Archives de mots clés: France

La production de semences : une industrie innovante au cœur des territoires ruraux français

Avec une constante progression du nombre d’emplois et d’investissements, les entreprises semencières implantées dans 62 départements dynamisent l’économie locale tout en contribuant à la transition agro-écologique.

Des entreprises de toutes tailles et de toutes formes capitalistiques (coopératives, entreprises à capitaux familiaux et entreprises cotées) possèdent un parc industriel remarquable. Ce savoir-faire industriel associé à un niveau soutenu d’investissements dans la recherche permettent à la France de tenir son rang de premier exportateur mondial et de premier producteur européen de semences. La contribution du secteur au solde de la balance commerciale agricole atteint en 2016 un nouveau record avec un total de 951M€ soit 47 % du total.

Production de semences, infographie, UFS, mars 2018L’enquête sur la performance industrielle des entreprises semencières, réalisée par l’Union Française des Semenciers, montre que l’emploi progresse dans la filière de plus de 4% entre 2014 et 2017 (plus 5% pour les CDI). L’augmentation devrait se poursuivre avec plus de 3% de hausse annoncée d’ici 2022. Les investissements, très élevés entre 2010 et 2015, sont en légère baisse ces trois dernières années mais restent soutenus pour un secteur industriel avec un taux annuel de 2,2% du chiffre d’affaires.

Soucieux de la protection de leurs salariés, les entreprises s’engagent dans des actions d’amélioration concernant l’ergonomie des postes de travail, la poursuite de la maîtrise de l’exposition aux produits phytosanitaires ainsi que la sécurisation des déplacements ou la réduction du bruit. D’un point de vue environnemental, 60 % des entreprises déclarent mettre en place des actions volontaristes notamment dans l’amélioration de l’efficacité énergétique et le verdissement du mix énergétique.

Les adhérents de l’UFS souhaitent s’inscrire dans la transition agro-écologique de l’agriculture et développent des variétés tolérantes aux bioagresseurs (virus, champignons…) pour réduire la consommation de produits phytosanitaires ou des variétés résilientes aux aléas pour l’adaptation au changement climatique. D’autres leviers tels que le biocontrôle ou les biostimulants peuvent être associés aux semences par enrobage notamment. Ces alternatives, quand elles sont disponibles et efficientes, vont impacter les métiers de la production de semences et l’usine de demain. L’accès aux facteurs de production au champ reste essentiel avec notamment une utilisation toujours plus raisonnée de la ressource en eau. Cette transition agro-écologique se fera grâce à une approche combinatoire de toutes les solutions y compris agronomiques et numériques ; c’est le principe fondateur et pragmatique du contrat de solution auquel l’UFS choisit de contribuer avec 35 partenaires.

Logo UFS, Union Française des SemenciersLe saviez-vous ?
L’Union Française des Semenciers (UFS) est l’organisation professionnelle qui fédère et représente 130 entreprises semencières implantées en France ayant pour activités l’amélioration, la production et la commercialisation de variétés, de semences et de plants pour les agricultures, les jardins et les paysages. Interlocuteur de référence, l’UFS porte la voix de ses adhérents dans les filières agricoles et plus largement dans la société. Au sein des filières, les semenciers sont à l’origine d’une activité économique responsable et dynamique.

La France est le premier exportateur mondial de semences

Dans son communiqué de presse du 16 janvier 2018, le GNIS annonce qu’avec un total de 951 M€, le solde de la balance commerciale semences et plants atteint un nouveau record, soit une progression de 5,6 %, sous l’effet conjugué d’une stabilité des importations à 666 M€ et d’une hausse des exportations de 3,1% pour un total de 1 617 M€.

Logo du GNIS
Cette situation traduit, notamment, une hausse des prix des semences à l’exportation qui bénéficie à la majorité des groupes d’espèces. En 2016, la France reste, notamment, le leader mondial des exportations de semences de grandes cultures, présente dans 150 pays, devant les USA et l’Allemagne.

Les semences oléagineuses et potagères : en croissance à l’export
La progression du solde de la balance commerciale est principalement due aux semences oléagineuses qui dégagent un excédent de 237 M€ (+25%), ceci grâce à un nouveau record à l’exportation avec 313 M€ (+5%) et à une baisse de 29 % des importations à 76 M€.
Les semences potagères affichent un solde record de 282 M€ grâce à des exportations en hausse de 11% à 462 M€.
Malgré une tendance baissière pour la seconde année consécutive, le maïs reste leader à l’international avec un excédent commercial de 396 M€ (-6%).
La filière pomme de terre maintient une progression sensible des exportations (+9%) qui permet de dégager un excédent commercial de 58 M€ (+3,5%).

