Journées portes ouvertes dans les serres de Vacherot & Lecoufle à Boissy-Saint-Léger (94)

À l’occasion des journées portes ouvertes organisées du 2 au 11 mars 2012, venez apprécier la richesse et la diversité des collections d’orchidées de la société Vacherot & Lecoufle et découvrir des centaines d’espèces et de variétés dans leurs serres historiques de Boissy-Saint-Léger (94).

Photo Vacherot & Lecoufle

Vous pourrez admirer en plus de milliers d’orchidées fleuries, les collections de Cattleya (400 espèces et variétés) et de Paphiopedilum (500 espèces et variétés), labellisées « Collections nationales » par le Conservatoire français des Collections Végétales Spécialisées (CCVS).

Du 2 au 11 mars 2012
Entrée libre de 10h à 19h
Vacherot & Lecoufle
« La Tuilerie »,
29, rue de Valenton,
94470 Boissy-Saint-Léger.
Tél. : 01 45 69 10 42.

Le saviez-vous ?
Il y a une vingtaine d’années, Boissy-Saint-Léger dans le Val-de-Marne était la capitale mondiale des orchidées. Des serres de la famille Lecoufle (Marcel Lecoufle et Vacherot & Lecoufle) sortaient depuis 1886 des orchidées vendues dans le monde entier chez les fleuristes les plus prestigieux. Aujourd’hui encore, Philippe Lecoufle reçoit tous les ans de nombreuses médailles d’or et récompenses pour la qualité et la beauté de ses créations lors des grandes expositions internationales.

Mais le marché a évolué. Il est maintenant dominé par les orchidées hollandaises et asiatiques qui submergent la grande distribution. Ces orchidées de bonnes souches, clonées et forcées en serres industrielles, sont vendues dès leur première floraison. Pour la plupart, elles n’en connaîtront pas d’autres, trop immatures pour s’adapter aux appartements où elles vivront après leur achat. Comme de nombreux produits avant elles, les orchidées sont victimes d’un mode de production intensif qui offre à bas prix une jolie plante, fragile et inachevée.

Les conséquences sont prévisibles :

  • La fermeture, déjà commencée des petits producteurs qui se traduira par l’abandon de la culture des plantes les moins rentables économiquement. À moyen terme, ne survivront plus dans le commerce que quelques variétés.
  • La banalisation des orchidées et la perte de leurs valeurs oniriques. Elle se constate déjà par le manque de soin apporté aux plantes dans beaucoup de grandes surfaces (arrosage, lumière…).
  • Et enfin la perte irrémédiable d’un savoir-faire et d’un patrimoine qui remonte au 19e siècle.

La fermeture de l’entreprise Marcel Lecoufle en décembre 2011 fait de Philippe et Françoise Lecoufle (société Vacherot & Lecoufle) les derniers héritiers de la plus ancienne entreprise de production d’orchidées du monde. Ensemble, ils se battent pour défendre une plante exceptionnelle qui compte plus de 20000 espèces et variétés réparties sur tous les continents et un savoir-faire plus que centenaire.

Commentaire (1)

  1. jpp

    Ce qui restait de la si vivante horticulture de la ceinture parisienne disparaît inexorablement.
    Je ne peux que souscrire au commentaire ci-dessus. Donner une priorité absolue aux pépiniéristes de talent et de proximité devrait être la priorité de qui veut jardiner eco-responsable (si vous n’avez jamais visité une grande serre de production industrielle : faites- le !). Dire non aux plantes jetables est aussi important que se passer de produits chimiques : pourquoi s’en passer chez soi si les plantes que vous achetez en sont imbibées. Je ne vois pas ça ni dans le plan Ecophyto ni dans le Pacte dans pour le jardin dans la cité….C’est pourquoi,, personnellement, je m’en passe…

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