Enquête nationale sur les pratiques de jardinage dans les écoles

Enfant qui jardine, photo ©Savoieleysse / Fotolia
Chaque année, de nouveaux enseignants se lancent dans des projets de jardinage avec leur classe. De la simple observation de la germination de graines de haricot sur un buvard jusqu’à la culture d’un jardin de plusieurs centaines de m², les activités sont très variées. Afin de mieux cerner les pratiques de jardinage dans les écoles, connaître les espèces cultivées, les surfaces concernées, la pérennité des activités, leur intérêt éducatif, le Gnis a réalisé une grande enquête nationale1. Près de 2 500 enseignants ont ainsi répondu au questionnaire entre juin 2012 et juin 2015.

Logo GNISUne grande diversité de cultures à l’école
Légumes, plantes aromatiques et fleurs tiennent la vedette au sein des écoles. En effet, près 8 enseignants sur 10 déclarent pratiquer la culture de légumes. Le potager est un formidable espace pour apprendre les différentes familles de légumes et observer leurs étapes de croissance. Préparation des espaces, réalisation des semis et des plantations, entretien des cultures rythment ainsi l’année scolaire des écoliers jusqu’au temps fort des récoltes.

Le palmarès des légumes cultivés dans les écoles :
1. les radis
2. les tomates
3. les laitues et les salades
4. les haricots
5. les carottes
6. les courgettes
7. les pommes de terre
8. les petits pois
Les autres espèces citées : potirons, courges, oignons, choux, poireaux, fèves, betteraves, concombres, lentilles, épinards, navets…

Les bulbes à fleurs arrivent en seconde position et représentent près de 67% des cultures à l’école. Leur culture est facile et leur floraison annonce l’arrivée du printemps. Tulipes, jacinthes, jonquilles, narcisses ou encore crocus embellissent et parfument le jardin pendant plusieurs semaines.

Le hit parade des bulbes à fleurs dans les écoles :
1. les tulipes
2. les jacinthes
3. les jonquilles
4. les narcisses
5. les crocus
Les autres espèces citées : iris, muscaris, amaryllis, dahlias, glaïeul, lys, arum…

Deux tiers des professeurs des écoles cultivent également des plantes aromatiques à des fins décoratives mais également dans le but d’éveiller les sens des enfants.

Les plantes aromatiques les plus cultivées dans les écoles :
1. le persil
2. la menthe
3. le thym
4. la ciboulette
5. le basilic
6. le romarin
Les autres espèces citées : lavande, sauge, laurier, citronnelle, coriandre, cerfeuil…

Enfin, plus de 50% des enseignants mettent à l’honneur les fleurs annuelles ou bisannuelles avec la réalisation de massifs, de bordures, de rocailles… et aussi pour des cultures en pots et jardinières. Elles trouvent facilement une place à l’école et assurent un fleurissement jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Les fleurs à l’honneur dans les écoles :
1. les œillets d’Inde
2. les capucines
3. les pensées
4. les géraniums
5. les cosmos
6. les soucis
7. les pois de senteur
8. les marguerites
Les autres espèces citées : les bégonias, les ipomées, les primevères, les anémones, les coquelicots, les zinnias, les giroflées, les myosotis, les pétunias, les impatiens…

Les autres cultures à l’école :
Les plantes vivaces sont citées par 22% des enseignants.
Les plantes vertes d’intérieur représentent 17% des cultures à l’école, les plantes fleuries d’intérieur 10% ; elles sont notamment choisies par les enseignants pratiquant des activités de jardinage sans terrain.
Les plantes grimpantes décorent les murs et palissades de 10% des jardins d’école.
Les arbres fruitiers, les arbres et arbustes sont également présents, 17 % des enseignants signalent leur culture à l’école.

Le jardin : un intérêt pédagogique indéniable
Les enseignants sont unanimes : le jardinage est une source de multiples activités d’éveil et d’apprentissage dans de très nombreuses disciplines comme le montre la richesse des prolongements pédagogiques décrits. Logiquement, l’éveil scientifique arrive en tête : il est cité par 9 enseignants sur 10.  Conditions des graines pour germer, besoins des plantes pour leur croissance,  mode de reproduction, cycle de vie, interaction entre les végétaux et les animaux… n’ont alors plus de secret pour les écoliers grâce aux cultures à l’école. Près de 7 professeurs des écoles sur 10 expliquent également se servir de cette activité pour des exercices de lecture, d’écriture et d’expression orale. Les élèves sont alors sollicités pour réaliser des exposés en lien avec les travaux réalisés, pour apprendre des comptines ou bien encore, pour écrire des articles dans le journal de l’école. Deux tiers des enseignants utilisent le jardin comme support à l’éducation au développement durable (EDD) : gestion de l’eau au jardin, découverte des pratiques et des techniques respectueuses de l’environnement et favorables à la biodiversité comme la réalisation de compost ou les associations bénéfiques entre les plantes, aménagements pour favoriser les auxiliaires…

Si la grande majorité des enseignants ayant répondu à l’enquête indique disposer d’un terrain, de quelques m² jusqu’à plus de 1.000 lorsque les activités rentrent dans le cadre d’un projet d’école, les résultats montrent également qu’il n’est nul besoin d’avoir beaucoup de surface pour pouvoir pratiquer du jardinage avec les enfants. Jardins en carrés, bacs, jardinières, pots, cultures en classes… autant de  solutions lorsque les mètres carrés de jardin se font rares au niveau de l’école.

Pour mettre en place ou développer des projets de jardinage, les enseignants recherchent des informations adaptées à leur projet. Le site Internet www.jardinons-alecole.org répond à leurs attentes en présentant des conseils pratiques sur le choix des espèces et la façon de les cultiver à l’école, avec ou sans terrain.  Ils sont 44% à l’utiliser en reconnaissant la grande richesse de son contenu. Un site Internet spécialement conçu pour les enseignants à partager largement !

1 « Quelles pratiques de jardinage dans les écoles ? » Résultats de l’enquête nationale menée de 2012 à 2015 auprès des enseignants d’écoles maternelles et élémentaires (synthèse des 2435 réponses).

Commentaires (2)

  1. Josette

    Ah Ah ! l’oeil du maitre surveille et c’est très bien ! Merci jpp.

  2. jpp

    Des données intéressantes. Mais je ne vois pas ce que vient faire le GNIS dans cette affaire. C’est en dehors de ses missions. Par contre je vois bien ce que vient faire Val Hor (interprofessionnelle de l’horticulture) sur le site web : un énorme marché à prendre…sur des fonds publics !

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