Les échanges de la France avec les pays de l’Est fortement bénéficiaires
Pour la seconde année consécutive, le solde de la balance commerciale de la France avec ses partenaires européens affiche une tendance baissière (-4,6%) due à des importations en progression de 14% à 439 M€ que ne compensent pas la hausse de 2% des exportations à 1 128 M€. La part de l’UE sur le total des exportations se stabilise à 70%.
L’Allemagne reste le premier partenaire à l’export avec un total de 219 M€, suivie par l’Espagne (184 M€), l’Italie (150 M€) et les Pays-Bas (109 M€).
Le bilan des échanges de la France avec ses partenaires (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie) à l’Est reste globalement fortement bénéficiaire. En 2016/17, le solde de la balance commerciale repart modérément à la hausse (+2%) pour atteindre 191 M€ grâce à une baisse des importations de 16% à 44 M€, mais aussi un léger recul des exportations à 235 M€.

Nouveau record des échanges de la France avec les pays tiers
Le solde excédentaire des échanges de la France avec les pays tiers atteint un nouveau record de 330 M€, soit une progression de 30%. Cette situation résulte d’une baisse des importations de 23% à 158 M€ et d’une hausse des exportations de 6% à 488 M€.
En deux ans, la France a rétabli sur la CEI Occidentale le niveau de ses exportations de 2012/13 et les importations en provenance des USA et d’Amérique Latine enregistrent une baisse sensible, respectivement, de -31% et -24%.
Le solde de la balance commerciale avec les pays du Proche et Moyen Orient retrouve, quant à lui, un niveau de croissance exceptionnel (+36%) et atteint le record de 52 M€.

Les développements internationaux au cœur du Gnis
Le Gnis est, bien sûr, très présent à l’étranger. Son service des Relations internationales a pour objectif de représenter et de promouvoir l’expertise française, de servir le développement de la filière semencière française à l’international en créant un contexte favorable à nos exportations, et enfin de coopérer à partir de notre modèle d’organisation.
Cela passe par la mise en œuvre et le suivi de projets de coopération avec des pays-tiers, par l’appui aux entreprises et par le suivi des négociations et règlementations internationales.
Ainsi, le Gnis appuie les associations semencières nationales et continentales en Afrique et en Asie. Il est aux côtés des ministères de l’Agriculture étrangers, comme en Ukraine, au Sénégal, ou au Burkina Faso, pour les aider à mettre aux normes internationales et européennes leurs systèmes de contrôle de la qualité des semences.
Le Gnis a, par exemple, participé au second comité mixte franco-iranien sur les questions agricoles, qui s’est tenu en octobre 2017, en marge du Sommet de l’élevage de Cournon. Ce rendez-vous a surtout permis de renouveler l’accord de coopération, signé par M. Pierre Pagès, Vice-Président du Gnis et, M. Alireza Mohajer, Conseiller du ministre, sous le haut-patronage des deux ministres de l’Agriculture.
Comme l’avait annoncé le président du Gnis à l’occasion d’un entretien avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, le 25 octobre 2017, un représentant du Gnis a remis au secrétaire général du TIRPAA (Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation) à Kigali, un chèque symbolique de 175 000 € représentant la 1ère contribution annuelle au Fonds de Partage des Avantages du Traité. Rappelons que ce fonds permet de financer des actions de conservation et d’utilisation des ressources génétiques en particulier dans les pays en développement et les pays émergents.

Le déclin des oiseaux nicheurs se poursuit en France

Chardonneret élégant (Carduelis carduelis), photo Marc Stephan / Fotolia
Huit ans après le précédent état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge nationale des oiseaux nicheurs montre une situation qui s’est aggravée pour 48 des 284 espèces recensées sur le territoire métropolitain : un tiers des espèces est désormais menacé, contre un quart en 2008.

Au total, 92 espèces sont classées menacées dans l’Hexagone. L’analyse des informations les plus récentes et l’évaluation de la situation de chaque espèce ont été conduites durant un an par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux, la Société d’études ornithologiques de France et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. La réévaluation du niveau de menace pesant sur les oiseaux nicheurs montre que la situation s’est détériorée pour 48 espèces entre 2008 et 2016, tandis que 15 seulement ont vu leur état s’améliorer durant cette période. (suite…)

La Fête de la Nature, du 18 au 22 mai 2016 partout en France

Affiche de la Fête de la Nature 2016
Pour sa 10ème édition, la Fête de la Nature met à l’honneur les hommes et les femmes qui œuvrent au quotidien pour la nature : « Passionnés par nature » est ainsi le thème de cette année.  Du 18 au 22 mai 2016, cinq jours de manifestations gratuites et ouvertes à tous pour découvrir ou redécouvrir les richesses naturelles à deux pas de chez soi !

Pour découvrir le programme de la Fête de la Nature, une seule adresse : http://www.fetedelanature.com/recherche-de-manifestation

Sur cette page, recherchez les manifestations proches de chez vous, en fonction de vos disponibilités, du type d’animation souhaitée (balade, jeu, pique-nique…) et du thème recherché.

