3 ruches Abeille, sentinelle de l’environnement sur le toit-terrasse végétalisé de la Mairie de Paris

Abeille butinant sur une fleur d'aster bleue, photo Anatolii / FotoliaSensible à la protection de son environnement et consciente des bouleversements climatiques actuels, la mairie de Paris confirme son soutien en faveur des abeilles en installant 3 ruches Abeille, sentinelle de l’environnement®, sur le toit-terrasse végétalisé de son bâtiment situé au 4 de la rue Lobau (Paris 4e).

C’est dans le cadre du Plan Climat actualisé, du Livre bleu et du Plan biodiversité de Paris, que le Rucher Abeille, sentinelle de l’environnement®, le Potager et la Vigne de l’Hôtel de Ville sont inaugurés, en plein cœur de Paris, sur une toiture plate de près de 1 000m2. Ce projet a vu le jour en concertation avec la mairie de Paris, l’UNAF, Urbagri et ses partenaires Siplast, Nidaplast et Groupe Loiseleur dans le cadre de l’appel à projet, lancé en avril 2016, « Paris-culteurs ».

L’inauguration s’est faite le mardi 18 octobre à midi, en présence de Madame Pénélope Komites, Adjointe à la Maire de Paris, chargée des Espaces verts, de la nature, de la biodiversité et d’Henri Clément, Secrétaire général et Porte-parole de l’UNAF, Dominique Cena, Administrateur de l’UNAF, des apiculteurs et des partenaires du projet.

Des abeilles en milieu urbain et dans Paris comme sentinelles de notre environnement
Pour l’Union Nationale de l’Apiculture Française l’abeille a toute sa place dans ce nouveau modèle d’agriculture urbaine qui présente des avantages considérables pour permettre le retour de la nature en ville et offrir un meilleur cadre de vie aux urbains.
Rappelons que sensibles à la qualité de leur environnement, les abeilles qui contribuent à la pollinisation de 80% des espèces de plantes à fleurs et à fruits de notre planète, (soit plus de 200 000 espèces), ont un rôle essentiel dans le maintien de notre biodiversité. 35% de nos ressources alimentaires et 65% de leur diversité dépendent de la pollinisation par les abeilles. L’abeille est donc une alliée inestimable pour les agriculteurs, arboriculteurs et jardiniers professionnels ou amateurs. Pour Henri Clément, Porte-parole de l’UNAF : « il est donc urgent de sauvegarder l’abeille domestique et les pollinisateurs sauvages et de protéger leur environnement dans nos campagnes mais également en zone urbaine ».

Le programme national Abeille, sentinelle de l’environnement®
Lancé par l’Union Nationale de l’Apiculture Française, en décembre 2005, le programme national, Abeille, sentinelle de l’environnement® reçoit aujourd’hui le soutien de très nombreux partenaires institutionnels (Conseils régionaux, Conseils départementaux, Communautés d’agglomération, Villes) et entreprises privées. Les objectifs de ce programme à but non-lucratif sont nombreux et répondent à des problématiques sociétales majeures :

  • La disparition massive des abeilles et des insectes pollinisateurs en France et dans le monde,
  • L’urgente nécessité de sauvegarder la biodiversité végétale et notre environnement,
  • L’indispensable évolution vers une agriculture durable et raisonnable,
  • La préservation du lien homme-nature,
  • L’information et la sensibilisation du public et des enfants.

L’agriculture urbaine en plein essor
De nombreux mouvements ont émergé ces dernières années : création des AMAP, développement des circuits courts ou encore renouveau de l’agriculture en milieu urbain. Les initiatives d’agriculture urbaine et péri-urbaine semblent en plein développement.

  • 33 hectares : c’est la surface que la ville de Paris souhaite dévolue à l’agriculture urbaine d’ici 2020. Cette ambition se révèle à travers l’élaboration d’une charte pour végétaliser la capitale. Les enjeux sont multiples : lutter contre les phénomènes d’îlots de chaleur, créer des conditions favorables à la biodiversité et permettre le développement d’une agriculture d’hyper-proximité.
  • 800 millions : c’est le nombre de personnes impliquées, à l’échelle mondiale, dans l’agriculture urbaine et péri-urbaine (AUP) selon les estimations de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Commentaire (1)

  1. jpp

    Certes le Paris du XIXème siècle était incroyablement dense en ruchers : on peut largement encore densifier en ruchers le Paris d’aujourd’hui.Mais quelle place dans la cité pour les abeilles sauvages et autres pollinisateurs (en concurrence avec les abeilles domestiques) ?
    Le problème de fond est qu’on ne note aucun progrès significatif sur le plan de la végétation susceptible d’accueillir la biodiversité. En tient lieu un certain nombre d’opérations de communication comme celle-ci. On voit que l’agriculture urbaine (terme bien ronflant) est devenu un souhait et non plus un objectif et que les toits végétalisés,loins d’être la panacée universelle, vont suivre le même chemin. Pendant ce temps, on bétonne joyeusement, on détruit le site des serres d’Auteuil et la Mairie de Paris continue à soutenir la pétaudière de la Fédération française de tennis : http://www.petitions24.net/read/21985/4085535

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