Potagers ! Ne tardez pas vous, avez jusqu’au 30 juin 2018.

 A chacun sa chance
Parce que ce jardin nourricier auquel vous consacrez du temps et toute votre attention représente une partie de vous-même, qu’il est aménagé avec goût et originalité, qu’il offre une grande variété de légumes, de fleurs, de plantes aromatiques et de fruits, ce serait dommage de ne pas le faire connaître et de partager votre passion. Alors, ne tardez plus et inscrivez-vous au Concours National des Jardins Potagers qui est fait pour vous.

A chacun sa catégorie
Jardins potagers attenants à la maison, dans un ensemble collectif, situés dans un environnement paysager ou à vocation pédagogique, leur diversité tant dans leur environnement que pour leur vocation est grande et votre jardin trouvera facilement sa place dans une des catégories proposées :

  • jardin potager privatif,
  • potager dans un ensemble collectif de jardins (centre de jardins, jardins familiaux…),
  • jardin potager privatif situé dans un environnement paysager (demeure, château, grand parc…),
  • jardin ou parcelle pédagogique, réalisé sur initiative individuelle ou avec la participation d’associations de jardiniers ou de sociétés d’horticulture.

En 2018, une nouvelle catégorie récompense des jardins partagés, qui sont de plus en plus nombreux au cœur des villes et… au sein des entreprises. Désormais,  tous les jardiniers œuvrant dans les potagers des jardins partagés mis en place et cultivés au sein d’une entreprise ou par une association peuvent participer au concours.

A chacun sa récompense
Le jury, composé de personnalités du jardin, désignera les lauréats en fonction de différents critères de sélection tels que les pratiques de jardinage, la connaissance et la diversité des plantes cultivées, la pertinence du choix des espèces et des variétés, l’esthétique et enfin, la motivation. En complément des distinctions, tous les lauréats nominés recevront l’ouvrage « Saveurs gourmandes du potager », des livres de jardinage, des abonnements à des revues, des semences et des végétaux. De nouveaux partenaires, la FNMJ (Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie), Natures Market, spécialiste des nichoirs pour oiseaux et abris pour auxiliaires, Dumona, fabricant de terreaux, paillage et supports de culture, rejoignent CP Jardin, spécialiste des produits biologiques et récompenseront également les lauréats.

Et, maintenant participez !
Il suffit donc pour participer de télécharger le dossier d’inscription sur l’un des sites partenaires (la SNHF, l’association Jardinot –  Le Jardin du Cheminot et le GNIS) et de le renvoyer accompagné de vos plus belles photos à la SNHF avant le 30 juin 2018. Le dossier et le règlement sont également disponibles sur simple demande auprès de la SNHF ou par courriel à info@snhf.org

Les dates principales du concours
30 Juin 2018 : date limite d’envoi des dossiers de candidature.
Début juillet 2018 : sélection des candidatures. Douze experts du monde du jardin étudieront l’ensemble des dossiers déposés afin de réaliser une première sélection.
Été 2018 : visite des jardins finalistes. Une fois la sélection effectuée, les membres du jury visiteront au cours de l’été les potagers finalistes et échangeront avec les jardiniers qui les cultivent avec talent. Le jury se réunira ensuite, à l’automne, pour délibérer puis établir le classement définitif par catégorie des gagnants de l’édition 2018.
Mercredi 5 décembre 2018 : cérémonie de remise des prix à la SNHF. Le palmarès sera dévoilé lors d’une cérémonie et les prix remis aux lauréats devant des personnalités de monde du jardin et de l’horticulture.