Potogreen le dimanche 5 juin 2011

Potogreen ou la végétalisation d’un quartier, en l’occurence le 2ème arrondissement de Paris. Vous êtes invités à participer au détournement des potelets anti-stationnement en jardins de poche urbains.

Vous savez les poteaux moches avec boule marron (au nombre de 335 000) qui nous parquent sur nos trottoirs parisiens.
Avec la mairie du 2e et la Coopérative 2r2c, Paris Label propose de transformer cette armée sans âme et sinistre en une joyeuse tribu échevelée et fleurie

Potogreen, photo Paule Kingleur / Paris Label

Potogreen, photo Paule Kingleur / Paris Label

Insurrection végétale de la rue Sainte Anne à la rue Poissonnière…
Avec les semis de 600 enfants des écoles du 2e.
Avec l’adoption de Potogreen par les riverains, les associations de commerçants, les jardins partagés.
Avec L’atelier Emmaüs-la Friperie Solidaire pour la fabrication textile des poches Potogreen, à partir de toiles de tente récupérées.
Avec les graines bio de la Ferme Sainte Marthe, avec l’accompagnement de Jérémy Forêt du CPN Val de Seine.
Avec la complicité des amis de Paris Label, Françoise Faury (école du Breuil), Michel Neff (forestier bois de Vincennes), Guy Louisy (ASB 12e), Ali et La Chorba, Sarah Quentin, Carine Tedesco, Julia Ardiley, Anissa Kelbite…


Pour une trame verte à portée de main, une petite forêt urbaine sur les bandes passantes de nos territoires urbains…
Rendez-vous entre 10h et 18h, point info à la station de métro Quatre Septembre, Paris 2e (75).

Commentaires (8)

  1. Alain of paris (Auteur de l'article)

    Merci Jérémie pour ce beau témoignage. Et à très bientôt !

  2. jeremie

    coucou !

    j’ai participé à l’action « Potogreen »
    et je peux vous dire que l’enthousiasme des gens
    portant le projet mais aussi des habitants croisés
    ou des visiteurs, flâneurs était bien réelle.
    Le but n’est pas de faire « survivre » les plantes, le but est d’imaginer sa ville autrement, de trouver
    une utilité autre aux objets que celle que l’on nous impose, de se laisser aller à rêver, à imaginer,
    à se laisser surprendre au coin d’une rue et de faire voyager l’idée.
    A l’heure où je vous parle, il y a déjà eu du chapardage, des sacages, de l’indifférence ou de la moquerie,
    mais celà fait aussi partie de la vie. Ce qui est important, c’est la réflexion, la réaction.
    Des clubs, des écoles, des particuliers ont réalisés ces mini-jardins.
    Ils se sont intéressés à leur environnement, au lieu où ils vivent, ils ont eu une action directe et concrète,
    et c’est ce geste, ce mouvement, cette impulsion qui est intéressante. Qu’elle soit ensuite livrée au public,
    portée par certains, adoptée par les citoyens est la continuité du projet.
    Cette action a porté ses fruits avant même d’être révélée au public, puisque elle a ouvert des vocations
    au sein des jardiniers en herbe qui ont créé ces refuge de biodiversité, cette trame verte, en renouvelant
    l’expérience au sein de leur lieu de travail, domicile ou jardins partagés !
    Bravo à tous, merci aux habitants pour leur accueil et leur réaction, à ceux qui font vivre les rêves et
    à ceux qui s’investissent dans ces projets un peu fou fou qui n’ont d’autres objectifs que de participer
    à la vie publique et la mise en commun de savoirs, expériences, au partage, sans être utopiste,
    mais au regard de la sensibilité de chacun.

    Je rebondis juste sur le coup des herbes folles au pied des arbres, j’ai tenté le coup l’année dernière,
    un fiasco ! aussi bien au pied des arbres que dans des parcelles … l’idée est très bonne et nous
    adhérons totalement au projet, sauf que les graines sélectionnées (plantes indigènes donc
    adaptées au climat et au sol) avaient un problème (lequel je ne sais pas)mais toujours est-il que ce
    qui avait été semé n’a ni germé ni poussé, et là, pour le coup, les gens ont vraiment été découragés !

    Conclusion: tous les projets sont bons, ils faut juste qu’ils soient relayés par des gens investis,
    suivis et expliqués et non juste jetés en pâture au public comme un coup d’éclat commercial ou de
    communication, c’est toute la différence entre l’opportunisme et l’engagement, à mon avis …

  3. laurent

    Opportunisme commercial sans doute pas. Utilité réelle, je reste perplexe (quant à faire travailler Emmaüs, peut-être, mais il y a des tâches plus utiles, qui ressemblent moins à de l’occupationnel – je suis sans doute un peu dur).

    A Hambourg, les pieds des arbres sont laissés sans herbicide, ce qui crée une impression un peu désordonnée, mais donne un peu de verdure et de sauvageté dans la ville. Quand je vois ici, parfois, le moindre tronc d’arbre entouré par sa pelouse jaunie d’avoir reçu sa dose, je suis épouvanté quant au comportement des municipalités. Entre le laisser-aller et la « netteté sans un pli », il y a peut-être moyen de trouver un juste milieu (?) Oui à quelques mufliers spontanés, non aux orties dans les lieux de passage?

  4. Pingback: Les Potogreen du 2ème arrondissement de Paris « Paris côté jardin

  5. Alain of paris (Auteur de l'article)

    Le billet arrive, mais il faut que j’identifie toutes les photos, et j’en ai fait beaucoup ! Les potogreen sont en principe « adoptés », donc quelqu’un s’engage à s’en occuper. Ces minis jardins ne sont pas laissés dans la ville sans soins.

  6. jpp

    Moi qui sort mon revolver dès que pointe un soupçon d’opportunisme, je serai cette fois moins sévère. Certes Paule Klinger est une artiste et l’événement sonne effectivement comme un happening ou une performance. Mais ses poches à végétaliser ont de la gueule et l’objectif est de faire travailler Emaus. L’idée de fleurir les poteaux anti stationnement est dans l’air.Ca peut l’encourager . Si ce n’est déjà fait ,Alain nous montrera un jour des photos de la rue de la Villette.
    Pour ce qui est du fleurissement des pieds d’arbre, Florence de Massol,, adjointe au maire du XXème l’a vivement encouragé l’autre jour (fête de la rue Denoyez) mais je lui ai rappelé la Charte officielle de la Mairie, très contraignante, et les revêtements bétonnants que la même mairie centrale met un peu partout…

  7. laurent

    Je ne suis vraiment pas convaincu. Maintenir ensuite en vie de si petites choses. Quasi mission impossible, de quoi décourager les vraies tentations jardinières. Je préfère nettement les semis de tournesols sous les arbres d’alignement et autres initiatives moins « events » mais qui me semblent plus durables. Ceci, c’est plus un « happening » que du jardinage.

  8. jpp

    je sature. Pas eu le courage de sortir ma caméra. J’espère que la télé l’aura fait.

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