Réséda jaune (Reseda lutea)

Cette fleur sauvage présente pratiquement partout en France est aussi appelée faux réséda, réséda bâtard ou mignonnette.

 

Réséda jaune (Reseda lutea)

Réséda jaune (Reseda lutea) accroché sur un mur à Suresnes (92), mai 2011, photo Alain Delavie

Une autre fleur des murs, qui s’accroche aussi bien aux pierres que la ruine de Rome (Cymbalaria muralis). Une mauvaise herbe le plus souvent quand elle s’invite dans les jardins, même si sa floraison est plutôt élégante et pas inintéressante.

Réséda jaune (Reseda lutea)

Réséda jaune (Reseda lutea) accroché sur un mur à Suresnes (92), mai 2011, photo Alain Delavie

J’ai photographié ces pieds de réséda jaune (Reseda lutea) sur un grand mur à Suresnes (92), là où j’avais trouvé quelques pieds de poivre de murailles (Sedum acris) solidement accroché dans les airs. Ce réséda est donné comme étant très commun surtout sur les sols calcaires, les lieux pierreux et caillouteux et dans les friches. Mais cette plante ne doit pas être si fréquente que cela en région parisienne car elle ne fait pas partie des 100 espèces présentées dans le guide « Sauvages de ma rue« .

 

Réséda jaune (Reseda lutea)

Réséda jaune (Reseda lutea) accroché sur un mur à Suresnes (92), mai 2011, photo Alain Delavie

Je trouve cette sauvageonne plutôt jolie et digne de figurer dans un jardin. Certes elle n’est pas spectaculaire, mais j’en ai vu des touffes beaucoup plus denses et fournies qui faisaient un certain effet. Mais pour ceux qui n’en veulent pas dans leur jardin, elle s’arrache facilement avec un coup de binette.

Description de Coste (tome 1, taxon n°0403) id : 966 – pr : 9
Nom présent dans la flore de Coste : Reseda lutea Linné

Plante annuelle ou vivace, un peu pubescente, d’un vert pâle ; tiges de 20-60 cm., ascendantes, à angles chargés d’aspérités ; feuilles ondulées-rudes, les inférieures obovales-oblongues, entières ou tripartites, les supérieures 1-3 fois pennatipartites ; fleurs d’un jaune verdâtre, en grappes à la fin allongées et lâches ; pédicelles plus longs que le calice ; 6 sépales étalés, linéaires, non accrescents ; 6 pétales, dépassant le calice, à laciniures courtes, un peu élargies ; 15-20 étamines, à filets non dilatés au sommet ; capsules dressées, oblongues, à 3 dents courtes ; graines noires luisantes. Plante polymorphe.

Champs en friche et lieux pierreux, dans toute la France. Europe centrale et méridionale ; Asie occidentale ; Afrique septentrionale.

Commentaire (1)

  1. laurent

    Etant habitué aux grosses fleurs, on n’est pas toujours assez sensibles à la beauté des fleurs sauvages. Pour le moment, je craque sur le mélilot officinal. Et je reviens d’Andalousie ou – contrairement aux idées reçues – j’ai vu une flore extraordinaire, une contrée bien verte et quelques plantes à la présence forte (notamment des graminées magnifiques).

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