Archive journalières: 19 mars 2014

Réduire l’usage en pesticides, pour et avec la biodiversité

Affiche de la conférence "Réduire l’usage en pesticides, pour et avec la biodiversité", Natureparif

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, et à l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, Natureparif vous invite à rencontrer François Chiron, Maître de Conférences, AgroParisTech et Université Paris Sud.

Qui n’a pas rêvé d’une agriculture « verte » sans artifice chimique qui puisse à la fois favoriser la biodiversité mais aussi garantir la production agricole ! L’évolution de l’agriculture peut-elle faire marche arrière en revalorisant les fonctions naturelles des écosystèmes pour remplacer pesticides et engrais ? Cette conférence sera l’occasion de faire le point sur cette question. Elle parlera d’impact de l’agriculture et des pesticides sur la biodiversité, mais surtout de réciprocité et de mutualisme, c’est à dire du rôle mutuel que peuvent et doivent jouer l’agriculture et la biodiversité l’un envers l’autre. Au travers d’exemples précis, vous découvrirez les freins, les échecs et les réussites de la mise en œuvre de cette transition agroécologique.

En introduction, Natureparif présentera les dernières évolutions de la cartographie de l’ »objectif zéro pesticide » en Île-de-France, qui met en lumière l’état des pratiques des collectivités franciliennes sur les espaces dont elles ont la gestion. Cette initiative valorise ainsi celles qui se sont affranchies de pratiques très impactantes pour évoluer vers le « zéro pesticide ». Elle a valeur d’exemple et incite les autres collectivités à adopter cette démarche. Elle permet aussi d’en mesurer l’évolution dans le temps et d’identifier les espaces pour lesquels des efforts d’accompagnements restent à faire.

Jeudi 20 mars 2014 de 18h à 20h
À l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), au 84 rue de Grenelle, 75007 Paris.
Métro : ligne 12, station Rue du Bac.
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

Koppert, une appli en or et une médaille d’argent

Koppert, application Diagnoplant - BiocontrôleQuand la technologie 2.0 vient au secours des jardiniers professionnels et amateurs, c’est signé Koppert ! Cette année encore le spécialiste mondial de la protection biologique, en partenariat actif avec l’INRA, s’est distingué lors du Sival à Angers (49), en décrochant la Médaille d’Argent avec une invention résolument moderne qui remet au goût du jour des méthodes de biocontrôle souvent ancestrales.

Le nom de ce produit : Di@gnoplant Biocontrôle. Une application proposée par Koppert en partenariat avec l’INRA qui permet au plus grand nombre (maraîchers, jardiniers professionnels ou amateurs mais aussi enseignants, étudiants, conseillers techniques ou journalistes) de disposer des meilleures informations sur d’éventuels nuisibles et sur les solutions naturelles offertes.

Disponible sur internet ou sur mobiles et tablettes (Apple et Androïd), l’application offre en effet un catalogue d’outils visuels (dont une très importante base de données photographiques de haute qualité) pour identifier un ravageur par sa photo ou par les dégâts qu’il cause.

Dans un deuxième temps, l’application permet de déterminer, pour chaque cas, les méthodes de biocontrôle optimales. Et pour être sûrs que cette application participe efficacement à la diminution des produits phytosanitaires et à une meilleure protection de l’Environnement, Koppert et l’INRA ont décidé de la rentre totalement gratuite pour en garantir la diffusion et l’utilisation la plus large possible.

A télécharger d’urgence pour 2014 !

FranceAgriMer, une consultation plus facile des informations sur les smartphones et les tablettes

Le site internet de FranceAgriMer a fait l’objet d’un développement technique qui permet aujourd’hui une consultation des informations fournies par l’Établissement plus ergonomique en mode nomade.

Capture d'écran de la page d'accueil du site Internet de FranceAgriMer
Afin de consulter plus facilement les informations depuis un téléphone portable ou une tablette, le site internet de FranceAgriMer dispose aujourd’hui d’une version adaptée aux particularités techniques (écran tactile, zoom…) des tablettes et smartphones. L’accès à cette version se fait de manière transparente par redirection automatique dès l’entrée ou la sélection de l’adresse officielle du site www.franceagrimer.fr sur une tablette et/ou un smartphone.

L’ensemble des informations du site sont disponibles via les dix rubriques filières, qui permettent d’accéder directement au secteur de production souhaité :

  • Grandes cultures,
  • Sucre,
  • Viandes,
  • Fruits et légumes,
  • Horticulture,
  • Pêche et aquaculture,
  • Plantes à parfum, aromatiques et médicinales,
  • Autres filières : truffe, houblon, tabac, apiculture.

Également sur la page d’accueil : l’agenda des principales réunions des Conseils spécialisés de FranceAgriMer et des comités, les dernières mises en ligne relatives aux multiples sujets traités à FranceAgriMer et aux mesures gérées par l’Établissement.

Pour les plus pressés, en cliquant sur le petit rectangle gris en haut à droite de l’écran, la rubrique « En un clic », permet d’avoir accès très rapidement aux principales données économiques disponibles, aux observatoires (Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, Céré’Obs, Observatoire économique des industries agro-alimentaires et de l’agro-industrie, Observatoire de la viticulture française, Observatoire de la biomasse), aux cotations, aux données du réseau des nouvelles des marchés (RNM). Cette rubrique offre aussi la possibilité de retrouver, en un clic, les publications et les différentes réglementations.

