Accord cadre sur l’usage des pesticides par les jardiniers amateurs

Dans le cadre de la Semaine du Développement durable, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Écologie, signe un accord cadre sur l’usage des pesticides par les jardiniers amateurs aujourd’hui, vendredi 2 avril, à 11h30 à la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), au 84, rue de Grenelle, 75007 Paris.

Le milieu non-agricole (jardiniers amateurs, collectivités locales) représente 5% des usages de pesticides en France et pourrait être à l’origine d’une part importante de la pollution de l’eau.

Alors que le Grenelle Environnement a fixé comme objectif une réduction de 50% des pesticides d’ici 2018, cet accord cadre rassemble les principaux acteurs de la distribution des pesticides et des moyens alternatifs de gestion de la végétation et de protection des plantes, ainsi que les plus grandes associations de jardiniers amateurs afin de :
– soutenir l’amélioration des pratiques des  jardiniers amateurs en privilégiant l’entretien du jardin sans produits chimiques,
– favoriser et soutenir les démarches permettant d’améliorer la connaissance individuelle des jardiniers, la formation des vendeurs et la connaissance des organismes nuisibles ;
– promouvoir les méthodes alternatives réduisant l’usage des pesticides et favorisant la biodiversité.

Les signataires de l’accord :
– L’association des Jardiniers de France,
– l’Association des journalistes du jardin et de l’horticulture (AJJH),
– les Artisans du végétal,
– le Conseil national des jardins collectifs et familiaux,
– la Fédération des magasins de bricolage et de l’aménagement de la maison,
– la Fédération nationale des métiers de la jardinerie,
– la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs,
– le Jardin du cheminot,
Noé conservation,
– la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF),
– l’Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces verts (UPJ).

Commentaires (3)

  1. Dpom

    Je ne pense pas que cet accord soit  » trés flou » car il fixe clairement un objectif de réduction d’usage des pesticides pour les jardiniers amateurs et décrit les moyens pour y parvenir. Bien sûr certains pourront aller jusqu’à diminuer l’utilisation des pesticides au jardin de 100 % s’ils sont déja prêts. Mais cela demande un peu d’organisation et de connaissance, qu’il faut mutualiser comme le préconise l’accord. En outre pourquoi se priver des pesticides naturels lorsqu’ils sont sans risque pour l’homme ou l’environnement ?
    Ce texte n’est peut être pas parfait mais il a le mérite d’exister, de rassembler des acteurs, de fixer un cap, et de s’adresser à tous les jardiniers et non une élite dépositaire d’un savoir. Il est toujours facile de critiquer.
    De plus il ne me semble que cet accord « institutionnalise » les pesticides. Ils le sont déja puisqu’ils sont autorisés par la loi (le code rural en l’occurence) .

  2. Kristin

    sans compter que cela ne suffira sans doute aux maniaques de l’herbe en trop ou de la « mauvaise » herbe mal placée ou des anti insectes divers prêts à bondir sur leur arsenal chimique…mais on peut toujours espérer.

  3. jpp

    Bonjour,
    Les jardins partagés (en Ile de France « Graine de jardins ») ne sont pas signataires de cet accord très flou : il fixe comme objectif « moins de pesticides » mais ne fixe pas de terme à leur utilisation, bref il les institutionnalise. C’est pour le moins ambigu.
    Personnellement, je trouve aussi que dans les termes il est très condescendant vis à vis des jardiniers : il s’agit de personnes qu’il faut éduquer, comme si ces personne n’étaient pas dépositaires d’un savoir.
    Et que dire de la présence ici de Noe Conservation : on les sait copains de Gamm vert mais pas à ce point cul et chemise avec les lobbies !

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