Le principe ?
Du 18 au 22 mai 2016, plus de 5000 animations gratuites, ouvertes à tous, pour se laisser surprendre par la nature à deux pas de chez soi. Chaque année, la Fête de la Nature rassemble près de 800 000 participants sur tout le territoire français, en métropole et en outre-mer, dans les villes, à la campagne comme dans les grands sanctuaires de nature. Découvertes exceptionnelles de lieux secrets habituellement fermés au public, jeux de piste, chasses au trésor, visites de réserves naturelles, randonnées, pique-niques nature…

L’objectif ?
5 jours de festivités, pour découvrir ou redécouvrir les richesses naturelles extraordinaires, souvent insoupçonnées et renouer avec notre environnement ! Pour apprendre, comprendre ou tout simplement jouer et s’émerveiller.

Le thème ?
« Passionnés par nature ». Pour son 10ème anniversaire, la Fête de la Nature met à l’honneur les hommes et les femmes qui œuvrent pour la nature au quotidien. L’occasion pour le public de découvrir le quotidien des acteurs de la nature, des métiers méconnus et pourquoi pas faire naître des vocations. (suite…)

Les chiffres du marché de la rose en France

Bouquet de roses, fleurs coupéesLa rose est la fleur coupée la plus achetée en France, principalement chez le fleuriste qui est de loin le lieu d’achat préféré des Français.

La rose coupée est nettement la préférée avec 16 millions de bouquets vendus en 2014. Elle est la fleur coupée la plus achetée avec 57 % des dépenses et 48 % des quantités achetées pour un chiffre d’affaires de 306 millions d’euros.

En plante fleurie en pot, le rosier d’intérieur est le 4ème produit le plus acheté.
Il est acheté principalement chez le fleuriste (41 % des dépenses), en grande ou moyenne surface (19 % des dépenses), en jardinerie spécialisée (13 % des dépenses) ou chez le producteur (11 % des dépenses).

Le rosier d’extérieur représente 9 % des dépenses en végétaux d’extérieur.
Les Français en achètent en jardinerie spécialisée (33 % des dépenses), chez le producteur (17 % des dépenses), en vente par correspondance (12 % des dépenses) et en coopérative/libre-service agricole (11 % des dépenses).

Le prix moyen par produit en 2014
Rosier d’intérieur 10,37 €. Bouquet de roses (vendues à la pièce ou en botte déjà préparée) 18,84 €. Rosier d’extérieur 10,95 €.

(Source : Etude TNS Sofres pour Val’hor et FranceAgriMer, données 2014; les résultats sont obtenus à partir d’un panel postal réalisé par TNS Sofres auprès d’un échantillon de 7 000 ménages représentatif de la population française des ménages âgés de 18 ans et plus)

Récolte de pommes 2013, un bon cru enfin sur les étals !

Pommes, photo © ulkan - Fotolia.com

L’Association Nationale Pommes Poires (ANPP) vient d’annoncer les derniers chiffres de la récolte française de pommes : 1,528 million de tonnes, soit une hausse de 31% par rapport à l’an passé qui était très déficitaire. Un niveau satisfaisant après une saison 2012 difficile pour les producteurs français, très touchés par les aléas climatiques. La récolte 2013 retrouve de belles couleurs !

Une récolte tardive
Ce millésime 2013 connaît un retard exceptionnel de 2 à 3 semaines par rapport au calendrier habituel et les variétés les plus tardives sont désormais en fin de cueillette. En effet, les cueilleurs ont attendu que la qualité gustative et la coloration soient optimales avant de cueillir les pommes une à une à la main. Le respect des rythmes de la nature fait partie intégrante de la Charte Qualité des Pomiculteurs de France « Vergers écoresponsables » dans laquelle les pomiculteurs de l’ANPP sont engagés depuis maintenant plus de 15 ans.
Les conditions climatiques du printemps (froid et pluie) ont ralenti le processus de croissance des fruits. Ceci entraîne une augmentation de la proportion de petits fruits, et des pommes un peu plus petites proposées en sachet.

À croquer sans modération !
L’ensoleillement exceptionnel pendant tout l’été et le contraste entre les nuits fraîches et les journées ensoleillées en deuxième quinzaine d’août ont apporté coloration, fermeté et croquant à la pomme. Résultat, les fruits offrent de belles qualités gustatives. Gala, Golden, Fuji, Reinette grise du Canada, Granny Smith, Belchard Chantecler et autres Pink Lady sont désormais bien présentes sur les étals pour le plaisir des papilles.

Association Nationale Pommes Poires (ANPP)
C’est l’association française des organisations de producteurs de pommes et poires, reconnue AOP par les pouvoirs publics en août 2009. Elle regroupe environ 170 adhérents représentant 1500 producteurs au travers d’organisations de producteurs, de producteurs indépendants, d’expéditeurs, mais aussi de bureaux centralisateurs et de centres d’expérimentation.
Elle valorise le savoir-faire de ses adhérents engagés dans la Charte Qualité des Pomiculteurs de France dont la production est identifiée par le label Vergers Écoresponsables. Elle représente : 900.000 tonnes de pommes et 35.000 tonnes de poires.