Pour être informé en temps réel des nouvelles mises en ligne sur le site, il suffit de s’inscrire, dans la rubrique « News », à la newsletter de FranceAgriMer et à celle(s) de la filière ou des filières souhaitée(s), ainsi qu’aux alertes mails spécifiques sur les cotations et les publications réalisées par l’Établissement.

Semaine pour les alternatives aux pesticides du 20 au 30 mars 2014

Affiche de la Semaine pour les alternatives aux pesticides 2014
La 9ème Semaine pour les Alternatives aux Pesticides (20 au 30 mars 2014). Cet événement – lancé en 2006 et coordonné par Générations Futures – est une opération citoyenne nationale et internationale annuelle ouverte à tous visant à promouvoir les alternatives aux pesticides. Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, toutes et tous sont invités à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur leurs alternatives par le biais de centaines de manifestions organisées dans de nombreuses régions.

Les impacts des pesticides sur notre santé (débat sur les perturbateurs endocriniens) et sur notre environnement (pollution des eaux, extinction des abeilles) sont au cœur du débat public.

Fin 2013, le ministre de l’Agriculture M. Le Foll annonçait une baisse de 5,7% de l’usage des pesticides en 2012 or quelques jours plus tard, des informations montraient que les données 2012 exploitées n’étaient pas complètes et que de fait l’on constatait surtout une stabilité des données. Début 2014, une loi était adoptée par le parlement français visant à interdire à terme l’usage des pesticides dans les zones urbaines et à la vente aux non professionnels, oui mais voilà, son entrée en vigueur ne se fera qu’en 2020 et 2022 et des dérogations seront toujours possibles. En outre cette loi ne concerne pas le milieu agricole qui reste – et de loin – le 1er utilisateur des pesticides.

En Europe, l’actualité de 2014 va être marquée par le dossier des insecticides néonicotinoïdes dont la question est loin d’être réglée ou encore celle des Perturbateurs Endocriniens (PE) qui comptent nombre de pesticides et que l’UE ne semble pas presser d’aborder de manière sérieuse. Sur ces sujets de santé publique, le Gouvernement et l’UE auront des responsabilités à prendre.

Il reste donc crucial de sensibiliser la population sur les dangers des pesticides et leurs alternatives car :

  • La France reste le 1er pays européen utilisateur de pesticides et le 3ème au monde ;
  • La filière bio peine à se développer et ce malgré les objectifs de développement prévus ;
  • De plus en plus de victimes des pesticides (professionnels ou riverains) se font connaître.

Quelques temps forts déjà prévus. Comme chaque année, la Semaine pour les alternatives aux pesticides va s’appuyer sur des actions locales, nationales et internationales pour se faire entendre, ainsi par exemples :

  • des ONG nationales, dans le cadre d’une nouvelle campagne nommée « 0 phyto 100 % bio », interrogeront les communes françaises afin de recenser, encourager et valoriser au niveau national les efforts produits pour réduire ou éliminer l’usage des pesticides et/ou promouvoir l’agriculture biologique. Une carte nationale de ce recensement sera rendue publique le 20 mars. En amont de ce recensement, la mise à disposition d’un kit de mobilisation sera rendu accessible mi-février pour permettre aux citoyens d’interpeller leurs élus.
  • Une action sur le dossier des PE sera organisée le 25 mars avec une opération d’affichage intitulée « stop au PE ».
  • Au Parlement européen à Bruxelles s’organisera un séminaire et débat public avec les témoignages de victimes des pesticides, avec le soutien d’ONG internationales et de députés européens.
  • Une grande chaine de jardinerie, Botanic, lance une vaste opération de collecte des pesticides pour permettre aux jardiniers amateurs de se débarrasser de ces toxiques et se former à un jardinage écologique.

Et bien sûr pleins d’autres événements seront organisés localement et nationalement.

Pour plus d’informations sur la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides : www.semaine-sans-pesticides.com

Exposition Kôichi Kurita – Bibliothèque de terres d’Île-de-France

Kôichi Kurita, Stupa, 2013, Domaine de Chamarande, courtesy de l’artiste © Kôichi Kurita
Depuis les années 1990, Kôichi Kurita sillonne le Japon en collectant les terres de la quasi totalité des 3.213 villes et villages de l’archipel nippon. Sa première poignée de terre fut celle prélevée dans son jardin, à Yamanashi. Il s’est alors engagé dans une démarche unique et remarquable : faire de sa vie un voyage et constituer une Bibliothèque de terres du monde.

C’est en 2004 que débute la Bibliothèque de terres de France. Après un travail de collecte dans l’ouest de la France, Kôichi Kurita s’est lancé à Chamarande dans le projet d’une Bibliothèque de terres de l’Île-de-France, un ensemble formé de cent flacons récemment acquis par le département de l’Essonne au titre de la collection du FDAC.

Chamarande, Essonne, flacon de terre, élément de la Bibliothèque de terres de l’Île-de-France, 2013, collection du FDAC de l’Essonne © Kôichi Kurita
Si l’objet d’attention de Kôichi Kurita est bien la terre, c’est aussi celle que l’on foule, celle que l’on sent, celle que l’on touche, celle dont on admire la texture, la couleur, la matière ou encore celle à laquelle l’on ne prête même plus attention.

Présentée à l’Orangerie du Domaine de Chamarande jusqu’au 11 mai 2014, l’exposition de Kôichi Kurita dévoile la Bibliothèque de terres de l’Île-de-France. Elle donne à voir la richesse des couleurs et des textures des terres de notre région. (suite…)